DEUXIEME PARTIE
§ VI. Le signe n° 6, dont la forme la plus habituelle est celle d'un c retourné ou d'un 9, se met au rang des lettres; sa place, suivant l'occasion, est autant au milieu qu'au commencement ou à la fin d'un mot. Il tient lieu des syllabes CUM, COM, CUN, CON. Voyez les abrév. de quibuscum , quocumque , locum, circumscripti*, commune, incommodum, cornprehendit*, cunctis, noscuntur*, dicuntur*, contra, concessit, inconcussa, continet, incontinenter*.
Quoique la forme de ce signe approche de celle du n° 3, on ne les confondra jamais ensemble si on remarque bien que l'un s'emploie au-dessus des mots et que l'autre se met régulièrement au rang des lettres.
§ VII. Le signe n° 7 : sa première figure fut celle d'un point; la deuxième, de deux points; la troisième, enfin, du point et virgule, qui, se joignant dans la suite, formèrent une sorte de 3. Telles sont les formes sous lesquelles on peut le rencontrer, suivant les siècles où chacune d'elles a été employée.
Il est souvent joint à la lettre q> avec laquelle il représente QUE. Voyez les abrév. de que , atque, usque *. Il s'emploie aussi seul pour signifier le mot QUE. Voyez les abrév. de atque, neque, quoque*.
Comme le QUE des Latins équivaut à ET, les scribes
n'ont pas négligé de se servir du même signe dans la terminaison des mots en et. Voyez les abrév. de habet, placet, set pour sed, prœbet*.
Attaché à un b, il remplace la terminaison us de beaucoup de mots latins. Voyez les abrév. de quibus, quibusdam, omnibus, precibus.
Aux xve et xvie siècles, il se montre usité pour m. Dans ce cas, il est toujours mis à la fin des mots. Voyez les abrév. de redditum, tant, bonum, item, eadem*. Il a été aussi employé par quelques copistes pour EST. Voyez les abrév. de prodest, preest, interest*.
Il est un petit signe que , par ressemblance , il ne faut pas confondre avec celui qui tient lieu de la finale et ; il sert à marquer la terminaison is et se lie à plusieurs lettres, et notamment aux c, g, r, t, avec lesquels il produit les désinences cis, gis, ris, Us*.
§ VIII. Le signe n° 8 n'est au fond qu'un r, quelquefois capital, quelquefois minuscule romain, et plus souvent un r gothique en forme de 2 tranché ordinairement par une sorte de 7. Il s'emploie aussi bien dans l'intérieur qu'à la fin des mots , dont il représente la syllabe RUM. Voyez les abrév. de filiorum, servorum, suorum, animarum, bonorum, eorumdem, corrumpitur *.