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FAMILLE DE SAINT-OTJES

aucun congé, place vira, ne paretis, de le faire lui... pouvoir en vertu de ce lui à nous donné par Sa Majesté, faire expédier à Grenoble le 2C mars 1641. (Signatures) De la Guette, de Sève.

'^ Brèves, greffes à enregistrer en la chambre des comptes et cour de finances de Dauphiné pai moi conseiller secrétaire du roi en la dite chambre, soussigné, par ordonnance de ce jour lï mars 1645. (Signatures) Molard cons ; Dugué.

" Collationué par nous, écuyer, conseil, secret, du roi maison couronne de France et de ses finances, greffier en chef de la cour du parlement, aides finances de Dauphiné. (Signature) Jullien."

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Voici les lettres de noblesse d'un autre capitaine du régiment de Carignan : —

'' Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, Daulphin de Viannas, comte de Valentinois et Diois — à tous, présents et à venir, salut. — Depuis qu'il a plu à Dieu nous donner la paix générale (1) avec les couronnes, nous avons été excité de reconnaître ceux de nos sujets qui se sont signalés dans nos armées et qui continuent leurs services à cet Etat, à l'imitation de leurs aïeux qui se sont acquis la qualité de nobles quoiqu'ils n'aient été soigneux d'en conserver le titre que nous avons accoutumé de donner à ceux que nous voulons gratifier : — et c'est pourquoi ''ayant été bien informé par tous les généraux de notre armée de la valeur et générosité de notre cher et bien-aimé Anthoine Pecaudy de Contrecœur, de notre pays de Daulphiné, capitaine au régiment de Carignan, lequel, depuis l'établissement d'icelui, nous a rendu, et au feu roi notre très honoré seigneur et père des preuves de son courage, affection et fidélité à notre service, dans nos armées et troupes, tant cavalerie qu'infanterie, l'espace de vingt-cinq ans, ayant commandé, soit en qua-

(1) Paix dite des Pyrénées, 1659.

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lité de lieutenant ou de capitaine, depuis quinze années en ça au régiment de Montesson et de celui de Carignan, s'étant trouvé à tous les exploits de guerre qui se sont présentés, particulièrement au siège de Pignerolles sous le feu sieur de Montmorency de la compagnie de Lapoupe au régiment de Sault, comme aussi au combat de Chezin en la compagnie des chevaulégers de Dizi...i8 sous le sieur de Crecquy où il fut blessé d'une mousquetade à l'épaule, et au siège de Valence d'un coup de mousquet à la cuisse et... au dit régiment de Carignan au retour de Vigune au combat de.. ..sous le prince Thomas où il fut blessé d'une mousquetade à la tête dont il a été trépané, au faubourg d'Estanxpes fut blessé d'une mousquetade à travers le corps, au faubourg Saint- Anthoine fut blessé d'une mousquetade à travers le corps dans la même compagnie où il fut blessé d'une mousquetade au bras dont il demeura estropié, sous notre cousin le vicomte de Turenne, l'année dernière, commandant le régiment de Carignan à l'attaque d'Auxerre sous notre cousin le maréchal de Grancey et Piedmont, et finalement tous les autres lieux où il a été commandé, en sorte que nous avons tous sujets et satisfaction de le juger digne de l'honneur au titre de noblesse auquel il a aspiré. — Donc, le voulant gratifier, tant en reconnaissance de ses services, de la preuve desquels nous le relevons, tant en considération des dits services qu'à la supputation qui en a été faite par notre très cher et très aimé cousin le comte de Soissons — A ces causes, nous, de notre propre

