PREMIÈRE PARTIE
D. Vindrent, tindrent, advindrent, void, prindrent,
pour vinrent, tinrent, etc., etc.;
E. Il veist, il feist, il preist, il meist, il deist, il
peust, pour il vit, il fit, il prit, etc., etc. ;
G. Loing, tesmoings, soing, ung, besoing, pugnis, preignent, etc., etc., pour loin, témoins, etc., etc. ;
I. Jmaige, couraige, Bourgoigne, montaigne, besoigne, compaigne, passaige, langaige, ouitraige, mangiè, sachiez, menaciez, iugié, chief, etc., etc., pour image, courage, etc., etc. ;
J. luge, iniustice , enioindre, iusques, sérient, iardin, iadis, etc., etc., pour jugé, injustice, etc. ;
L. Oultre, faulte, ceulx, haulte, eulx, veult, beaulx, aulcune, vauldroit, aultruy, maulvais, vieulx, herault, etc., pour outre, faute, etc. ;
0. Estoient, auoit , disoit, croyoit, viuoit, taxoit, souloit, appartenoit, prétendoient , etc., pour étaient, avait, etc.;
S. Avon, feson, dison, appelon, prenon, etc., pour avons, faisons, etc. ;
T. Il souffri, il menti, il fi, il deffendi , entendi, consenti, etc., pour il souffrit, il mentit, etc. ;
T. Grant, entent, froit, 'prêtent, prent, vieillart, attent, etc., pour grand, entend, etc.;
U. Summe, pronuncé, volunté, numbre, presumption, umbre, etc., pour somme, prononcé, etc.;
U. Inuentaire , uérité, auons, feurier, deuant, peuuent, enuie, etc., pour inventaire, vérité, etc;
V. Vne, vsaige, vnis, vtile, ovltre, pevt, vsurper, etc., pour une, usage, etc. ;
Y. Moy, toy, soy, roy, luy, loy, boys, autruy, vray, quoy, fuyr, ny, guyde, amytié, aussy, ayde, etc., pour moi, toi, soi, etc.;
Z. Quilz, fruictz, dictz, loyz, acheptez, telz, touz, filz, estez, noz, escriptz, coustz, lesditz, mentionnez, etc., pour qu'ils, fruits, etc.
La diphthongue ai était souvent représentée pare.
Exemple : francese, mes, fontene, james, reson, mauves, contrere, parfet, fortrere, lesse, etc., pour française, mais, etc.
Les anciens écrivains ne connaissaient pas l'usage de notre t euphonique, ils écrivaient : dira on pour dira-t-on, fera elle pr fera-t-elle, amena il pr amena-t-il ; il leur arrivait de se servir quelquefois de la lettre l par euphonie avec la particule on.