QUATRIEME PARTIE
valeur différente, car dans la lecture des légendes on est porté à prendre :
pour
DE ou ED
ec
ri
L'examen des caractères alphabétiques apprendra donc à résoudre toutes les difficultés qui tiennent à la forme étrange de certains éléments comme aux différentes tournures que prend une seule et même lettre.
Lettres conjointes ou monogrammatiques. Sou- Vent les graveurs en lettres, gênés par l'espace, liaient ensemble plusieurs lettres de manière à leur faire perdre une partie d'elles-mêmes et par là resserrer l'écriture. Telles sont les conjonctions les plus fréquentes :
ab ap ed ar en et lm 11 an nt de te
nd ph et ti th w
Dans la minuscule gothique les conjonctions les plus ordinaires sont :
ba, be, bo, co, da, de, do, oc, po. (Voir pi. IX.) Les lettres conjointes M et OE, surmontées d'un trait horizontal, ne doivent pas être prises pour diphthongues, mais bien pour la contraction des syllabes atione, otione, ame, ane> orne, one.
Lettres enclavées. Pour ménager encore l'espace, les graveurs faisaient entrer des lettres les unes dans les autres ; telles sont les suivantes :
ci ce co ei hi ni si no qui vs w .. .. oc ie .. in is on .. us ..
Lettres retournées. Les inscriptions sigillaires offrent aussi des lettres rendues à contre-sens, et, dans ce cas, on peut prendre dans les capitales gothiques :
C retourné pour un X) D
ce