‹ Paix et liberté; questions de l'année 1863Chapitre 45 sur 122 · LE COMMUNISME LÉGAL · texte numérisé non relu

LE COMMUNISME LÉGAL

1«' juillet 1863.

D y a aujourd'hui, 1*' juillet 1863, vingiraept ans. accomplis que la Presu a été fondée. Elle enirera demain dausb vingl-huiliènoie année de- son existence.

La Preste a été fidèle à la mooarchie de 1830 jusqu'à sa deroière heure, la 24 février, et à la réputdique de 1848 jui* qu'à son dernier jour, le 2 décembre. La Presse n'est pas née journal d'opposition; elle est née journal de gouTeroement, mais de gouverneinent ayant la liberté et la paix pour fins et pour moyens. Ce n'est pas la faute de la Presse si, plus souvent qu'elle ne l'eût voulu, elle a fait de Topposi* tion. Ce qu'elle peut dire, c'est que jamais ce n'a été- avec l'intention d'ébranler ni de renverser ; toujours, au contraire, cela a été avec le désir de redresser et d'affermir. Dans l'ordre des idées, la Presse, entre nos mains, est absolue; elle revendique la liberté indivisible : ainsi lèvent la logique; mais, dans l'ordre des faite, la Presse est modeste; elle se contente de la liberté légale, si fausse que soit cette expression et si petite que puisse être chaque tolérance naiivelle érigée en loi : ainsi le veut le progrès. Ce double eq)rit dont la Presse est animée, elle le prouve en s'empressant àe donner un vigoureux coup d'épaule en toute occasion où il s'agit de tirer le pouvoir de l'ornière creusée par l'arbitraire.

C'est à son idéal de la liberté indivisible que la Presse doit de n'avoir pas fait fausse route, lorsque tant de journaux se fourvoyaient à la suite de la liberté légale, les uns approu-

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