‹ Paléographie musicale (volume 2)Chapitre 109 sur 157 · ES · texte numérisé non relu

ES

cem redemisti mundum. K u o u a e.

Ps. Cantate Domino.

Ce qui rend pour nous cette pièce singulièrement intéressante c'est qu'on y retrouve maintes formules, toutes semblables à celles que l'on a déjà si souvent rencontrées au cours des quelques pièces bénéventaines dont nous avons précédemment donné la restitution.

La plus frappante, étant donné sa fréquence dans le répertoire bénéventain, est la cadence qui termine !a deuxième incise :

iS a *!■ *— dans le texte grec, mais surtout tC ,fc^1~i~ dans le texte latin.

Pour ne parler que de la dernière, sous la forme précise où elle se présente ici, c'est à chaque instant qu'on la retrouve dans l'ancien répertoire bénéventain : par exemple dans le répons Ante sex dies (p. 260) :

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Bethani-

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de-si-dera

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ou bien dans le graduel Vadit propitiator (p. 282) :

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qui dice- bat de i- psis du- ci- tur

Bien des fois nous aurons encore l'occasion de retrouver des cadences toutes semblables.

LA TRADITION BENÉVENTAINE. 313

Mais c'est peut-être l'incise la plus ornée, la troisième, qui, sous sa double forme, donne à cette antienne un air de famille avec toute cette série de pièces dont nous avons précédemment donné la restitution mélodique :

d'abord la cadence iC \i\ AZ~ qu'on retrouve si souvent, et en particulier dans

l'ingressa Postquam surrexit (p. 276);

ensuite la phrase musicale elle-même. Qu'on veuille bien en effet, la comparer, sous sa forme latine ou sous sa forme grecque, aux incises suivantes, empruntées, tant à la communion Ouis te supplantavit qu'à l'ingressa Postquam surrexit, ou 'au graduel Vadit propitiator, et l'on pourra juger à quel point l'air de famille est parfait :

S — ; 'V fl *■ *"]\ (p. 266) S 3 ^y n fr ■ . 1t; — (P. 266)

di-sci- pu-lus ma-li- ti- am tu-am

S J* r'11 Ap. (p. 276) S Jas J* \ "yt qj >> (P. 276)

a cœ- na a- quam in pel- vim

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