L*APPEL AUX ALLIANCES
Poar qne le Congrès proposé n*eût pas lieu, il ne suffirait pas que l'Angleterre, dont on reconnaîtra tardiyement un jour qu'on a beaucoup trop surfait Tiniporfance politique, refus&t, sous un prétexte quelconque, d'y assister; il faudrait que l'Autriche, sa fidèle alliée et sa constante complice, suivit son exemple: ce qui ne devrait pas surprendre, s'il est vrai que l'Angleterre et l'Autriche aient fortement contribué à alimenter l'insurrection en Pologne, afin de rompre entre la France et la Russie l'alliance qui devenait de plus en plus intime.
On peut trouver cette menée très-habile , si on la juge au point de vue des errements de l'ancienne politique territoriale d'antagonisme séculaire et d'équilibre prétendu, dont il serait à souhaiter que lord Palmerston fût la dernière incarnation.
En efifet, la France et la Russie, cordialement unies, étaient et seraient, avec l'ItaHe et la Suède, à elles quatre les arbitres de l'Europe. Par leur accord pouvaient et i)ourraient se résoudre toutes les questions pendantes, soit qu'on adoptât la solution économique de préférence à la solution territoriale, soit qu'on adoptât la solution territoriale de préférence à la solution économique; celle-ci étant, nous persistons toujours à le penser, de beaucoup la plus simple et la meilleure.
Étant admis les traités d'alliance , qu'en principe nous n'admettons pas plus que les traités de commerce, s'il y a une alliance signée qui soit naturelle, c'est l'alliance de la France avec la Russie; s'il y en a une qui soit factice, c'est Talliance de la France avec l'Angleterre. Une preuve aussi claire que le mouvement démontré par lui-même, c'est la preuve qu'à l'appui de notre opinion nous lirons de l'existence de l'alliance nouée entre l'Angleterre et la France
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pendant tout le règne du roi Louis-Philippe, sous lequel elle avait pris le nom si connu de c Y entente cordiale ». De 1830 à 1848, par quels actes notamment s'est manifestée cette alliance? D*abord, par l'exclusion du trône de Belgique de M. le duc de Nemours et par ia remise du port d'Anvers aux mains non suspectes du duc de Saxe, prince de Saxe- Gobourg et Gotha, veuf de la princesse Charlotte-Auguste, allé de George IV, roi de la Grande-Bretagne; plus tard, en 1840, par la fameuse convention du 15 juillet signée à Londres; puis par la trop célèbre affaire Pritchard; puis par son opposition successive à la reconnaissance de l'Algérie dans nos mains victorieuses, à l'expédition de notre escadre au Maroc , à la conclusion des mariages espagnols , etc. Quel appui certain l'alliance de l'Angleterre nous a-t-elle jamais prêté? Quelle question pendante nous a-t-elle jamais aidés à résoudre? Prenons la question de Pologne, pour abréger et ne citer que celle-là : comment l'Angleterre répondit-elle aux pressantes instances de la France ayant à cette époque, en juillet 1831, pour ministre des affaires étrangères M. le comte Sébastiani et pour ambassadeur à Londres M. le prince de Talleyrand(l)? Elle y répondit par le plus absolu refus de concours, refus signé : lord Palmerston (2). Aussitôt que la France passe pour être l'alliée de l'Angleterre, il faut que, sous peine de rupture, la France en reconnaisse hautement la suzeraineté maritime, descende humblement au rôle de vassale, et déserte l&chement la défense du grand principe qui renferme en lui la solution naturelle de toutes les questions européennes. Ce principe, dont Gibraltar a été l'audacieuse et criminelle violation , c'est LE DROIT A LA MER. L'alliancc de la France avec la Russie en serait au contraire la reconnaissance et ne tarderait pas
(1) Dépêche diplomaiiqae da comte Horace Sébttiiaoi aa prince Maorice de Talleyrand : 7 juillet 1831.
Note diplomatique adrau^e à lord Palmertioii par le prioce de Talleyrand : SO juillet 1831.
(S) Réponse de lord Palmersion à la note du prince de Talleyrand : S2 juillet 1831.
