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seruice du Roy l’appelleroit au Conseil, Il &'y trouueroit.
Par cette reponse luy Procureur General croit auoir lieu de Juger que mon dit sieur le Gouuerneur attend quelque honnesteté de la Compagnie, Et comme Il seroit a desirer quil Vint prendre sa place, Et que d’ailleurs Comme le Conseil ne tient plus sa Sceance au Chasteau St Louis, Mais bien au Palais ainsy que sa Majté l’a Ordonné, Et que Jusqu’à present Il n’y à pas d’vsage, n’y rien de reglé sur la maniere dont on doit receuoir les Gouuerneur generaux de ce pays En ayant Esté vzé differremment, Luy Procureur genal estime quil Est a propos que la Compagnie y pouruoye, Et, a cet effet qu’elle députe tels de Messieurs quil luy plaira pardeuers mon dit sieur le Gouuerneur pour l’Inuiter de Venir prendre sa place, Et luy marquent le desir quile a de l’y voir, luy Faire connoistre la maniere dont la Compagnie se dispose a le receuoir pour sçauoir sil l’aura agréable, Et le jour quil luy plaira de la venir prendre. Surquoy voulant
deliberer. LE CONSEIL s’est fait representer les 4
Registres afin de voir la maniere dont on En a cydeuant vzé depuis la declaration du Roy du cirnquiesme juin 1675. Et a remarqué qu’en l’année 1682. apres l’Enregistrement des lettres de Monsieur de Labarre cydeuant Gouuerneur General, La Compagnie se leua sans quil paroisse aucune deliberation, alla audeuant de luy Et
l’ayant rencontré Enuiron a trente pas hors du à
Chasteau, le pria de venir prendre sa place, Ce quil fit apres que la Compagnie fut rentrée; En
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1 croit Du UeTagnie, rendre seil ne 3, Mais donné, je, n'y t receays En )>cureur 1pagnie tels de non dit » Venir ir quile maniere ir pour quil luy voulant
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place, Ce rée; En
1685. Monsieur le Marquis &e Denonuille estant venu releuer le dit sieur de La Barre, Et apres l’Enregistrement de ses lettres, sur l’aduis quil estoit dans le Cabinet du dit sieur de La Barre Au Chasteau, Trois Coners furent deputez pour aller au deuant de luy le prier de venir prendre sa place, Ce qu'ayant esté fait Et rentrez, Il auroit pris Sceance. d’ailleurs le dit sieur de Denonuille ayant a l’Instant marqué a la Compagaie quil auoit Inuité Monsieur de St Vallier nommé par sa Majesté a l’Euesché de Québec de Venir prendre sceance, quil estoit resté dans le Cabinet du dit sieur De la Barre n’ayant pas Jugé apropos d’Entrer quil n’eust sceu les sentimens de la Compagnie d’autant quil n’auoit pas apporté de France le breuet de sa nomination, Et sur ce que
| le dit Sieur Denonuille Certiffa qu’en Effet le dit L sieur Saint Vallier Estoit nommé au dit Euesché,
Et que sa Majesté auroit agreable qu’on Eust de i grands Esgards pour lu: it arresté que le dit sieur St Vallier vien: endre sa place Et En mesme temps furent de] Coner:
pou” l’en aduertir Et le prier d nir, Et Estant Eutré auec les dits deputez, Il prit seance En la place de l’Euesque de Quebec.
