‹ Pages détachées, notes de voyageChapitre 22 sur 33 · LA (T · texte numérisé non relu

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noir. Îls les portent à demi IONnSS, souvent

chez les vieillards on voit une moitié courte et une moitié lonoue et tressée en une foule de

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petites queues.

Le Marquisien présente le type maori dans toute sa pureté; il en est, avec le Tongien, le plus beau type masculin, comme la Tahitienne en est le plus beau type féminin.

Tous, surtout les vieillards, sont tatoués à peu près des pieds à la tête ; aucun tégument externe n'y échappe, excepté la paume des mains et la plante des pieds. L'opération serait,

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Les paupières et le pli du coude sont, paraît-il, les points les plus sensibles pour le patient. Quoique les Marquisiens se fassent bien moins tatouer qu'autrefois et que chez les

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tatouages incomplets, il n’est pas de baie qui n ait son opérateur.

On a essayé officiellement de faire disparaître cette coutume, à cause des accidents, relativement très rares, qui peuvent survenir. Au point de vue du pittoresque, je souhaite que l'on n'ait pas réussi. On n’a pas d'exemple le AA A RAT 1e pts . A de + à su : Le LOPP de cas de mort survenue même après l’opéra-

tion la plus complète; 1l y a de la fièvre, quel-

ques engorgements ganglionnaïires, rarement des abcès.

D'autres causes que l’opposition du gouvernement local agiront plus efficacement : encore deux ou trois générations, et cette mode aura à peu près vécu. Ces causes sont les relations de plus en plus fréquentes des Marquisiens avec les indigènes de Tuamotou et des îles de la Société : pour ceux-ci, en effet, un Marquisien tatoué est un objet de raillerie.

Aujourd’hui, un « vêtement » complet ne coûte pas moins de cent piastres; autrefois, le Canaque payait le tatoueur en nature, cochons, bananes, etc., et les riches payaient pour les pauvres. Ce prix exorbitant de cent piastres est encore un des motifs qui font que ce genre d’ornementation disparaîtra assez vite, sans compter que le but primitif en a été perdu de vue peu à peu.

La femme des Marquises est plus petite que l'homme, mais d'une taille notablement audessus de la moyenne de l'Européenne. Elle

porte ses cheveux longs, flottants : abondants

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et d’un noir d’ébène, ils tombent rarement plus bas que le milieu du dos. Les yeux sont admirables, et d'expression et de dessin : c’est la partie la plus vivante d'une physionomie souvent un peu empâtée.

Il y a bien peu de visages vraiment beaux chez les Marquisiennes, au contraire de l'homme, chez lequel la beauté du visage est bien plus réelle et assez fréquente. C’est l'inverse de ce que nous trouvons à Tahiti.

Mais là où tous les deux sont supérieurs, c'est dans la forme du corps entier, dans ses proportions et dans ses lignes, un peu masculines chez la femme, mais sculpturales : le cou bien attaché, la tête dégagée, les attaches des poignets fines, la main petite, les doigts fins, longs et ronds; cette beauté de la main est d’ailleurs un caractère général propre à toute la Polynésie.

En revanche, les attaches du pied sont grossières ; le pied est grand et épais, excepté à Hiva-Oa, où la plupart des femmes ont le

pied extrêmement petit.

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Le costume est simple : l'enfant va nu,

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l'homme porte comme à Tahiti le « pareo » autour des reins et tombant jusqu’au genou.

Le plus souvent, il n’a qu’une étroite bande d'étoffe qui passe entre ses jambes, va rejoindre = PRE ER EUR POSE CRETE | Br: al * 4 La lre en arrière le tour horizontal et retombe en pendant comme une queue.

La femme porte le pareo et quelquefois par-

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dessus la longue robe flottante des Tahi-

tiennes.

Nous avions mouillé, le 1% janvier, à

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