à en être le triomphe. Devant la reconnaissance et le triomphe du droit à la mer, principe universel, principe éternel, principe qui serait la fin de toute la vieille politique d*antagonisme international, qu'est-ce que la Réparation, qu'est-ce que l'indépendance de la Pologne, petite question, question locale et passagère, plus facile d'ailleurs à dénouer par le bon accord de la Russie avec la France que par une guerre, même victorieuse, de la France contre la Russie? Lorsque la France est unie à la Russie, on peut dire que l'Europe est calme et que la France est prospère. Lorsque la France et la Russie sont toutes les deux dans un des plateaux de la JKilance européenne, que pèse dans l'autre plateau la Grande-Bretagne? Que peut-elle faire? Que peut-elle empêcher? Elle est un levier sans point d'appui ; elle est une flotte sans troupes de débarquement. Que peut l'Autriche? Que peut la Prusse? Que peut la Confédération germanique? L'union de la France et de la Russie, c'est en réalité, quoique indirectement, l'empire d'Orient aux mains de la Russie et Tempire d'Occident aux mains de la France; c'est le monde également partagé, c'est l'équilibre vrai substitué à l'équilibre faux; c'est la liberté des mers succédant à la féodalité (les mers; c'est, enfln, la paix du monde.
n ne s'agit pas dans ce que nous venons de dire d'une . de ces opinions fugitives qu'une circonstance fait éclore et qu'emporte une antre circonstance; cette opinion, il y a longtemps que nous l'avons émise en termes dont Jious pouvons dire que vingt-cinq années (1) ont montré la rigoureuse justesse. Le temps lui a servi de critérium de certitude.
Eh bien, si l'Angleterre et l'Autriche, déguisant un refus sous une adhésion couverte de restrictions, ne veulent fina-
(1) QUISnONS DE MOH TEMPS, IOID€ IX.
L*ALLUiiCB FRAHCO-ROSSB, 19 février 1837, pages I à 39.
VA NOUVELLE CARTE D*Ei7ROPB, lît jaovier 1847, pages 155 à 159.
LES ALLIANCES DE LA VRAMCR, 21 Oiars 1847, pSQGS 160 à 165.
lement pas venir au Congrès, que nous nommerons désormais le Congrès pacifique, pour le distinguer de tous les congrès antérieurs, que l'Angleterre et rAutriche n'y viennent pas! On se passera d'elles. S'il n'y a pas un nouveau Congrès de Paris, comme en 1856, il y aura ime nouvelle Entrevue de Tilsitt, comme en 1807. L'interdiction qui pèse sur la mer Noire est là pour racheter, au besoin, la domination qui pèse sur le royaume de Pologne. On peut s'entendre, on s'entendra. Il suffira, pour cela, que le prince Gortchakoff et que M. Drouyn de Lhuys ne rouvrent pas leurs feux croisés de dépèches. Alexandre II doit à Napoléon m un remerctment pour l'éclatante justice que l'empereur des Français, dans son discours du 5 novembre, a rendue eo ces termes à l'empereur de Russie : c Je n'hésite pas à le » déclarer, pendant la guerre d'Italie, comme lors de Tan- > nexion du comté de Nice et de la Savoie , l'empereur » Alexandre m'a prêté l'appui le plus sincère et le plus » cordial. » Le jour où ce remerctment, attendu demain, sera arrivé, Napoléon III ne restera pas en arrière d'Alexandre II. La réponse, confiée à des mains amicales , ne se fera pas attendre. L'un et l'autre souverain, nous en sommes sur, se mettront sérieusement à l'œuvre afin d'effacer à jamais la cause qui les a momentanément désunis. Pour qu'ils y réussissent aussi facilement que certainement, il suffira qu'ils n'admettent entre eux aucun tiers; il sufBn que toute l'affaire se traite exclusivement à deux. L'empereur Napoléon III, en qualifiant d'ailleurs, dans son discours du 5 novembre, l'alliance russe comme il Ta qualifiée : € une des premières alliances du continent » , n'a fait que rester fidèle à la tradition de l'empereur Napoléon P' écrivant, !« 22 juin 1807, à l'empereur Alexandre I* :
«t Monsieur mon frère , j'envoie à Votre Majesté une note sur J« discussion qui nous occupe. Votre Majesté y verra mon désir de dk tenir dans une posiUon d'amitié et d'ALLiAitcB avec la Russie et d'écarter tout ce qui pourrait s'opposer directement et indirecUm^
à CITTK BKLLK ST GRANDS PINSEB. »
La note jointe à cette lettre commençait ainsi :
«t Les relations géographiques de la Russie et de la France , dans la situation actuelle des choses, sont aussi favorables que leurs relations de commerce, tellement que, même en état de guerre, les deux puissances ne sauraient où se rencontrer pour se battre. Discussions de limites, petites guerres de douane , discussion pour les eaux , dis» cussion pour les subsistances , et mille petits sujets de querelles qui refroidissent et qui précèdent ordinairement les brouilieries ouvertes et tous les préludes de guerre nous sont totalement étrangers, de sorte que, pour chercher des raisons d'animosité, il faut avoir recours aux choses les plus abstraites et les plus imaginaires. •• »
De son côté, l'empereur Alexandre H, en resserrant Talliance détendue, ne ferait que se conformer, lui aussi, à la tradition de l'empereur Alexandre !•', consacrée en ces termes : « La Russie a intérêt à ce que la France soit forte. »
One l'Angleterre, pour peu qu'elle tienne à conserver son antique nom de « perfide Albion », ne se gène donc pas! Qu'elle continue à manœuvrer de conserve avec l'Autriche ! Mais qu'elle se détrompe si elle pense qu'elle réussira à user la corde du Congrès pacifique, comme elle a réussi à user la corde de l'Action commune , en paraissant d'abord s'y rallier pour aboutir à la dernière dépèche, sous le ridicule de laquelle il ne serait que trop juste que disparût lord John Russell! La France et l'empereur des Français ont maintenant les yeux ouverts. Ils ne se laisseront pas une seconde fois bercer et berner. Si l'Angleterre ne répond pas tout de suite OUI à la proposition du Congrès, on saura que ce serait finalement non, et on agira en conséquence sans aucun retard. Ainsi le veut l'expérience, trop fraîche encore pour ne pas porter de fruit.
