OO OO
x FR
u, Les dixondation de nement des u fleuve, en icnt encore Maskinongé aint-Pierrencentraient us trompe- | Commerce >rès le chif-
rrents per- | bénéfices.
John Lamte un Sauixante guicheta cina e mariage)
nord, persfaire: leur x couleurs année, les de centai- >mmadées, eries écla-
hommes, yitaient le n peu par- “dans leur
aux Cor-
tm >
une fois tout dépensé en ripaille, les Sauvages S’adressaient à M. Hart
équipait Pour la chasse Suivante Suite pendant des années.
Lorsque Survint l'invasion de 1775 fut mis à Contribution Par les Provisionnèrent à même ses m renf en monnaie de carte que 1 lut point reconnaître.
Après avoir
M. Hart Yankees, qui s’ap-
agasins et le payèe Congrès ne ron-
S avons ces choses Pour nos trouqui Sont Campées sur les Plaines d’Abra SOUS des tentes de toile, par cette sa reuse ! Ï
a Des
Ces cuaujourd’hni entre les
Rivières, qui possède également une liasse de Monnaies de carte Yankees trouvées dans les papiers de Ja SUCCession Hart,
Cette Monnaie de carte rappelle les Mississipis du financier Law, les Cartons vernement français dans la guerre du les assignats de la Révolution française, et, Sur un théâtre plus restreint, les bilons du Sagnar sr Où des Mnaic Aividres, Mais rien n’égala en ce £enre les hardiesses des Yankees de notre siècle;
ré guerre (1861-56) ils ont
durant leur derniè
> ris ire ot ES us
re
* 4 sement ni cute SAGE sn esse me -
Re Late tes en ete . —#- ne a à mt.
Amos eus
Fe pan ET Reese
émis du papier-monnaie, qui, à bon droit du reste, a reçu des noms infâmants : les ‘emplâtres ?” (shin-plasters), les ‘‘ chats sauvages ?’ (wildcats), les ‘‘ chiens-rouges ”’ (red-dogs), les ‘‘ chiffons ”” (rags), et les ‘à jamais-mémorables trognons de queue?” (not soon-to-be-forgotten stumg-
‘tails).
Bien des années après 1775, les fils d’Aaron Hart lancèrent à leur tour un papier-monnaie auquel ils sureut faire honneur jusqu’au dernier sou, contrairement à ce que leur enseignait l’exemple des débiteurs de leur père,
Au mois de juin 1776 eut lieu A: 1,8 Commune des Trois-Rivières une escar,: “:4:* des plus vives qui se termina par la faute désastreuse des Yankees. L’un des jeunes officiers anglais qui figuraient avec les troupes britanniques en cette occasion était un ami de la famille Hart; son nom était James Henry Craig ; nous le retrouverons après plus de trente ans gouverneur-général du Canada et fidèle à son amitié de jeunesse.
En homme sage et clairvoyant, Aaron Hart convertit sa fortune, au fur et à mesure qu’il 1* composait, en biens-fonds, dont la valeur n’a f que s’accroître depuis plus d’un siècle, C'e: ainsi que sa famille possèda ou possède encore ia seigneurie des Grondines, un fief dans celle de Bécancourt, les seigneuries ou partie des geigneuries de Vieux-Pont et Sainte-Marguerite, partie de l’île de la Trinité dans l’embouchure ä% Saint-Maurice, et plusieurs emplacements, ainsi que le marquisat du Sablé, dans la vil
quit à la caus prog ma ce rée d drale de ca avait et la Roya La < pauvr qu’à q davant En rev perdu } qu’il y y fit fai est que industr mouver vince, Aaron 4 écembr ÿ “ouse n meurait tous les ] commerce Astor, le J Les qu Moses, B
Relativement aux grands terrains qu’elle : : Î l'héritage
n Be enr
quit dans la ville même, on a souvent reproché à la famille Hart d’avoir refusé de les vendre, causant par là des obstacles insurmontables au progrès materiel de la localité ; ceci n’est pas à ma connaissance. En 1869, la ville s’est emparée d’un grand jardin situé en face de la cathédrale, l’a disposé en un parc public, sous le nom de carré Champlain. Avant cela la famille Hart avait donné un terrain à :a cathédrale catholique et la terre de la rue Alexandre, entre les rues Royale et Hart.
