di vant l'an
la Poterie |
Gardeur ; à roy; le 15
de lapotege nomme ivent ‘Li herie, pi0-
décembre 1636 ; 4o Madeleine, qui se maria avec Jean Poutrel nu Colombier.
Le 5 janvier 1636, la compagnie de la Nouvelle- France accorde au sieur de la Poterie le titre de la terre qui prit ensuite le nom de baronnie de Portneuf, rive gauche du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et les Trois-Rivières (1).
La flotte de Dieppe partit pour le Canada le 8 avril 1636. Le Père Jogues, qui était à bord (2), arriva à Québec le 2 juillet (3). Il y eut, la même année, d’autres arrivages, comme on va le voir.
Le Père Le Jeune écrit (4) de Québec que dans la nuit de la Saint-Barnabé (11 juin} 1636, M. de Montmagny, gouverneur général débarqua à Québec venant de France. Il ajoute : ‘‘ le lendemain parut un vaisseau commandé par M. de Courpon qui nous rendit le Père Nicolas Adam et notre Frère Ambroise Cauvet. Notre joie ne s’en tint pas là : la quantité de familles qui ve-
naient grossir notre colonie (5) l’accrut notavlement, —celles entre autres de M. de Repentigny (6) et de M. de la Poterie, braves gentilshommes, composées de quarante-cinq personnes.” Il cox-
(1) Documents de la tenure seigneuriale, p. 104.
(2) Vie du Père Jogues, par le P. Martin, p. 17, 19, 23, 24. '
(3) Relation, 1636, p. 60.
(4) Relation, 1636, p. 1, 2.
(5) En 1635, il n’y avait dans la colonie qu’une cen-
| taine de personnes dont trente, à peu près, aux Trois-
Rivières,
(6) Pierre Le Gardeur de Repentigny, beau-frère de Jacques Leneuf de la Poterie,
tinue (p. 42): ‘Quand on nous dit, à Québec, qu’il y avait nombre de personnes à Tadoussac qui venaient grossir notre colonie ; qu’on ne voyait là qu’hommes, femmes et enfants, nous louâmes Dieu et le priâmes de répandre sa sainte bénédiction sur cette nouvelle peuplade. Mais quand on nous assura qu’il y avait entre autres six damoiselles (1), des enfants (2) beaux comme le jour ; que messieurs de Repentigny et de la Poterie composaient une grosse famille ; qu’ils étaient en bonne santé—je vous laisse à penser si la joie ne s’empara pas de notre cœur et l’étonnement de notre esprit. Tout cela redoubla par leur présence. Leur grâce, leur-entretien nous fit voir la grande différence qu’il y a entre nos Français et nos Sauvages. Qui fera maintenant difficulté de passer nos mers puisque des enfants si tendres, des damoiselles si délicates, des fem-
(1) Jeanne Le Marchant, veuve de Mathieu Le Neuf. Catherine de Cordé, veuve de René Le Gardeur de Tilly, mère de Pierre Le Gardeur de Repentigny cidessus nommé. Marie Favery, femme du même Repentigny. Marie-Madeleine de Repentigny, leur fille, qui épousa, (1646) Jean-Paul Godefroy. Marguerite Le Gardeur (fille de René), femme de Jacques Leneuf de la Poterie. Marie Leneuf, sœur de ce dernier, qui, bientôt après, épousa Jean Godefroy.
(2) Anne, 4 ans, fille de Michel Leneuf du Hérisson; elle épousa Antoine Desrosiers, juga de la seigneurie
de Champlain. Marie, 4 ans, fille de Jacques Leneuf k
de la Poterie; elle épousa René Robineau de Bécancour. Jean-Baptiste, 4 ans, fils de Pierre de Repentigny ; il épousa Marguerite, fille de Jean Nicolet. Catherine, fille de Pierre de Repentigny ; elle épousa (1652) Charles Dailleboust,
Biuin.
(1) C’es
gny mon
| frèr à Po Le quin raine Selle Riviè Ait Riviè 1636 ;
famille Rivièr Les lorsqu ayant Noisel]
e deg
sbec, 188aC n ne nous sainte Mais autres omme de la qu’ils nser si étonnebla par sn nous tre n08 ntenant enfants
des fem-
Le Neuf.
rdeur de tigny Ci- Lême Rejeur fille, erite Le eneuf de !
ier, qui
Hérisson ; eigneurie 28 Leneuf de Bécan- | Repentiolet. Cale épousa
mes naturellement appréhensives se moquent et rient de la grandeur de l’océan 7’? A la page 3, il dit: ‘C'était un sujet où il y avait à louer Dieu, de voir en ces contrées des damoiselles fort délicates, des petits enfants tendrelets, sortir d’une prison de bois, comme le jour sort des ténèbres de la nuit, et jouir, après tout, d’une aussi douce santé, nonobstant toutes les incommodités qu’on reçoit dans ces maisons flottantes, comme si on s'était promené au Cours dans un carosse.??
Les Le Gardeur avec leur chef M. de Repentigny, demeurèrent à Québec. Michel Leneuf monta aux Trois-Rivières immédiatement. Son
| frère Jacques paraît avoir voulu d’abord se fixer
à Portneuf.
Le 12 décembre 1636, au baptême d’une Algonquine âgée de douze ans, furent parrain et marraine (1): ‘ Monsieur du Hérisson et Mademoiselle Marie Leneuf, tous deux habitans des Trois- Rivières.”’ (Registre des 3-R.)
