‹ Paléographie des chartes et des manuscritsChapitre 33 sur 105 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

se fait toujours connaître par l'accord logique et grammatical , et quelquefois même par un signe abréviatif ou par une petite lettre supérieure représentant la syllabe finale, ains que nous l'expliquerons en parlant de ces deux modes d'abréviation.

Les mots simplement abrégés par suspension 4 sont ordinairement accompagnés d'un signe ; tantôt c'est une barre horizontale qui tranche les hastes supérieures des lettres, ou qui surmonte celles-ci à défaut de hastes, avec un point au pied de la dernière lettre; tantôt c'est un petit trait, figurant une sorte de • virgule ou petit crochet, placé au-dessus de la dernière lettre.

ABRÉVIATIONS PAR SIGNES ABRÉVIAT1FS

Le mode d'abréger le plus généralement suivi dans les écritures du xie au xve siècle inclusivement fut de supprimer dans les mots des syllabes ou des lettres, et de les remplacer par des signes abréviatifs de convention.

1 C'est-à-dire qui ne sont pas soumis à l'action de plusieurs modes abréviateurs à la fois.

La connaissance de ces signes, des formes diverses qu'ils affectent, des différentes fonctions qu'ils remplissent, est indispensable pour expliquer le grand nombre d'abréviations qu'ils constituent, puisqu'ils en donnent ordinairement la clef.

Les scribes et les copistes employaient communément huit sortes de signes abréviatifs, qu'il faut , pour plus de clarté , distinguer par le son des syllabes ou des lettres dont ils tiennent lieu et par leur fonction la plus usitée , sans avoir égard aux diverses formes de chacun de ces signes, lesquelles formes ne sont que des modifications que la suite des temps et la différence des mains leur ont fait subir.

Ainsi les différentes figures l du signe

N° '1 représentent M ou N.

Page 1