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Cette pièce, qui figure aujourd'hui encore dans le Triodion (2), se retrouve dans le Typicon hagiopolite de 1 122 (3), et jusque dans le Kanonarion hagiopolite des Ibères ou Géorgiens, qui date de la première moitié du VIIe siècle.
Le Kanonarion hagiopolite n'est pas autre chose que la version géorgienne du Kanonarion ou Ordo de l'Eglise de Jérusalem. On possède plusieurs témoins de ce livre, notamment le codex Kal, édité par l'archiprêtre Kékélidzé (4). Les données archéologiques fournies
(1) Nous n'avons pas besoin d'insister sur l'intérêt que présente cette disposition parallèle pour se rendre compte de la manière dont le grec était prononcé, au XIe et au XIIe siècle, dans l'Italie du Sud. Signalons simplement quelques équivalences : *\=e; ou = «; i) =y; si=y; mais surtout la variété des formes : rh u, s, oi, rendues indifféremment par i.
(2) Le Triodion est un livre liturgique de l'Eglise grecque qui contient les canons hymnographiques composés de trois odes seulement, pour la période qui va du IIe Dimanche après l'Epiphanie — Dimanche « du Pharisien et du Publicain » — jusqu'au Samedi-Saint.
{3) A. Papadopoulos Kérameus, 'Avgéasxto 'IspoaoXu|i.iTtxTj(; aTa/ooX&yia:, t. II, Saint-Pétersbourg, 1S94. (4) C. KÉKÉLIDZÉ, Iérousalimsky Kanonar VIIe vrka (Groitzinskaia Versia), Tiflis 1912.
LA TRADITION BENEVENTAINE.
par ce manuscrit permettent de dater sensiblement ce document de l'époque du patriarche Modeste (631-634). Cependant, reprenant l'hypothèse de Kékélidzé, le R. P. Thibaut inclinerait plutôt vers l'attribution à S. Sophrone (634-638). La raison qu'il en donne (1), c'est précisément le fait de la présence dans ce livre d'une composition insigne du patriarche hymnographe : les douze tropaires antiphoniques de l'Office des Heures saintes de la Passion, au soir du Vendredi-Saint (2).
Ajoutons que l'ordre original des douze tropaires a été considérablement modifié dans le Typicon hagiopolite; le THodion actuel ne présente, par rapport à lui, que la permutation des tropaires 8 et 9. Dans ces deux derniers documents, notre tropaire est le onzième, alors qu'il occupait le huitième rang dans le Kanonarion (3).
Nos manuscrits en donnent une traduction latine dont la mélodie a été adaptée aussi exactement que possible sur la précédente. A la différence de celle-ci, elle est attestée par toute une série de témoins : les Graduels VI. 35, VI. 38, VI. 39 et VI. 40 de Bénévent; et, en outre, par les deux Missels de Lucques et de Caiazzo. La restitution que nous donnons ci-après est basée sur l'ensemble de ces manuscrits; on peut donc dire qu'elle offre plus de certitude que la mélodie grecque dont nous avons cru devoir donner la transcription exacte d'après son unique témoin, sans lui apporter aucune des corrections de détail qui auraient pu être suggérées par l'étude critique de la version latine.
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O quando in cruce confixerant in-iqui Dominum glo-ri-ae! A-it ad e-os : Quid vobis
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molestus sum? a-ut 4 in quo ira-tus sum? Ante me quis vos libéra- vit ex angusti- is? Et nunc
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quid mihi reddi-tis
ma-la pro bo-nis? Pro co-lumna ignis in cruce me configi-tis; pro