l’année 1688, au retour de france du dit si: ur de Saint Vallier, Estant sacré Ruesoue, Après auoir
| esté deliberé sur ce qui estoit a faire à : | Esgard, Il fut arresté que quatre Con: rs
iroient de la part de la Compagnie le complimenter, Et se transporteroient a cet effet En son Pallais Episcopal lorsqu'il sy seroit rendu apres les Ceremonies de la Cathedralle (Cela fut ainsy
executé). Quant a Messieurs les Intendans, la dite année 1682, apres l’Enregistrement des lettres de Monsieur de Meulles, portant sa Commission d’Intendant Et de preside: En ce Conseil, Et suiuant la dite declaration de 1675. de faire les fonctions des premiers Presidens des Cours souueraines du Royaume, La Compagnie deputa deux Coners pour l’aller prier de venir prendre place, Ce qu'ayant Esté fait, Il auroit pritsceance, Et En gbic quatre vingt six. les lettres de Monsieur de Champigny, presentemen Intendant portant sa commission Et de presider En ce dit Conseil ayant Esté Registrées LE CONSEIL ayané apris qu’il estoit dans l’vne des Chambres du dit Chasteau Saint Louis, deputa aussy deux Conseillers pour l’aller receuoir, Et sur ce que le dit Sieur de Meulles prit congé de la Compagnie, deux autres Conseillers furent deputez pour le conduire, Ce qu'ayant fait hors de la Grande Salle, Et Iceux rentrez, Et Ensuite les deux premiers auec le dit sieur de Champigny qui auroit pris sa place à la Gauche de Monsieur le Gouverneur. Et sur ce deliberé ; A esté arres que quatre Conseillers se transporteront au dit Chas-
teau pardeuers Monsieur le Comte de Frontenac }
pour l’Inuiter de Venir prendre sa place, Et a cet effet ont esté nommez les sieurs de Villeray
premier Conseiller damours, Dupont Et Depei-|
ras aussy Coners Lesquels ont esté aduertis de tascher de sçauoir le sentiment de Monsieur le Gonuerneur sur la maniere de sa reception au
Conseil afin de :y conformer autant quil sera pos-Æ
sible, le tout sous le bon plaisir du Roy. Et pour
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ans, la des letommis- Conseil, de faire 8 Cours > deputa prendre sCeance, de Montendant in ce dit GIL, AÿAaN res du dit eux Conque le dit ympagnie, z pour le la Grande deux preui auroit r le Gourresté que dit Chas-
Frontenac
lace, Et à e Villeray Et Depeiduertis de onsieur le ception ai il sera pos
garder à l’auenir vn Ordre vniforme, tant pour l’entrée de Messieurs les Gouuerneurs Generaux, Et leur reception En ce Conseil, Comme aussy a celles de Messieurs les Euesques, Et Intendans, Que mon dit sieur le Gouuerneur, Et Monsieur l’Intendant sont priez d’en Escrire a Sa Majesté Etlesupplier de faire sçauoir ses intentions sur la maniere que la Compagnie doit obseruer, les Cas arriuant. (Signé) Bochart Champigny.
Du Lvndy vingt sept feburier 1690, Le Conseil assemblé où Estoient Monsieur l’Intendant, Maistres Louis Roüer de Villeray premier Conseiller, Mathieu damours DeChaufour, Nicolas dupont de Neuuille, Jean baptiste de Peiras Et Charles denys de Vitré Conseillers.
Sur ce qui a Esté dit par Me Loüis Roüer de Vaueray premier Coner qu’Enconseqce d’Arrest du 20e de ce mois, s’estant transporté au Chasteau St Louis auec Maistres Mathieu damours
| Deschaufour, Nicolas Dupont Et Jean baptiste
Depeiras aussy Coners pardeuers Monsieur le Comte de frontenac Gouuerneur Et Lieutenant general pour le Roy En ce pays, Ils luy auroient, par la bouche du dit Sr de Villeray, dit ce qui suit, Nous venons de la part du Ccnseil pour vous Inuiter d’y venir prendre vostre place, Ce
| qui a empesché de le faire plus tost, C’est la dif-
ficulté ou la Compagnie s’est trouuée sur l’ordre qu’elle deuoit tenir a vostre reception, par ce que jusqu’à présent Nous Nauons rien de reglé pour la maniere vue l’on doit garder a celle de Messieurs les Gouuerneurs, non plus qu’à celles de
y. Etpour Messieurs ies Euesques Et Messieurs les Inten-
dans ; Et comme la Compagnie Eust Esté bien aize, auparauant de sçauoir vostre sentiment sur ce qui vous concerne afin de s’y conformer de tout sou possible, Elle En auoit chargé Monsieur le Procureur general dans la pensée Monsieur que vous pouriez vous En ouurir a luy, Et néantmoings Ii à rapporté a la Compagnie que vous En ayant parlé, Vous ne luy auiez fait autre reponse, sinon que le Conseil sçauoic ce quil auoic à faire, Et que Vous y Viendriez quand le seruice du Roy Vous y appelleroit, si bien que la Compagnie En nous chargeant de Vous prier, Monsieur, de Vouloir bien luy marquer le Jour quil vous plaira de venir prendre vostre place, Nous à Encore recommandé de Vous demander les veües que Vous pouriez auoir sur la maniere dont Vous Estimez y deuoir estre receu, dans l’assurance que nous vous donnons quelle est dans le sentiment de vous rendre auec plaisir tout ce quelle Vous doit, Que mon dit sieur le Gouuerneur leur auoit fait connoistre par sa reponse quil auait lieu de sestonner de l’oubly du Conseil, Et qu’an regard de la maniere dont Il deuoit estre receu, Cestoit a la Compagnie de luy En faire la proposition apres qüoy Il verroit ce quil aurait a faire, Que cependant {1 la remercioit de la deputation qu’elle luy auoit faite, Et aux deputez d’y estre venus de sa part, Et sur ce Geliberé. A esté arresté qu’il sera deputé pardeuers mon dit sieur le Gouuerneur pour luy dire que la Compagnie Estoit de sentiment de luy rendre tout l’honneur k qui luy était possible, qu’elle se proposait lors quil luy feroit sçauoir quil y viendroit prendre
té bien ent sur mer de [onsieur [onsieur }t néantvous En reponse, ta faire, ruice du mpagnie sieur, de quil vous ous à Enleg veües iont Vous assurance le sentice quelle neur leur quil auait , Et qu’an tre receu, la propoit a faire, eputation d'y estre À esté ardit sieur ompagnie l'honneur posait lors prendre
sa place, de Commettre quatre Conseillers pour aller audeuant de luy, afin de le receuoir au haut du degré de ce Palais Et de l’Introduire En sa place, Et a ses fins commis le dit sieur &e Villeray Lequel s’sst à lInstant transporté au dit Chasteau.
