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de PoDÏatowski, et arrête le 2' corps, sur lequel la cavalerie de Pableu, qui débouche inopinément de Frohburg, fait des charges inutiles. Poniatowski franchit la Wyhra, culbute tout ce qu'il trouve devant lui et ne s'arrête qu'à Eschefeld, où on lui confirme l'occupation de Borna par les Russes. Ne pouvant rien tenter seul contre Frohburg, il se replie sur le 2* corps, et toute l'armée de Murât se concentre, le 9 au soir, à Geithayn,
Le 10, à trois heures du matin, le général Pajol fait une reconnaissance sur Borna directement; il trouve l'ennemi en force sur Alstadt-Borna, avec des avant-postes à Neukirchen et à Sediitz. Ainsi, le roi de Naples se trouvait, le 10 au point du jour, avec les Autrichiens sur sa gauche à Penig et avec les Russes sur sa droite à Borna. Cette position n'était point celle que l'Empereur lui avait prescrit de prendre. Il s'agissîdt donc de chasser Wittgenstein de Borna, de le refouler sur Altenbui^, et de se replacer sur les routes de Leipzig, entre cette ville et l'ennemi.
Lauriston fut dirigé, avec les bagages, sur Lausigk ; le roi de Naples marcha, avec le 1" et le 8* corps, soutenus de toute sa cavalerie, sur Borna, qu'il résolut d'attaquer de' front. Pajol, & la tète du 3* hussards, ouvrit la marche. Chargés et sabrés, les avant-postes russes se replièrent eu toute hâte sur le corps principal, déployé sur les hauteurs d' Alstadt-Borna. Bientôt le 8" coi-ps enleva ces positions à la baïonnette avec la dernière vigueur; et le 2° corps, débouchant à sa suite, rejeta les Russes pêle-mêle dans Borna. Le général Pajol poussa plus avant, culbuta l'avaut-garde de Wittgenstein dans la direction de Leipzig, et s'empara des ponts de Gestewiz et de Kitzscher, Un régiment polonais tua ou jeta dans la rivière les troupes ennemies qui les défendment ('].
Le U, Wittgenstein se retirait sur Frohburg. Murât s'était replacé sur la route de Leipzig, qu'il couvrtdt; il empêchait la jonction de l'armée de Bohème avec cellesde Bliicher et du priDce royal de Suède; enfin il se liait k l'Empereur, dont il exécutait ' les instructions. Le corps de Poniatowski occupait la droite de sa ligne, sur la route de Rotha; Lauriston et le quartier général
(') Voir «iceiyuWi'^arirei, n* M.
du roi de Naples étaient à Thierbach ; le 2° corps et la cavalerie étaient aux environs de Borna.
Pendant ce temps, le corps de BenningseD s'était avancé de Têpiitz sur Dîppodiswalda et Dresde ; il avtùt poussé une reconnaïssaoce jusque sous le canon de cette ville, et s'était ensuite remis en marche, pai- Nossen et Golditz, vers Leipzig. Le 11, il arrivait sur la gauche de Murât, tandis que Wittgenstein, dont la retrûte était udc feinte, revenait le soir à Lobstadt.
Nos troupea se trouvaient en présence de forces trèa^upérieures, 60,000 hommes au moins ; elles durent se retirer dans la nuit sur GrObero. Le lendemain, le roi de Naples était en portion derrière le Gosel, le 8' corps à Crostewitz, le 2* à Gossa, le 5* à StOrmthal ; sa cavalerie légère était jetée sur les routes de ûrimma et de Colditz, et il se proposait, si l'ennemi prononçait son mouvement le long de l'EIster et de la Pleisse, de porter le corps de Pajol sur les roules de Merseburg et de Lutzen. Dans le cas où l'ennemi viendrait directement à lui, il se retirerait à Markkleeberg, Wachau et Liebertwolkwitz, ne conservant les points occupés actuellement que comme avant-postes.