Mais que l'Autriche nous permette de le lui dire! Elle, qui passe pour si habile , manquera d'habileté si , au lieu de jouer son jeu, elle continue à jouer le jeu de l'Angleterre et à faire la partie de lord Palmerslon. Qu'est-ce que l'Autriche a à gagner à la durée prolongée de cet « état maladif et précaire », qui l'oblige à des « armements exagérés », auxquels, un peu plus tôt, un peu plus tard, il faudra qu'elle
renonce? — Rien; elle n*a au contraire qu*à y perdre. Ce qui pèse légèrement sur la France écrase lourdement TAhtriche. Ce qui ralentit notre prospérité accélère sa raine. Elle n*a ni nos finances ni nos ressources. Elle est de cinquante ans au moins en retard sur nous. Mais ce qu'elle D*a pas surtout, c*est Tindustrie, c'est le commerce, c'est la marine marchande et militaire de l'Angleterre. La France peut être prospère sans que l'Autriche le soit moins. L'Autriche n'a rien à redouter de la concurrence industrielle, commerciale et maritime de la France. L'Autriche n'a donc aucun intérêt, absolument aucun à ce que la France et la Russie soient brouillées et vivent en défiance l'une de l'autre. Au contraire, l'Autriche a intérêt à ce que la France ait avec la Russie d'assez bons rapports pour que ces rapports permettent à la France de rapprocher l'empereur François- Joseph de l'empereur Alexandre, et de nouer ce que nous avons appelé l'alliance des trois empereurs (1). Nouée par l'intérêt coqfimun, cette alliance, celte entente, cette intimité eût tenu lieu de Congrès et les eût tous rendus superflus. Précisément parce que la France et la Russie peuvent facilement $e passer du concours de l'Autriche , c'était une raison pour que celle-ci le leur donnât et qu'elle ne le donnât pas à l'Angleterre. On ne fait pas de grande politique avec de petites passions. Quand l'Autriche a l'Angleterre pour alliée, quelle force, quelle sécurité, quel avantage l'Autriche retire-t-elle de cette alliance? A quoi cette alliance traditionnelle a-t-elle servi à l'Autriche en 1859? Cette alliance a-t-elle arrêté la France et a-t-elle" empêché l'Autriche de perdre la Lombardie et la domination qu'elle exerçait dans Tltalie tout entière, le Piémont excepté? L'Angleterre a-t-elle couru au secours de son alliée, le lendemain de Magenta et de Solferino, pour l'aider à venger ces deux défaites? L'Angleterre enverrait-elle sa flotte dans l'Adriatique protéger Venise contre les flottes du roi Victor-
(1) L^ALLIANCe DES TROIS EMPEREURS, |>ajC 433.
Eminanuel, de Tempereur Napoléon III et de l'empereur Alexandre II, le jour où ces trois flottes réunies entreprendraient d*njouler la Vénétie au royaume d'Italie, et d'enlever à l'empire autrichien son fameux quadrilatère? Il ne faut pas que l'Autriche s'abuse. Or elle s'abuserait, si elle pensait qu'une alliance austro-britannique aurait plus de fond, plus de solidité, plus de sincérité qu'une alliance f ranco-britannique. On est l'instrument de l'Angleterre ; on n'est jamais son allié. Elle se sert de vous, mais sans réciprocité. Voilà ce qu'il faut que sache bien toute puissance continentale qui serait assez oublieuse ou assez ignorante du passé pour asseoir sa politique sur un dévouement mutuel de la puissance insulaire. Autant vaudrait tenter d'asseoir une ville sur les vagues de l'Océan, dont l'Angleterre a toutes les perfidies et toutes les colères. Il serait injuste de lui en vouloir : elle est faite ainsi ; ce n'est pas sa volonté, c'est sa nature. Si ce n'était pas sa nature, au lieu de donner lord Palmerston ou lord Derby pour successeur à Robert Peel , elle lui eût donné Richard Gobden, à qui elle doit d'avoir échappé,- en 1848, à une révolution sociale à laquelle tous les excès de 1793 en France n'eussent pas été comparables, révolution qui se fût aiipelée : la révolutio.n du pain.