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mouvement et grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale et finale, avons ledit de Contrecœur, ses enfants et postérité nés et à naître en loyal mariage, anobli et anoblissons, et du titre de noblesse décoré et décorons par ces présentes signées de notre main ; voulons et nous plaît qu'en tous actes et en droit tant en jugement que dehors, ils soient censés être et réputés nobles et puissent porter le titre d'escuyer, jouir a.. ..de tous les honneurs, prééminences, privilèges et exemptions, franchises et immunités dont jouissent les autres annoblis de notre royaume et pays de Daulphiné, et comme tels d'acquérir, tenir, et posséder tous fiefs et gestions nobles de quelque qualité et condition qu'elles soient, tout ainsi que les autres nobles, sans être contraints d'en vider les mains... toutefois déroger à la réalité des tailles ordonnées par les règlements du mois d'octobre 1639, arrêts, édits et autres règlements faits pour raison du cadastre de la dite province de Daulphiné, permettant au dit Pécaudy et à sa postérité de porter et de faire élever en leurs maisons et autres endroits que bon leur semblera, armes à timbres telles qu'elles sont ci-empreintes sans que pour raison de ce le dit Pécaudy soit tenu de nous payer aucune finance ni indemnité, dont, à quelle somme qu'elle se puisse monter, nous lui avons, pour les considérations çi-dessus, fait et faisons don et remise par ces présentes, et sans qu'il soit aussi tenu de payer aucune indemnité aux paroisses et aux communautés du dit pays attendu qu'il n'y a aucun fonds à héritage sujet aux taxes, et quand

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il en posséderait ils y seraient compris nonobstant le présent anoblissement au moyen de la réalité ordonnée par le dit règlement. Ci donnons en mandement à nos amis et féaux conseillers les gens tenant notre cour et parlement, chambres de nos comptes, présidents, trésoriers. Donné à Paris au mois de janvier Pan de grâce 1661 et de notre règne le 18, (Signé) Louis." Ces lettres ont été enregistrées à Québec le 25 février 1687.

Pierre Gautier de Varennes, sieur de La Véreudrie, a été le Cartier et le Champlain du Nord- Ouest. La première époque de sa vie est encore peu comprise. Dans cet article, je me propose d'abord de parler du nom qu'il portait ot de faire en sorte qu'on ne confonde pas ce personnage avec ses frères,

Louis, frère aîné de Pierre, avait été baptisé aux Trois-Eivières le 7 septembre 1673. Il porta le surnom de la Vérandrie. Vers ce temps existait en France un certain monsieur de la Vérandrie ou Vérendrye, qui était parent de Eené Gaultier de Varennes, gouverneur des Trois-Eivières, et qui transigeait avec lui des affaires concernant la traite des pelleteries.

Le 25 mai 1676, au registre des Trois-Eivières (baptême de Louis Massé)'' M. de la Vérandrie " est mentionné comme parrain, représenté par le sieur Godefroy de Lintot. Il s'agit probablement du jeune Louis ci-dessus, né en 1673. Au même lieu, le 21 juin 1686, à la sépulture de Jean- Baptiste Pépin, furent présents " Louis Gaultier, sieur delà Verenderie " et " Jean Gaultier, sieur de la Verenderie " ; la seule signature que j)orte la pièce se lit " Laverandrie." Même année, 26 septembre, le parrain de M — Marguerite Lefeb-

vre dit Lecerisaye est ^^ Louis Gaultier, fils du gouverneur"; il signe: '' Louis de Laverandrie."

Voici l'acte de baptême du Découvreur : "Le '' dix Imictiesme jour de novembre de l'an mil '' six cent quatre vingt cinq, par moy, F. G. de " Brullon, curé de l'Eglise paroissialle de Nostre- '' Dame des Trois-Eivières, a esté baptisé en la " dite Eglise, Pierre Gaultier, fils de Messire " Eené Gaultier, Escuier, sieur de Varenne et " Gouverneur pour sa majesté, des Trois-Eiviè- '• res, et Damoiselle Marie Boucher sa femme. " L'enfant est né du dix sept du dit mois et an. " Son parrein a estç Messire Pierre Boucher, "^ son grand père, en la place duquel Lambert '' Boucher, son fils, a tenu le dit enfant ; et la '' marraine a esté Magdeleine Gaultier dit du ^' Tremblé sa sœur ; lesquels ont signé suivant " l'ordonnance." (Signatures) ^' Grand-Pré. " Magdelaine de Varenne. F, G. de Brue-

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