Et Le dit sieur de Villeray de retour, À dit, qu’il auoit Expozé a mon dit sieur le Gouuerneur le sujet de sa deputation, Et marqué que la Compagnie Estoit dans le sentiment de le receuoir auec tout l’honneur qu’elle est En pouuoir de luy rendre quand I1 luy plairoit d’y Venir prendre sa place, Qu’a cela Il auoit fait reponse que ce n’estoit pas la maniere dont les Cours souueraines du Royanme En Vsoient Kn cas pareil, Et sur ce qu’ii auoit representé a mondit Sieur le Gouuerneur que la Compagnie n’ayant aucune regle certaine jusqu’a present, Elle n’auoit rien negligé pour sinstruire de la maniere qu’elle se deuoit comporter En cette occasion, jusqu'a Examiner l’ordre que le Parlement de Paris auoit tenu lors que Sa Majté auoit esté pour la premiere fois prendre sceance dans son Lit de Justice, Et que partout ce qu’elle auoit pû connoistre, Elle Estoit demeurée persuadée par la proposition qu’elle luy faisoit auroit pû luy estre agreable ; Que cependant Il pourroit l’assurer que la Com-
| pagnie ne s’estoit rien prescrit de positif, Et que
par ce quil Jugeoit des sentimens où Il l’auoit veüe, sil auoit agreable äe luy Faire connoistre l'ordre qui s’obseruoit En france, Elle ne desiroit que de sen refferer à ses sentimens ; À quoy mon dit sieur le Gouuerneur n’auroit repondu
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autre chose, sion que la Compagnie pouuoit s’en Informer de Morsieur l’Euesque de Quebec Et autres qui pouuoient le sçauoir, Surquoy deliberé, A esté arresté que Monsieur l’Euesque sera prié de venir prendre sa place afin que la Compagnie puisse sçauoir de luy les connoissances qnil peut auoir sur ce dont Il s’agit. (Signé) Bochart Champigny.
Du Lundy sixiesme Mars 1690. Le Conseil assemblé ou Estoient Monsieur l’Intendant, Maistre Loüis Roûüer de Villeray P. Coner, Charles Le Gardeur de tilly, Mathieu Damours Deschaufour, Jean baptiste de Peiras, Charles Denys de Vitré Conseillers Et françois Magdeleine Ruette Dauteüil Procureur General du Roy.
Monsieur LIintendant Ayant dit qu'Enconscquence de L’arresté du vingt Feburier dernier, Il a parlé a Monsieur l’Euesque, Et la Inuité de Venir prendre Sa place, afin que la Compagnie puisse sçauoir de luy la connoissance qu’il peut auoir Sur ce qui doit Estre pratiqué pour la reception de Monsieur le Gouuerneur, lorsqu'il viendra prendre sa place En ce Conseil, mon dit sieur l’Euesque luy fit reponse qu’il ne le sçauoit pas, Et prioit la Compagnie de le dispenser venr prendre sa place. Oùy le Procureu seneral du
-Roy. A esté arresté que Le Sieur de Villeray se
transportera presentement pardeuers Monsieur le Gouuerneur pour luy faire la proposition dela part de la Compagnie, que quatre Coners Iront le prendre au Chasteau pour l’accompagner lauoit agreable de venir nrendre sa place at Conseil, Et que si Monsieur ie Gouuerneur n’auoi
pouuoit Quebec qjuoy de- Euesque 1 que la noÏisSsAaNn-
(Signé)
, Conseil atendant, ner; Charours Desrles Denys [agdeleine | Roy.
a’Encons&- »r dernier, , Inuité de Compagnie qu’il peui pour la re lorsqu'il Bil, mon dit e le sçauoit penser vent general du
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pas cette proposition agreable, de proposer tout ce qu’il desireroit qui soit fait pour sa reception lorsquil viendra prendre Sa place, Et determiner ce dont Il sagist par le dit sieur de Villeray auec Monsieur le Gouuerneur, Et l’Arrester En sorte que cela finisse vne fois afin quil soit satisfait En ce quil desire, Et que cette Compagnie ayt le contentement de le voir En sa place quand Il aura agreable de la venir prendre. (Signé) Bochart Champigny.
