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DEUXIÈME PARTIE

Ces signes sont indépendants des mots, c'est-àdire qu'ils se placent indifféremment sur tous ceux qui contiennent des lettres ou des syllabes qu'ils peuvent remplacer; c'est d'autant plus à remarquer qu'il y a certains mots , certaines lettres qui retiennent constamment le signe que l'usage leur a assigné.

Parmi ees signes abréviatifs, les cinq premiers surmontent les mots ; les trois autres se mettent au rang des lettres. Nous allons entrer dans quelques détails sur la forme, la valeur et l'emploi de chacun d'eux, ayant soin de faire remarquer les exceptions aux règles générales que nous aurons indiquées.

§ I. Le trait horizontal ou bouclé est la forme la plus ordinaire qu'affecte le signe n° 1 ; placé audessus d'un mot, et plus particulièrement sur la lettre qui précède l'omission, il indique la suppression de M ou N. Voyez les abréviations de meum, fidelium, communa, quem, continent, inter, contra, mense.

Il arrive souvent que ce signe remplit deux fonctions différentes dans le même mot. Voyez les abrév. de annuatim, annum.

Il surmonte aussi les mots abrégés par contraction et ceux par suspension. Voyez les abrév. de

dominica, sancta, domino, episcopi , apostolice , actum, datum, testimonium , Rothomagensis , officialis, solidos.

§ II. Le signe n<> % dont la forme est habituellement celle d'un 7 ou petit crochet, se met, comme le précédent, au-dessus de la lettre qui précède l'omission. Dans les écritures cursives, s'il est employé à la fin d'une abréviation, il se lie à la dernière lettre, sur laquelle il se rabat par un trait demi-circulaire. Il tient lieu fréquemment de la syllabe ER. Voyez les abrév. de poterant, libère, noluerit, inter*.

Quelques écrivains, au lieu d'employer ce signe avec certaines lettres à haste supérieure, préféraient trancher ces mêmes lettres par un trait horizontal , pour exprimer également la syllabe ER. Voyez les abrév. de heredes, implere *.

Souvent on le trouve employé en sens inverse; c'est pour cette raison que, sans rien perdre de sa forme, il signifie RE ou RÉ, suivant le besoin du mot. Voyez les abrév. de creata, mereatur, cantare , très*. Il peut représenter dans un même mot ER et RE. Voyez les abrév. de prêter, liber ar et *.

Quand le signe n» % est fixé à un b ou à une /, il montre, dans certains cas, que ces lettres sont mises

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