GÉNÉRAL, LE QOUVERNEUNT VOUS T RETIENT AU SERVICE DE LA
a République. »
Ma rédaction convint à MM. François Arago et Marrast. Seulement, comme ce dernier ne la jugeait pas encore assez amère, il mit en marge quelques expressions destinées à la rendre plus blessante pour le général. Mais les
additions de M. Marrast, ce futur Pilade du général Cavaignac, furent rejetées par le Conseil, qui les trouva de nature à dépasser le but. De sortç que la lettre fut envoyée telle que je l'avais rédigée. En sa qualité de ministre de la guerre par irUérim^ M. Arago la signa.
Des confidences ultérieures ont-elles appris au général Cavaignac ce que Je viens de raconter! le l'ignore et n'en prends nul souci. Mais peut-être aurait-on, dans ce cas, un motif à ajouter à ceux qui déterminèrent l'iniquité scandaleuse dont la mémoire de M* Eugàne Cavaignac restera chargée à jamais.
La résolution de frapper Caussidière et moi ayant été prise» est'^il besoin de dire pourquoi l'on convint de termindr tout dans une seule séance, dût tette séance unir diiuK léVers du soleil? Rien^ assurémenti n'était plus iiyuste. Car enfin» c'était nous enlever d'avanoe le bénéfice d'un retour possible de l'opiâion ; c'était refuser une heure à l'effet lâoral de la défense^ locsqu on avait doâné une éemaine à l'effet moral de l'acousation. Mais, pourvu que le eoup d'État réussit i que leur importait Tinfamie du procédé?