Le dit sieur de Villeray Estant de retour, a dit qu’Enconsequence de la deputation, Il auoit rendu compte a Monsieur le Gouuerneur de l’arresté cydessus, Et qu’a cela Il luy auroit repondu que comme Il auoit apris que l’on auoit Escrit sur ce qui sestoit passé. Il demandoit qu’on luy portast tout ce qui auoit Esté Escrit Et arresté, Et qu’on luy fist sçauoir la maniere dont Il y seroit Encore receu quand Il y viendroit dans la suite apres la premiere fois.
Surquoy Monsieur l’Intendant auroit dit qu’il croit que le Conseil avoit fait les propositions les plus honnestes qu’il pouuoit pour la reception de Monsieur le Gouuernenr. Et qu’en attendant qu’il ayt plû à Sa Majesté de faire vn Reglement, Il ne croit pas que le Conseil deubst rien changer dans ce qui auoit Esté pratiqué Jusqu’a present lors que que Messieurs les Gouuerneurs y estoient Venusaux Jours Ordinaires, Et Ensu te s’est retiré pour laisser delibere la Compagnie Comme Elle le Jugera a propos. (Signé) Bochart Champigny.
Ouy le Procureur general äu Roy qui æ& dit
Entr’autres choses quil ne trouue pas de difficuité de montrer a Monsieur le Gouuerneur ce qui esté Escrit jusqu’à present sur cette affaire, Et que quant a la maniere de le receuoir lorsquil Viendra a l’assemblée les autres Jours hors le premier, Comme Il n’y a rien Eù jusqu’à present de pratiqué a cet Esgard, Il croit quil est a propos que le dit Sr. de Villeray se transporte de nouueau pardevers Monsieur le Gouuerneur pour luy proposer que dans les Jours, Deux Conseillers le receuront a l’entrée de la salle, ou au haut de l’escallier, Et que sil se trouuoit Encore quelque difficulté, la Compagnie luy donne le pouuoir de proposer au surplus ce qu’il estimera le plus conuenable.
Et sur ce deliberé, a esté arresté qu’ilsera proposé a Monsieur le Gouuerneur qu’apres qu’il aura pris Sa place dans le Conseil pour”“la premiere fois, Lors que dans la suite Il desirera y venir, deux Conseillers Iront le receuoir dans la salle des partyes, Et En cas quil ne l’eust pas agréable, qu’ils Iront Jusques au haut du degré, Et pour faire les dites propositions, Et porter a Monsieur le Comte ce qui a Esté Escrit. Le dit sieur de Villeray a Esté nommé. Lequel En cas que Monsieur Le Comte n’en fust pas comptant, luy offrira de la part de la Compagnie de se rapporter a ce quil Jugera plus à propos En telle façon que mon dit sieur le Comte Frontenac soit contant. (Signé) Roüer de Villeray.
A la séance du lundi 13 mars 1690, les procédés se continuent.
Le sisur ile Villeray premier conseiller En ce
fouité
ui esté
Et que
, Vien-
le pre-
sent de propos jouueau luy proillers le haut de quelque uuoir de , le plus
sera prores qu'il “la prelesirera Y ir dans la l’eust pas du degré, & porter à &. Le dit sel En cas
comptant, }
de se rap’ s En telle itenac Soit
les procé-
ller En ce
Conseil faisant rapport de sa derniere deputation du sixiesme de ce mois, A dit que monsieur le Gouuerneur luy a repondu, que parcevuil auoit veu de la derniere deliberation, Il auoit reconnu auec plaisir que la Compagnie conseruoit la consideration qu’elle auoit pour son Caracthere Et pour sa personne Et qu’elle pouuoit bien s’assurer, qu’encore quelle luy eust fait des propositions au dela de ce qu’elle auroit cru deuoir faire pour sa reception au Conseil, Il ne les auroit pas acceptées, L’honneur de la Compagnie luy Estant dautant plus considérable qu’en Estant le chef Iln’auroit rien voulu souffrir qui peust estre contraire a sa dignité, qu’il receuoit l’offre qu’elle luy auoit faite sur sa reception En ce Conseil pour la premiere fois, Et que quant Il y viendroit dans la suite, Il estoit contant que deux de Messieurs le vinsent receuoir au haut du degré de ce Palais, Et qu’il la remercioit En generai Et En particulier, ayant d’ailleurs témoigné qu’il ne croit pas y venir qu’apres Pasques. (Signé) Roüer de Villeray.
