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UN VIEUX LIVRE ET UN VIEUX FUSIL

— Oh ! que oui ! je ne pourrai pas vous livrer un travail grossier, ça jurerait, vous voyez.

— Après tout, combien ?

— Passablement cher !

— Mais encore ?

— Un gros prix. Sans compter que je ferai de mon mieux afin de ne pas nuire à ma réputation.

— Nous payerons ce que cela vaudra. Combien ?

— Ce que ça vaudra. Vous êtes riches, l'argent ne vous pèse pas aux doigts... Tenez, chacun trois livres six. Qu'en pensez- vous ?

— Va pour l'écu français ! s'écrièrent les officiers, qui ne revenaient pas de leur étonnement en présence de cette modeste prétention.

Tolfrey vivait encore lorsque, en 1840, le fusil à percussion fut adopté. Il écrivit dans les journaux et les revues pour demander que l'on plaçât la base de la cheminée à l'arrière de la charge et cita avec éloge le raisonnement du chasseur et du forgeron de Québec, sans oublier de mentionner ceux-ci, procédé qui lui fait honneur.

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