EXPEDITION BY AN OFFICER OF THE EXPEDITION AR Y
force. Ce livre ne fut pas signé autrement: fut-ce par prudence ou par honte ? Si ce bouquin n’est pas sorti de la plume de Wolseley, il l’a fait sien en en adoptant l’esprit dans ses mémoires publiés en 1903. Qu’ un homme à ses débuts commette une faute par bravade, par ambition, passe. Monseigneur Taché disait qu’il y a là-dedans tant de venin, «une telle haine, un tel amas de mensonges, une telle infatuation de l’auteur, qu’il nous est impossible de croire cela écrit par un officier supérieur de l’armée anglaise. » Ainsi s’exprimait Monseigneur Taché dans son ouvrage: « L’amnistie. » Hélas! C’est une naïveté d’honnête homme. Mais qu’aurait-il dit s’il avait vu les Mémoires écrits dans le calme de la vieillesse et dans les honneurs qui sont venus submerger Wolseley ?...
Eh bien! tous ces honneurs n’ont pas effacé l’ordure que Wolseley s’est mise lui-même sur la figure.
Cet homme était digne de commander à des hommes de sang comme ceux qui tuèrent à coups de pierres Elzéar Goulet; comme ceux qui allaient à la chasse à l’homme dans les halliers de Saint-Vital et de Saint-Norbert.
Des promesses faites à Monseigneur Taché le gouvernement viola les plus importantes. Sa Grandeur Monseigneur Taché était trop noble et trop loyal pour approcher des politiciens retors ; mais lui, il reste avec son honneur.
On avait formellement promis une amnistie absolue et entière. On attendit jusqu’au 12 février 1875 où le gouvernement McKenzie fit voter par sa majorité, (126 voix contre 50 ), dix-huit mois de prison pour Ambroise Lépine, ou cinq ans d’exil au choix, après l’avoir fait condamner préalablement à être pendu, et cinq ans d’exil à Louis Riel après que celui- ci eut été élu deux fois député du comté de Provencher.
La famille de Louis Riel est peut-être la famille métisse la plus ancienne du pays. Son père, Louis Riel, du même nom que lui, naquit à l’île à la Crosse, le 7 juin 1817, de Jean-Baptiste Riel, né à Berthier en haut, dans la province de Québec, et marié à une métisse franco-montagnaise.
Maintenant, la plupart de ces hommes qui furent acteurs dans ces événements de 1869-1870, sont morts. Le docteur Schultz devint, avant de mourir, lieutenant-gouverneur de Manitoba.