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Un peu de bousculade et de bruit au commencement; puis tout se calme; les femmes ont étalé leurs nattes et se sont accroupies; à côté d'elles, elles ont déposé un tas de petits paquets qui contiennent les vêtements, quelques calebasses pour le couscouss et... l'inévitable vase qui fait partie intégrante du mobilier et ne les quitte pas.
Toutes ces pauvres femmes sont laides à faire peur, avec un air las et résigné de bêtes de somme.
Le fleuve a débordé partout, et, par endroits, les rives ont entièrement disparu; c'est une immense nappe d’eau qui s'étend au loin à l'horizon. Dans de grandes plaines verdoyantes, on voit avec surprise flotter quelques pirogues ; tout est inondé, et ce n’est plus que le sommet des hautes herbes qui sort de l’eau.
Le Sénégal ne ressemble plus en rien au fleuve que j'ai vu au mois de juillet. Les caïmans, ne trouvant plus de berge pour se chauffer au soleil, sont devenus rares; en revanche,
dés bandes de canards, d’aigrettes, de pélicans
cé
sont arrivées; des bandes comme je n’en ail | jamais vu, comme on peut à peine se le figurer, All | (l des milliers et des milliers. |
Un immense espace de marais nous paraît
entièrement blanc : on envoie un coup de feu, | |
et on voit s'élever un nuage de centaines de
pélicans dont les longs becs claquent avec un Ill
bruit strident. Ul Le soir, au coucher du soleil, le ciel est
sillonné de tous côtés par des vols innombra-
bles de canards de toutes les tailles et de toutes
les espèces, et tout en haut passent rapide- {|
ment de grandes oles sauvages. |
Et des marais, toujours des marais! Le bateau
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navigue là où, au mois de juin, il y avait une berge de quatre ou cinq mètres; 1l y a des arbres dont on ne voit plus que la tête. Et il
monte, vers le soir, des bouffées d’odeurs
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infectes d'herbes pourries, des bouffées glacées dans un air chaud et humide, puant la fièvre et
donnant le frisson. nt {| ||
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Sur la rive droite, où j'avais vu des campe- RE \ HI | | ments maures et des caravanes, rien que lés PR à de Pi Il | Æ dE «1 RIRE
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