Dei perfecta sunt opéra et omnes viae ejus judicia
Deus fidelis et absque ulla iniquitate, justus et rectus.
En ce qui concerne le texte de Y Attende, le tableau ci-dessus permet de constater que, pour tous les versets qui leur sont communs, nos deux traits sont identiques; qu'ils s'écartent sensiblement de la Vulgate, et suivent au contraire très exactement l'ancienne version, telle qu'elle figure aujourd'hui encore dans le Psautier de Saint-Pierre. La seule variante qui distingue la leçon romaine — gramina au lieu de gramen (2), — souligne à quel point nos deux traits sont d'accord entre eux, et proches de l'ancienne version.
Du point de vue textuel, les deux traits Cantabo et Attende font donc groupe, contre le Domine audivi.
(1) Ajoutons que nous avons dû nous contenter ici de transcrire purement et simplement la leçon du Graduel VI. 40. La pièce figurait bien aussi primitivement dans le VI. 38; mais elle a été presque complètement grattée, et remplacée par des litanies, de telle sorte qu'il n'en subsiste plus actuellement que l'incipit Attende.
(2) La leçon gramen figure bien dans quelques manuscrits; mais, outre qu'elle est extrêmement rare, la leçon gramina est attestée uniformément par les témoins les plus anciens.
LA TRADITION BENEVENTAINE.
Chanté, comme le trait romain correspondant, pendant la Procession aux Fonts, le Sicut cervus « ambrosien » suivait par conséquent la dernière leçon de la Vigile pascale, qui, à Bénévent, était elle-même précédée de la Bénédiction du Cierge.
Pour respecter l'ordre de la fonction telle qu'elle se déroulait dans la réalité, c'est donc maintenant de VExsuitet qu'il faudrait traiter; mais la logique s'accommode mieux d'une petite anticipation, qui nous permettra d'épuiser tout d'abord la question des traits bénéventains, en présentant le dernier d'entre eux, le Sicut cervus.
ot
rn-a^
Sic- ut
cervus desiderat ad
fon- tes a-
qua-
rum.