La seigneurie de Grondines, réputée la plus pauvre du Bas-Canada, rapporta à M. Hart jus’ qu’à quatre-vingts louis par année, et parfois davantage, pour les lods et ventes seulement. En revanche, son fils Ezéchiel prétendait y avoir perdu beaucoup d’argent, à raison des moulins qu’il y établit et des vastes défrichements qu’il y fit faire pour la culture du blé-d’inde. Le fait est que son père et lui se signalèrent parmi les industriels qui s’efforçaient alors de créer un mouvement commercial et agricole dans la province.
Aaron Hart mourut aux Trois-Rivières le 28 3écembre 1800, Âgé de soixante-seize ans. Son ‘pouse mourut vers 1830, à Montréal, où elle de. meurait rue Saint-Gabriel, recevant chez elle tous les personnages de la finance et du grand commerce de son temps, tels que John Jacob Astor, les MéTavish, les Reid, ete.
Les quatre garçons d’Aaron Hart, (Ezéchiel, Moses, Benjamin et Alexandre) se partagèdrent l'héritage. Alexandre alla s'établir à Montréal
on de. er ua un
Ut
4 | h à 5 à LE:
‘+ *h î EL f
ut y fonda une famille bien connue ; ses trois frères restèrent aux Trois-Rivières où ils continuèrent, séparément, la tradition paternelle.
Au commencement de ce siècle, ils achetaient à peu près toutes les pelleteries des petits partis de Sauvakes, qui descendaient encore annuellement de la hauteur des terres jusqu’à la ville. Ce trafic, qui avait été le support absolu des Trois-Rivières, en était alors détourné considérablement par les agents que la compagnie du Nord-Ouest envoyait au devant des chasseurs our traiter avec eux. Néanmoins plusieurs de ces derniers préféraient toujours vendre aux Hart, afin de toucher de l’argent comptant et de mieux choisir leurs emplettes.
La population de la ville était de quinze cents âmes. On y comptait à peu près deux cent ciuquante maisons, dont une très faible partie située sur le rivage de la basse-viie et le long de la rue des Forges jusqu’au côteaa dit de la Descente ; le groupe principale était resserré sur le plateau de la haute-ville, entre le fleuve à l’est, la bras-
serie Hart et le couvent des dames Ursulines au !
nord, le Platon au sud, et à l’ouest la forêt qui s’avançait jusqu’au sentier qui est devenu la rue Royale. Les jardins et les beaux ombrages des Trois-Rivières étaient encore renommés à cette époque.
MM. Munro et Bell, locataires des forges Saint: Maurice, et M. Philippe Burns, importateur et encanteur, dont les magasins étaient placés rue du Fleuve ; le magasin de Malcolm Fraser à l’encoignure sud des rues Notre-Dame et du Platon;
Pays, sédé le tions
manœt l’entré terie, « Alla de fou:
la part d’'Hud:s frères ] sées où Prusse, pour la Les d Moses,
et quelques commerçants canadiens-fransais de moindre importance étaient les principaux concurrents des uessieurs Hart. Moses avait établi son comptoir an coin sud des rues Notre-Dame et Alexandre, et Ezéchiel vers l’extrémité est de la rue du Plateau, côté du sud. Les personnes qui s'intéressent quelque peu à la vieille ville des Trois-Rivières ne trouveront pas ces détails déplacés.
John Lambert qui visita ce lieu en octobre 1807, prétend que sans les frères Hart, la ville n’aurait pas joui de l’importance commerciale qu’on lui accordait.
A part la brasserie et la potosserie qu’ils exploitaient, l’industrie locale consistait principalement dans la fabrication des canots d’écorce, dont un grand nombre se vendaient par tout le pays, les ouvriers trifluviens ayant toujours possédé le secret de construire ces frêles embarcations aussi solidement et aussi commodes à la manœuvre qu’il est possible de les désirer. A l’entrée de la Banlieue existait la seule briqueterie, dit-on, qu’il y eût alors en Canada.
