‹ Pages d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 29 sur 53 · DOTE · texte numérisé non relu

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dernier de famille noble et seigneuriale, ont tour à tour occupé ce poste durant les années en question. Le Gardeur est celui qui y a le mins brillé, Le beau rôle est à Lemire.

La justice s’administrait ‘en bon père de famille ” serrant de près la coutume de Paris lorsque la chose était possible. On évitait les frais de cour d’un commun accord. Le tribunal mettait souvent les parties face à face, après un premi r plaidoyer, et les invitait à s’entendre et à reparaître dans huit jours, d’après l’idée qu’un tr arrangement quelconque vaut mieux que le meilleur procès, Un conseiller était ordinairement tr nommé pour conduire l’entente entre les plai- 0 deurs. Il en résultait un grand bien pour tout le monde.

Les petits détails qui conr “nent, par exemple, le réparation de la galiot ‘8tinée à aller au devant de M. de Tracy, pourront sembler inutiles, cependant ils nous permettent de relever les noms d’une foule de personnes, ouvriers pour la plupart, qui se trouvaient dans le pays à cette à époque. Comme rien n’est perdu dans l’histoire d’un peuple qui possède déjà le dictionnaire généalogique de M. l’abbé Tanguay, nous ne de: vons pas reculer devant ces notes qui complètent & la liste des Français venus ici pour s’y fixer à deïcure ou pour un bref séjour.

Grâce aux travaux de M. l’abbé Tangsuay, nous sommes en état d’indique: !es lieux d’où sont venus les trois quarts des colons du Canaüa. Des à vièces comme les Jugements et Sentences du Cor:&, seil Souverain nous meÿieut eù Ancsure d’ajouterh

ont tour aux renseignements fournis par le savant abbé, en ques- et, dans bien des cas, la date de l’émigration des e muins personnes s’y trouve consignée, ce qui est assez important.

re de fa- J'ai relevé avec soin les professions et surtout aris lors- les métiers, afin de montrer une fois de : lus que les frais nous n° manquions pas de cette classe de gens. anal met- Jusqu'à nos jours, on s’est borné à consulter les »s un pre recensements et on en a inféré que les artisans ndre et à étaient rares. Un recensement ne dit jamais liée qu’un tout ce qu’il pourrait dire.

1e le meil- Sur le chapître des mœurs, nous pouvons être nairement tranquilles. Il se rencontre peu de cas graves. > les plai- On est plus étonné de la rigueur de la justice. pour tout Pour une peccadille, le bourreau vous coupait l'oreille ou le poing, or vous faisait enfourcher ir exemple, Æ un cheval de bois avec des poids de dix livres à à aller AU D chaque pied, pendant trois heures. Et puis, abler inutl: Æ comme s’exprimait en 1663 M. Pierre Boucher, relever l68 Æ “on sait aussi bien pendre en ce pays qu’en ers pour l3 Æ France.” ays à cette L'année 1666 ne renferme qu’un seu) äcte du ns l’histoire À Conseil Souverain. On en avait fini avec les dictionnaire D Cent- Associés et le nouveau régime, celui de la nous ne de compagnie des Indes, ne se dessinait pas encore. complètent Ce volume s’ouvre avec ce que l’on est convenu s’y fixer à Ede nommer l’époque de Colbert, laquelle, pour

le Canada, s'étend de 1663 à 1675, une douzaine d'années toutes remplies de sa bienveillante infuence. Le grand ministre vécut et resta au pouvoir sept autres années, mais Louis XIV, absorbé par la politique européenne et tout enfier à ses projets de conquête, ne secondait plus

npuay ; nous x. d’où sont anaëa. Des ces du Con:

ra d’ajoutel

son conseiller. Les mesures arrêtées par le Conseil Souverain de Québec, presque sous la dictée du ministre, appellent l’attention : ce fut l’adolescence de la colonie ; le malheur est qu’on ne poussa pas l’application du système jusqu’à l’âge d'homme. Nous fûmes laissés trop tôt à nousmêmes : avant l’expérience complète et avant la création de toutes les ressources nécessaires pour nous soutenir. De cette œuvre manquée, il sortit néanmoins un petit monde étonnant par sa vigueur, son audace, ses entreprises, ses vues d'avenir et sa vitalité ! Si nous eussions continué à recevoir des secours de France jusque vers |: date du décès de Colbert, alors que Lor.vois, tout à la guerre entre les puissances, rempla:a !a personne de son rival, le Canada eut fait à lui seul une Nouvelle-France durable et à l’abri de la conquête anglaise. Même chose pour l’Acadie.

C’est en partie l’étude de os origines qui s’of- Æ

fre dans ces pages curieuses. Faisons-la attentivement, par le menu, par tous les déta'ls qui nous sont révélés ici. En y travaillant nous ne perdrons pas nos peines et la postérité nous en remerciera. ‘

Détachons des autres volumes des citations qui

se rapportent à un fait peu connu dans ses déà

tails, bien que Garneau en ait parlé.

M. de Frontenac, revenu de France l’automnek de 1689 pour reprendre les rênes de l’adminis-@

tratiou, s'était abstenûü Ge faire acte de présence

au Conseil, évidemment parce qu’il avait sur le

cœur quelques unes des anciennes difficultés ma! aplanies entre lui €‘ certains . mseillers, T4

e Condictée l’ado- 'on ne à l’âge \ nousvant la es pour il sortit pur Sa es vues ‘ontinué vers | rois, tout a :à per- , lui seul ri de Îa Acadie.

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CONSEIL SOUVERAIX 325

guerre recommençait, Au mois de janvier 1690, le gouverneur avait lancé trois partis armés contre les colonies anglaises. Il était étrange de voir en ces circonstances, le Conseil siéger dans le nouveau palais de l’intendant à Saint-Roch de Québec, et le gouverneur rester au château Saint-Louis (terrasse Frontenac) tout comme si le Conseil se promenait au Japon.

Le 20 février 1690, nous lisons au registre du Conseil :

Ce jour le Procureur General du Koy A dit que sur ce qu’il representa au dernier Jour Que depuis l’Enregistrement des lettres de Monsieur le Comte de Frontenac Gouuerneur Et Lieutenant general par sa Majesté En ce pays, Il n’estoit point Venu Encore prendre sa place au Conseil quoy quil y ait déja du temps, Et que luy Procureur general l’en ayt Inuité plusieurs fois, Et que mesme Monsieur l’Intendant luy a dit l’auoir aussy fait, Ce qui luy auoit donné lieu de Juger quil attendoit quelque .chose de la part de la Compagnie, Pourquoy luy Procureur general auoit Estimé quil auoit Esté apropos le deputer quelqu’vn des Messieurs pour l’Inuité de venir prendre Sa place, Et qu’Enconsequencs de ce que la Compagnie l’auoit chargé de voir Mon dit sieur le Gouuerneur, de presentir qu ‘ile pouroit

Estre son Intention Et ce qu’il desireroit qui

fut fait, Il se seroit transporté pardeuers luy Et lui auroit rendu compte de ce qui s’estoit passé a cet Esgard, Mais quil ne Juy auroit ait autre Reponse, sinon que ce Conseil sçauoit ce quil auoit à faire, Et que lors que le

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