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HABITANTS versus HIVERNANTS

Ce sont les fils de l’habitant qui ont créé notre clergé national, fait les luttes politiques, reconstitué le commerce dont nous avions été privés : sous les Français et sous les premiers Anglais, L'C par la force des circonstances qui réservaient aux Européens l’exploitation de notre pays. De l’ha-

; bitant aussi viennent ces écrivains passionnés E pour nos gloires nationales, inspirateurs du sentiment canadien et dont la tâche est aujourd’hui plus belle que jamais.

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En 1888, M. Joseph-Edmond Roy, de Lévis, à publié une brochure sur ce sujet, laquelle à été suivie de correspondances imprimées dans le Courrier du Canada, avril-juin, même année. Le docteur N. E. Dionne a fourni sa bonne part d'articles en cette circonstance. Ayant été prie par ces deux écrivains de dire ce que je pere de la question, voici mon raisonnement :

Disons que nous sommes en l’année 1800 alors que notre histoire n’était ni connue ui étudiée, et que le journal du capitaine John Knox iombe sous notre main pour la première fois. Nous y lisons: “Les principaux édifices de Québec sont: la eathédrale dont les mumilles seules restent debout, le palais épiscopal, les collèges des Jésuites et des Récollets, les couvents des Ursulines et l’HÔtel de Dieu... and 2 stately and unfinished house for the Kuïsäus Hospitallers.??

Knox écrivait ces lignes le 19 octobre 1759, un mois après l’entrée des troupes anglaises dans Québec. L’année suivante, étant à Montréal, il parle de cette dernière ville :

“The streets are regular, the houses well conitructed, and particularly the public buildings, far exceeding those of the capital of Canada in beauty and commodiousness that of the Knights

Plospitallers being extremely magnificent, 7?

Le récit de Knox parut imprimé eu 1769. Mais déjà, en 1762, The American Gazetteer avait pu-

blié ce qui suit:

The upper town (Quebec) is also well built and abounds with noble edifices, as churches, palaces, specially of the Bishop, the Coxrts, the House

of the hospitallers,

which is a noble building of

square stone said to have cost 40,000 livres.?? L'année suivante (1763) une traduction de ces lignes parut à Livourne, en Italie, dans [7 Gazet-

tiere americano :

‘ La casa dei Cavalieri Gerosolimitani, ch’è una fabrica superba di pietre quadre, e che dicesi esser costata 40,000 lire ster.??

Etant done, comme je l’ai dit, un lecteur de l’année 1800, je consulterais les ouvrages qui traitent des chevaliers de Malte, ceux du Père Charlevoix, de Ducreux, de la Potherie, ete., et n’y trouvant rien au sujet de l’Ordre de Malte en

Canada, je dirais :

(Voici une découverte :

les chevaliers del

Malte ont autrefois possédé des résidences à Qué: bec et à Montréal, c’est Know qui le dit.??

Bien entendu que je me garderais de mettre] en doute les assertions de Knox et de l’ America} Gazetteer. Et je rendrais la chose publique, € je ferais croire à deux ou trois générations de no compatriotes que c’est ‘‘arrivé.??

Plus tard, en 1888, par exemple, un Canadien} qui connaît pérésiteiuent l’histoire de son pays et qui puise dans mille sources dont le lecteu de 1800, n’a pas eu l’avantage de se servir, dira

‘ Entendons-nous : ceci n’est pas clair du tout

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