Aiusi, la présence de Jean Godefroy aux Trois-
Rivières a été constatée le 30 avril et le 18 août 1636 ; l’arrivée des LeNeuf à Québec est du 12 juin. Michel LeNeuf du Hérisson, l’aîné de la famille, et sa sœur Marie résident aux Trois- Rivières à la date du 12 décembre.
Les historiens ont donc commis une erreur lorsqu'ils ont dit que: ‘‘ en 1636, Jean Godefroy, ayant fait un voyage en France, y épousa madenoiselle LeNeuf.??
(1) C’est la première marraine mentionnée au registre des Trois-Rivières,
Voici le contrat en question. Il a été découvert par M. Faribault, il faudrait savoir où.
‘Au traité de mariage qui, au plaisir de Dieu, sera fait et parfait en face de notre mère Sainte Eglise catholique apostolique et romaine entre Jean Godefroy, Ecr, sieur du lieu (1), fils et héritier de Pierre Godefroy, Ecr, et de Damoiselle Perrette Cavellier, ses père et mère, d’une part; —et Dile Marie Leneuf, fille et héritière de défunt (2) Mathieu Leneuf, en son vivant écuyer sieur du Hérisson, et de Dame Jehenne Le Marchaut (3), sa mère, présence de laquelle et de Michel Leneuf, Ecr, sieur du Hérisson son frère les dits Jean Godefroy et la dite Leneuf se sont promis et donnés l’un à l’autre la foi du mariage. Le tout après avoir été d’accord dr ce que ladite Leneuf pouvait espérer de la st ssion de ses dits père et mère, qui serait la Somme de dix-huit cents livres (4) à elle accordées par contrat (5)
passé devant les tabellions de...(6) suivant lequel À
le sieur du Colombier (7), frère de loi du dit
(1) Du lieu appelé les Trois-Rivières.
(2) Ceci prouve qu’il ne vécut ni en France ni au Canada après l’année 1636, quoique l’on ait dit.
(3) De 1637 à 1647, elle demeura aux Trois-Rivières.
(4) Equivalant à dix-huit cents piastres de la monnaie actuelle du Canada.
(6) Ce contrat ne nous est pas autrement connu.
(6) Le mot ressemble à T'hury, ville de la Normandie, département du Calvados, dont Caen est le chef-lieu. Les Le Gardour venaient de cet endroit.
(7) Jean Poutrel du Colombier, marié à Madeleine, fille de Mathieu LeNeuf et de Jeanne Le Marchant. Leurs enfants ont démeuré aux Trois-Rivières,
lécou- ).
Dieu, Sainte , entre , et héroiselle e part; de déécuyer Le Marle et de on frère : se sont mariage.
ne la dite )n de ses » dix-huit ntrat (5)
int lequel À
oi du dit
e ni au Ca-
Rivières.
ie la mon-
connu.
ormandie,
breB,
e chef-lieu.
Madeleine, | Marchant:
sieur du Hérisson et de la dite Leneuf, s’est obligé payer la dite somme de dix-huit cents livres après le mariage consommé de la dite Leneuf, Quoi faisant, la dite Le Marchant et le dit sieur du Hérisson nnt consenti et accordé que le dit sieur (todefroy se fasse payer de la Cite somme de dix-huit cents livres; de laquelle somme il à promis assigner la dite Leneuf sur le plus clair de son bien de la somme de quatorze cents livres qui demeureront au nom et lignée d’elle ; et au cas que le dit Godefroy précécéderait la dite Leneuf, elle emportera son dot et douaire suivant la coutume du lieu, comme en pareil des meubles ; et en faveur de ce, la dite Lemarchant a promis donner du jiinge honnête-
ment et à sa discrétion.
‘Le mariage faisant (foi!) de ce que dessus, les dits futurs mariés sont demeurés d’accord et ont promis s’épouser en face de notre dite Mère Eglise. En témoin de quoi ils ont signé le présent, en présence de la dite Le Marchant et des sieurs (du sieur ?) du Hérisson, signés avec eux le quinzième décembre 1636.”’—Signratures :
“Jeanne Le Marchant, Leneuf (1), Jean Godefroy, Marie Leneuf.’? (2)
Cet acte ne porte ni le nom d’un notaire ni celui du lieu où il fut passé—de là l’erreur des historiens. Le greffe d’Audouard, Québec, com-
(1) En sa qualité d’aîné, Michel ne signe que le nom de sa famille,
(2) Jacques de la Poterie et sa femme ne paraissent pas ici. On ne les voit pas aux Trois-Rivières avant 1640,
230 ÜN MARIAGE D’AUTREFOIS
mence dans l’année 1636, mais ses pièces sont égarées. Le notaire qui suit, par crdre de date, est Lespinasse, Québec, 1637. Les registres de la paroisse de Québec ont péri en 1640. Mont: réal ne fut fondée qu’en 1642. Les archives des notaires des Trois-Rivières ne remontent qu: jusqu’à 1650 ; les registres de mariages à 1654. Bref, tout nous démouatre que le contrat de mariage eidessus est le plus ancien qui nous soit connu pour avoir été rédigé au Canada, si celui de Robert Drouin est de l’année 1637, comme le fait croire le dictionnaire de Tanguay.
sont e de
istres Montes des 4 juS- Bref, age Ciu pour Robert ; croire
es