Du mercredy troisiesme May 1690. Le Conseil assemblé où Estoient Monsieur l’Euesque de Quebec, Monsieur l’Intendant, Maistres Louis Roüer de Villeray ler Conser, Charles le Gar-
A deur de Tilly, Mathieu damours deschaufour,
Nicolas dupont, de Neuuille, Jean 5aptiste de Peiras, Charles denys de Vitré Conseillers, et françois Magdelaine Rüette dauteüil Procureur General du Roy.
Ce jour Le Conseil ayant Eu adcis que Monsieur le Comte de Frontenac Gouuerneur Et
Lieutrnant general pour le Roy en ce pays deuoit Venir prendre sa place pour la premiere fois, Maistres Loüis Roüer de Villeray premier Con: seiller, Mathieu damour deschafour, Nicolas dupont de Neunuille Et Jean baptiste Depeiras anssy Conseillers ont Esté nommez pour se transporter presentement au chasteau St Loüis pardeuers luy afin de l’accompagner, Et Estant Entré Les dits sieurs de Villeray Et damours marchant les premiers, Et les dits sieurs dupont Et depeiras après mondit sieur le Gouuerneur, Il a pris sa place Et remercié la Compagnie. (Signé) Bochart Champigny. .
Dans la période de trente-six ans que renferment ces trois volumes, les Conseillers sont presque toujours les mêmes ; quelques-uns sont remplacés par leurs fils. En réalité, sept ou huit hommes, presque tous unis par des liens de parenté, administraient la Nouvelle-France. Le Gouverneur, l’intendant et l’évêque de Québec, formaient trois puissances, en rapports directs avec les ministres du roi, et qui comptaient chacun plus ou moins de partisans oaans le Conseil, selon les circonstances. Les attributions du gouverneur et celle de l’intendant étaient mal définies sur certains points ; on à lieu de croire que Louis XIV avait à dessein créé cet état de choses, afin de faire contrôler ces deux hauts fonctionnaires l’un par l’autre. Il en resultait un antagonisme nuisible à la colonie et qui se faisait
sentir jusque dans le peuple, où deux camps, que
j’appelerais politiques se combattaient avec éner:
gie.. Nous savons tous que l’évêque et les Jésui:
leuoit fois, * Con:
[icolas peiras ,trans- [8 par- Estant amours dupont neur, Il (Signé) , renfernt prespont remou huit y de pa:
nce. Le Québec, s directs jent cha:
Conseil, s du goumul défioire que le choses, fonetionun antase faisait
ampS;, que 8 avec éner les Jésui:
tes avaient aussi leurs partisans—de sorte que, il y a deux siécles, les Canadiens, s’ils n’allaient pas voter en cérémonie comme à présent, discutaient et s’échauffaient à propos de l’administration du pays aussi vivement que les électeur : de 1890.
La lecture de ce volume reporte naturellement notre pensée vers lesarchives manuscrites encore si nombreuses qui sont entassées un peu partout dans nos édifices publics, et que le feu, l’ignorance, la moisissure nous enlevent par bribes, de jour en jour. Une liste des documents qui ont été détruits de cette manière serait longue, hélas ! s’il était possible de la dresser. Notre indifférence à cet égard a été longtemps un sujet de honte pour le pays. On s’occupe maintenant un pvu de la préservation de ces souvenirs utiles. À Ottawa et à Québec, les deux gouvernements commencent à y prêter attention ; ils n’en sauraient jamais trop faire pour nous tirer de l’ornière où nous avons vécu si longtemps. Les pertes de manuscrits, qui sont le plus souvent irréparables, prennent, un jour d’incendie, des proportions lamentables—songez à ce qui s’est passé à Québec, lorsque dans le palais de Justice ont été consumées les plus précieuses sources de renseignements des XVII et XVIII siècles. La postérité nous reprochera avec raison d’avoir agi comme des barbares en laissant perdre sous nos yeux des pièces uniques et respectables, de plus utiles, et qui étaient notre héritage et la sienne.
J’ai vu, autrefois, un bureau public où, pen-
| dant des années, on s’est servi de poignées de
ee rem 2 à