‹ Paix et liberté; questions de l'année 1863Chapitre 35 sur 122 · MOT RAYÉ DU DICTIONNAIRE · texte numérisé non relu

MOT RAYÉ DU DICTIONNAIRE

38 avril 1663.

Nous lisons dans le Moniteur :

M Plusieurs journaux affectent de désigner les candidats de Topposition par Texpression de candiéUUs indépendants, comme si l'indépendance était exclusivement acquise aux candidats patronnés par certains partis et déniée d'avance aux candidats qui seraient agriéés du gouvernement. Une pareille désignation n'est pas seulement une Intrigue électorale, elle est une injure pour les hommes honorables qui ont tout à la fois les sympathies du pays et la confiance du goavernement. L'administration prévient ces journaux qu'elle réprimera sévèrement de pareilles manœuvres. »

Nous prenons notre part de cet avis comminatoire, car nous nous sommes servi, sans malice aucune et sans y attacher la plus petite importance, de l'expression désarmais défendue. Nous ne nous en servirons plus, et s*il arrivait que, dans une de ces improvisations rapides qui portent le nom d'articles, et que le plus souvent nous ne relisons pas, Texpression suspecte nous échappât, elle n'échapperait certainement pas à la vigilance de nos trois censeurs, qui la retrancheraient inexorablement : car, it faut que nos lecteurs le sachent, la Presse a trois censeurs. D'abord elle a son metteur en pages, qui personnifie l'imprimerie et sa responsabilité légale ; ensuite elle a son principal correcteur, qui représente les deux cents travailleurs qu'un journal quotidien qui a trois compositions occupe et fait vivre; ce correcteur dévoué, ce digne vétéran appartient à la Presse depuis 1836, c'est-à-dire depuis vingt-six ans ; c'est la prudence incarnée ; toute

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