PARAIT
bert, la colonie fut gouvernée à la bonne franquette, selon les idées de Champlain, Montmagny, D’Aülleboust, Lauson, D’Argenson et D’Avangour. Il n’y avait évidemment qu’un personnel peu nombreux autour de ces gouverneurs, mais nous ne savons presque rien au sujet des fonctionnaires en question. En retrouvant ceux-ci dans quelques paperasses de l’époque, nous éclaircirerions probablement plusieurs points restés obscurs ou encore mal expliqués. Ceserait le cas de nous écrier avec le poëte: ‘‘ Ce qu’il y a dans un nom !??
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Dans les récits et les chroniques de la Nouvelle- France, il est parlé de deux endroits, l’un {a Poterie, et l’autre, le Cap-à-l’ Arbre, situés entre Québec et les Trois-Rivières. Rien de précis ne nous est parvenu, touchant le site de ces localités.
A l’aide de quelques notes trouvées en divers lieux, et que je vais rapprocher, il sera peut-être possible de déterminer ces deux points.
La Poterie rappelle le nom de l’un des premiers seigneurs qui travaillèrent efficacement à coloniser le domaine de la Nouvelle-France.
Jacques le Neuf de la Poterie, arrivé en 1636, était porteur d’un privilège de la compagnie des Cent-Associés, en date du 5 janvier de la même année, (1) lui accordant une lieue et demie de terre le long du fleuve Saint-Laurent sur trois lieues de profondeur. Onze ans après, le 16 avril 1647, par le titre qui lui fut donné, confirmant le privilège de 1636, on voit que M. de la Poterie(2) avait (de 1636 à 1647) cultivé et fait valoir ces terres, qui étaient situées entre ‘‘ le ruisseau de la Roche et le Cap du Sault” rive nord du fleuve ; —c’est la seigneurie, plus tard baronnie de Port-
(1) Voir Titres Seigneuriaux, p. 104.
(2) Il signait ‘‘ la Poterie ”, Pr
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neuf. Voilà donc, entre 1636 et 1647, un commencement d'habitation en cet endroit.
Le 8 avril 1647, le Journal des Jésuites dit que des Algonquins, qui étaient descendus des Trois- Rivières à Québec pour engager le gouverneurgénéral à déclarer la guerre aux Iroquois, s’en retournèrent, mais ‘‘n’allèrent que jusqu’à la Poferie.’”’ Le 17 août suivant, le même Journal enregistre ‘la nouvelle de la prise de 6 ou 7 Algonquins par les Iroquois à la Poterie”’”. Le 30 juin 1651, même source: ‘Un Algonquia pris par les Iroqueis vers la Poterie. Il allait aux Trois-Rivières.’
Ce que l’on appelait la Poterie était évidemment un lieu situé entre les Trois-Rivières et Québec. Or, M. de la Poterie, gouverneur des Trois-Rivières, l’un des hommes les plus remuants de cette époque, possédait, comme on l’a vu, la seigaevrie qui à pris plus tard le nom de Portneuf après le mariage de sa fille avec M. Robineau de Bécancour, lequel fit ériger la seigneurie en baronnie sous le nom de Portneuf. On peut, en toute certitude, prendre ce terme ‘‘ la Poterie?” pour la désigaation des terres de Portneuf, d’antant plus que les concessions faites antérieurement à 1647 entre Québec et les Trois-Rivières ne nous permettent pas de supposer que l’on put donne: à aucune d'elles le nom de la Poterie, & ce n’est à celle de M. de la Poterie, à Portmeuf.
Le 16 octoure 1668, se mariait à Québec, Jean Pierre Forgue dit Monrougeau, de la paroisse de St-Jean, ville de Montréal-des-Rivières, diocès de Cominges, avec Marie Robineau, veuve de Jean
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Biélrat