‹ Paix et liberté; questions de l'année 1863Chapitre 14 sur 122 · LE DROIT DE REUNION · texte numérisé non relu

LE DROIT DE REUNION

11 janvier 18G3.

On lit dans le Moniteur universel :

f( L'attitude des démocrates en Amérique mérite d'être attentivement observée , tant parce que les dernières élections ont assuré la majorité à celte opinion dans le futur Congrès , qu'à cause des sentiments pacifiques exprimés par les organes de ce parti.. C'est à ce point de vue que nous reproduisons l'article suivant du Philadelphia toening Journal, oii sont exposées les considérations que lui inspirent les résuUîits de la bataille de Fredericksburg :

« Le meilleur remède de noire situation actuelle ^ c'est la fréquente réunion de MEBTiNOS POPULAIRBS pour réclamer du Congrès une convenlioa des Êiau ; c est la réunion dam ce but des députés élus pour le prochain Congrès et des principaux pcrionna<;es de la partie conservatrice de la nation. Il faudrait convoquer et mueinbler de pareils meetings, dans lesquels s'exprimeraient au moins le seniimeni et la voionic du peuple américain sur une question qu'il est aujourd'hui du devoir de tout bon citoyen de considérer sérieusement , à savoir: si cette guerre destructive et misérablement conduite doit être continuée , ou s'il faut s'efforcer de rétablir rUnion, comme elle fut originairement formée, sur une base de |>aix et de fraternité. •

Celle adhésion donnée par le journal officiel français, par le Moniteur universel, aux conclusions de Torgane le plus accrédité de la presse démocratique en Pensylvanie, le Philadelphia evening Journal, est un aveu dont il importe de prendre acte.

Le droit de réunion, dont on s'est effrayé à tort en France comme d'un danger, parce qu'on ne lui a jamais laissé le temps de se régler lui-môme et de se transformer de club en meeting, est un véritable remède, car il est aux révolutions ce que le vaccin est à la variole. lien est le préservatif,

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