TECHNIQUES THERMALES AU XVII: SIECLE
Les techniques hydriatiques au xvir siècle n’étaient pourtant ni très subtiles, ni très recherchées.
Depuis les Romains, depuis la grande époque de Baïes, chantée par Horace, où l’hydrologie avait été poussée à un degré de perfection que durant longtemps elle ne devait plus connaître, les techniques hydriatiques étaient considérablement simplifiées.
La pratique la plus importante était le bain. Le bain est l’un des plus vieux remèdes qu’il soit. L'étude du bain à travers les siècles commencerait à Galien et à Hippocrate, pour se terminer aux ordonnances des médecins mahométans en passant par l’époque de Charlemagne.
Dans une station thermale du xvrr siècle, le bain se prenait en piscine. C’était parfois une piscine mixte comme au Moyen-Age, plus souvent une piscine séparée, et même des chambres de bains de dimensions
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restreintes et d'installation sommaire. C’étaient de petits caveaux dans lesquels on entrait en descendant quelques marches, sorte de baignoires sombres et nauséabondes.
Dans les grandes stations comme Barèges, Bade, les piscines étaient vastes, bien aérées, elles étaient bordées de marbre et de mosaïque. Mile de Scudéry nous en donne une gracieuse description dans le grand Cyrus. Dans certains établissements on pouvait prendre des bains chauds que préparait tout un personnel de « chauffeurs ».
Mais, dans l’ensemble, les installations étaient peu luxueuses et peu agréables. Ainsi, il semble que les galeries d’où les étrangers et les amis venaient s’entretenir avec les baigneurs, ou admirer la beauté des jolies femmes, avaient depuis longtemps disparu.
La Réforme, la dévotion de la Cour de Versailles, avaient répudié ces mœurs licencieuses. On se baïignait, peut-être pas entièrement habillé, mais vêtu de telle sorte que jamais « la bienséance n’en soit choquée » (1). À Ternel, en Aragon, il y avait des jours réservés aux femmes, aux hommes et aux sarrazins.
En France, l’état insuffisant des piscines avait amené peu à peu les membres de la classe riche à prendre leur bain à domicile. Dans les maisons bourgeoises des villes d’eaux, l'installation était parfaite. Il y avait des fontainiers qui apportaient toute l’eau nécessaire,
(1) In Chomel, Traité des Eaux minérales. Chapitre XII: des bains et de la douche.
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on les appelait « les hirondelles ». Ils transportaient l’eau dans de grands bacs : c’était la cure des gens de qualité.
À côté des bains, on avait institué un traitement moderne qui défrayait la chronique, c’était la Douche.
La Douche fut inventée par Pidoux, elle date de 1584. Mais son installation est bien sommaire. La lance date de la deuxième moitié du xvrr siècle. La technique des douches changeaït suivant les stations et suivant les médecins, plus rarement suivant les malades.
La douche semble dérivée d’une coutume en faveur à Lacédémone, l’aspersion d’eau après les jeux.
Au xvu° siècle, dans certaines stations, un fontainier placé à l’étage supérieur, renversait un bac d’eau sur la tête du malade placé au-dessous de lui. C'était fort simple !
À Vichy, le bac était rempli d’une quantité plus ou moins grande d’eau et hissé par des grosses cordes à bonne hauteur. Puis on libérait à la partie inférieure du bac un orifice, généralement étroit, d’où l’eau tombait sur le malade. La Douche pouvait durer une demi-heure.
Les eaux avaient dit-on beaucoup de violence, aussi les malades plaçaient-ils sur leur tête un chapeau de fer-blanc qui les protégeait. C’était un vaste chapeau pointu qu’ils enfonçaient jusqu’aux épaules, un trou de 4 doigts de circonférence. était. réservé pour permettre la vue, et au pourtour étaient disposées des rigoles et des trous pour permettre à l’eau de s’écouler.