Allant sans cesse en décroissant, le commerce de fourrures des Trois-Rivières est resté (outre la part qu’y prenaient l 3 compagnies de la Baie d'Hudson et du Nord-Ouest) entre les mains des frères Hart, jusqu’à une quarantaine d’années passées où les MM. Balcer, venus de Saarlouis, en Prusse, l’ont ranimé, avec succès pour eux et pour la localité.
Les deux fils ainés d’Aaron Hart, Ezéchiel et Moses, étaient très entreprenants. Nous allons
nous occuper surtout d’Ezéchiel qui a joué le plus grand rôle des deux.
Moses Hart a laissé, dans la ville et les environs des Trois-Rivières, un souvenir en quelque sorte légendaire, à cause de certaines excentricités, dont mille versions plus où moins drôlatiques circulent dans le peuple. Citons-en une au hasard.
L'apparition des bateaux à vapeur sur le Saint- Laurent, en 1809, (1) lui donna l’idée d’exploi-
(1) TRADUCTION :—‘" Samedi matin, à huit heures, est arrivé ici, venant de Mont“éal, étant à son premier voyage, le bateau à vapeur Accommodation, avec dix passagers. C’est le premier navire de cette espèce qui ait jamais paru dans notre port. Il est continuellement couvert de visiteurs. Il a quitté Montréal mercredi à deux heures, en sorte que son voyage a duré soixante-six heures, dont trente passées à l’ancre. Entre Montréel et les Trois-Rivières il mit vingtquatre heures. Il renferme des lits pour vingt passagers, mais ce nombre sera considérablement augmenté l’an prochain. Ni vent ni marée ne peuvent l’arrêter. Il mesure 75 pieds de quille et 85 de pont. En nontant le prix du passage est de neuf piastres ; en descendant huit piastres ; on est nourri à bord. Le grand avantage qui résulte de l’emploi d’un tel navire, c’est qu’à une fraction près l’on peut calculer-avec sureté la durée du voyage que l’on entreprend, ce qui ne saurait être le cas sur un navire à voiles. L’Accommodation est mû de chaque côté par une roue perpendiculaire, à ciel ouvert, à double rayon, et sans lien cirevlaire. A l'extrémité de chaque double rayon, est fi. ‘“o une planche carrée qui plonge dans l’eau et par le mouvement de rotation de la roue fait fonction d’aviron ou rames, Les roues sont mises et tenues en mouvement par une machine à vapeur qui fonctionne à
amoure souven bureau bateau | invaria] îles de amours Lorsq lui disai tuels, M —Si y rez Sans L’autr —Je si qui me d —Oh !
voilà ce « Et c'éf:
Moses
l’invériear afin d’utili aurait l’eff bec Mereun
JUTTS ET CHRÉTIENS ail
le &cr cette nouveiie industrie. Il devint bientôt
le rival de M. Molson, père de la navigation à ri: vapeur en Ce pays, mais il ne réussit pas toujours ue M à le dévancer dans les améliorations que chaque vie année apportait à la marche de ces . navires, ti- Comme on lui représentait un jour que le Hart au ne pouvait pas lutter de vitesse avec ses rivaux,
il répondit tranquillement : ‘Je sais bien, mais ma Steamboat si lui va pas vite, cé va drette ! ?? Le plus joli, c’est que lesmécanicien du Hart était amoureux d’une blonde trifluvienpe, et que trèssouvent, il se présentait aux Trois-Rivières au bureau de son patron pour le prévenir que le bateau était fatigué. En pareil cas, il recevait invariablement l’ordre de Le faire reposer près les îles de l’embouchure du Saint-Maurice. Les amours n’en allaient que mieux.
Lorsqu’un habitant arrivait à son magasin et lui disait qu’il venait régler leurs comptes mutuels, M. Hart posait d’abord une question :
—Si vous me devez une balance vousme payerez Sans doute ?
L'autre répondait :
—Je suis venu pour cela. Mais si c’est vous qui me devez...
—Oh ! bien, si je vous dois, mon cher monsieur, voilà ce ue c’est!
Et c'était tout.
Moses Hart n’était cependant pas un esprit l’invéricar du navire. On doit le pourvoir d’un mât, | afin d’utiliser le vent favorable, à l’occasion, ce qui aurait l’effet d’accélérer la marche du navire.” (Quebec Mercury, du lundi, 6 novembre 1808.)
ner a,