Ce même jour, 12, la division Milhaud rejoignit le S' corps de cavalerie, dont l'effectif fut ainsi complété à trois divisions. Elle prit position à Liebertwolkwitz, où le roi de Naples avait déjà posté le général Lhéritier, Cependant Pajol, averti indirectement que l'ennemi venait de prendre Crobem, partit à midi, avec une forte colonne de cavalerie, et se dirigea vers OEltzschau, où il arriva sans obstacle. De ce point culminant, il aperçut quatre ou cinq escadrons, précédés de quelques centaines de Cosaques, en avant d'Espenhayn, à la hauteur de Rfitha. Gonti- Duant sa reconnaissance, il suivit le ravin au fond duquel coule le Gôsel et parvint à GrObem, où l'ennemi ne s'ét^t pas encore présenté. Pajol lança de l'autre côté de la rivière quelques hommes, qui poussèrent jusqu'à Zehmen ; ils y échangèrent des «raps de carabine avec les Cosaques aperçus d'OEltzschau, et revinrent. Pajol rentra ensuite au quartier général du roi de Naples, et rendit compte de ce qu'il avait vu. Dans la soirée on apprit que les escadrons signalés par le général Pajol étaient l'avant^arde de Wittgenstein, qui s'installa, le même jour trèstard, sur les hauteurs s'étendant entre Ëspenbayn et Mothis.
Heureusement, l'armée de Murât se renforçât du corps du duc de Gastiglione, qui prenait posiliou, en réserve, k StCttteritz et sur le Thomberg.
Le 13 au matin, le corps de Kleoau vint s'établir entre les routes de Borna et de Golditz, près de Lausîgk, et à la droite de Wittgenslein. Ses avant-gardes se heurtèrent aux postes de la ' cavalerie de Pajol h Otterwisch. En même temps, dos reconn^ssances signalaient la présence d'eDDemis à Grîmma, h Pomssen et à Trebsen.
Le roi de Naples était donc menacé en avant, à droite et à gauche. 11 promit cependant à l'Empereur de tenir bon toute la journée do 13. Il fit élever une ligne de redoutes en avant de la position de Gossa, afin de la mieux défendre : la redoute établie sur la haateur de Magdeborn protégeait son centre, celle de Klein-POsna couvrait son extrême gauche. En arrière de celle première ligne, trois redoutes, constituanl une deuxième position, se construisaient sur le mamelon entre Gossa et Wachau. Le roi projetât, si l'ennemi lui laissfùt le temps de remuer de la terre, d'établir une troisième ligne de défense en arrière de Wachau, puis uue quatrième sur le Thomberg. Or il n'était pas probable qu'il en fût ainsi, car, le soir même, le canon retentissiût sur la Pleisse et sur l'Elster. Les nouvelles de l'ennemi furent si peu rassurantes à ce moment, que Murât jugea prudent d'évacuer sa première ligne pendant la nuit et de retirer toutes les troupes de son centre sur les hauteurs entre Gossa et Wachau.
Le 14 octobre, Wittgensteln et Klenau exécutèrent deux fortes reconnaissances ofTensives : le premier, précédé de la cavalerie de Pahlen.se porta, par CrObem et Gossa, sur Wachau ; le secoua poussa droit devant lui sur Liebertwolkwitz. Le roi de Naples se tenait à Wachau avec le 4" corps de cavalerie et une partie du corps de Pajol; il laissa la cavalerie russe s'avancer, puis, fondant sur elle comme un lourbilton, il la culbuta et la rejeta sur le corps de Wittgenstein, qu'il eût ensuite abordé si douze escadrons prussiens et la cavalerie de Klenau n'avaient été lancés sur son flanc. Nos escadrons, peu en ordre après la vigoureuse charge qu'ils venaient de pousser, ne purent résister à cette attaque ; ils rentrèrent dans leurs positions, où ils trou-