Chaque jour, le Times revient à la charge pour démontrer que le Congrès proposé, ne fût-il pas impossible, serait inutile. S'il est inutile, s'il est impossible, pourquoi la feuille britannique le combat-elle ainsi à outrance, sans un seul jour de relâche? C'est qu'il y a en Europe une puissance, une seulC) qui croit avoir intérêt à empêcher la paix du monde : cette puissance, c'est l'Angleterre.
En effet , lorsque le Continent est en proie à la crainte de la guerre, son industrie, son commerce, son crédit ne prennent pas l'essor qu'ils devraient prendre. Il ne tire pas de ses entrailles les richesses en houille et en fer qu'il en pourrait tirer. Il n'achève pas ses voies de communication. Il n'abaisse pas ses barrières. Il ne dégrève pas ses budgets. Il ne réforme pas ses impôts. Il n'étend pas son rayon
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d*exportation. Surtout il ne pense pas à ce à quoi FAng^eterre pense toujours (1), il ne pense pas à la mer, dont Bacon disait : « La véritable grandeur de la Grande-Bretagne exige > que le gouvernement soit maître de la mer. i
Le jour où le Continent y pensera, l'Angleterre sait ou sent qu'il se modifiera territorialement de lui-même. Tout État qui ne confinera pas à la mer se considérera comme un Ëtat aussi imparfait que l'individu auquel il manque un sens ou un poumon. La Russie n'a été un État , un grand État, que le jour où le grand homme qui se nomma Pierre le Grand, après avoir dit k Kantémir : c Nous avons trop de terrey il nom faut la mer » , ouvrit à son empire l'empire des mers par la mer Baltique et la mer Noire. Pourquoi la Confédération germanique se montre-t-elle si opiniâtre, si acharnée contre le Danemark dans la question des duchés ? Croiton bonnement que ce soit par pure sympathie pour les habitants du Holstein se plaignant de manquer de garanties et de libertés, sans dire lesquelles en réalité leur manquent? Non; la Confédération germanique n'a pour les libertés politiques d'aucun des États dont elle est le faisceau un amour si jaloux. Ce que veut, ce qu'a raison de vouloir la Confédération germanique, — question dès traités résen^ée, ce qui change alors complètement le point de vue, — - c'est ce qui lui manque : un bon port sur la Baltique. Resserrez le lit du fleuve, il débordera; empêchez la source de jaillir, elle ravinera. Il y a des lois naturelles qui portent avec ellesmêmes leur sanction ; on ne peut les enfreindre impunément;
(I) Voici une preuve qu'il ne s'agii dans ce que nous disons ni d'un liea commun , ni d'une exagération : '
Un pnblicisce anglais, membre du Long-parlement, Selden, avait publié à l'appui des prétentions de l'Angleterre, qoi ne pdrmetlait à aucun navire étranger de navijjucr dans les mers qui la baignaient , un livre intitulé : mars clacsum; à ce manifeste Grotius, le célèbre publiciste hollandais, avait répondu par un coofre* manifieste ayant pour titre : mark libbiium, revendiquant pour tontes les natiooi la liberté des mers. Que fit PÂngleterre? Elle demanda au gouvememeot des Provioces-Unies qu*il infligeit une punition exemplaire à l'immortel contradicienr de Selden.
Taspiration à la mer est une loi naturelle de la transformation de l'ancien monde territorial en nouveau monde économique. Toute puissance qui tend à devenir puissance industrielle tend à devenir puissance commerciale, et par cela même puissance maritime. Ce serait une grave faute que de tenter de faire obstacle à cette loi naturelle du développement nécessaire des nations modernes, car cette loi est le levier qui servira à replacer l'Europe en parfait équilibre sur eile-méme.
C'est par la liberté des mers que se fera la nouvelle carte de l'Europe.
Que l'Angleterre réussisse ou qu'elle échoue à empêcher le Congrès de s'assembler, cette nouvelle carte de l'Europe se tracera sans guerre, si la France et la Russie se mettent d'ac^ cord, accompagnées de l'Italie et de la Suède, lors même que TAutriche serait assez aveuglée par ses rancunes pour aimer mieux marcher à la suite de la reine Victoria que de marcher aux côtés du roi Victor-Emmanuel.
Encore une fois, que pourrait la coalition de l'Angleterre et de l'Autriche contre l'union de la France, de l'Italie, de la Russie et de la Suède ?
A elle seule, cette union assurerait la paix du monde.
l'appel aux peuples
La sincérité n'exclut pas l'habileté.
En quoi le discours du 5 novembre est aussi habile qu'il est sincère, c'est qu'il ne ferme l'accès à aucune solution el qu'il s'est ménagé ces quatre issues cardinales :