‹ Paléographie musicale (volume 2)Chapitre 126 sur 157 · I- ta · texte numérisé non relu

I- ta

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1 Ici le VI. 40 donne la vocalise écourtée, comme au premier et au troisième verset. s Ici le VI. 40 donne un simple punctum : la.

Très bref, et pour le texte et pour la mélodie, le Sicut cervus bénéventain, tel qu'il se présente dans nos deux Graduels Val. lat. io6yj et Bénévent, VI. 40 (1), ne comprend que quatre versets, conçus tous sur le même type, mais plus simples que dans tous les traits précédents : ils ne comportent même plus la division en deux demi-versets, telle que nous l'avons vu pratiquer pour tous les autres traits, et même pour X Attende, dont les versets n'étaient pourtant pas plus longs que ceux du Sicut cervus.

Dans ce dernier, chacun d'eux comprend donc seulement une formule d'intonation et une formule de cadence, réunies l'une à l'autre par le même récitatif en podatus et punctums que nous avons déjà vu utiliser dans nos trois autres traits.

L'adaptation de la formule d'intonation ne soulève aucune difficulté; elle correspond régulièrement aux deux premières syllabes (2).

(1) Le Sicut cervus bénéventain existait bien aussi primitivement dans le Graduel VI. jS; mais il a été gratté, et remplacé par des litanies.

(2) Tandis que le Graduel VI. 40 est ici très correct, sans aucune variante pour les quatre versets, le Graduel de la Vaticane indique une note de moins pour le climacus des deux derniers versets (pi. 68). Il semble d'ailleurs bien que la solution adoptée par celui-ci soit différente dans les deux cas, et qu'on doive lire respic ti vement, au début de chacun d'eux :

Si-ti- vit

et

Quando

Quant à la cadence, elle est à un accent et trois notes de préparation. Les quatre versets se terminant tous par des spondées, ce sont donc les cinq dernières syllabes de chacun d'eux qui correspondent régulièrement aux cinq derniers groupes. Les quatre premiers sont d'ailleurs constitués par une note simple, tandis que le dernier se développe en une vocalise, identique pour tous les versets, mais qu'on ne trouve intégralement notée dans nos deux manuscrits que pour le dernier, et en outre pour le second dans le Graduel de la Vaticane. Quant aux autres, c'est la forme suspensive qui est toujours indiquée, telle que nous l'avons reproduite au premier et au troisième verset; déjà nous avions vu employer le même procédé d'abréviation, notamment pour le trait Cantabo et pour Y Attende. Le mélisme omis dans chacun de ces cas pouvait d'ailleurs être facilement suppléé : c'est celui-là même, en effet, qui termine uniformément les vocalises finales de tous les traits bénéventains, comme on peut s'en assurer en se reportant aux tableaux précédents pages 363, 367 et 369.

Psautier romain

Trait romain

Trait bénéventain

VULGATE

Sicut cervus desiderat ad fontes aquarum :

ita desiderat anima mea ad te, Deus.

Sitivit anima mea ad Deum vivum :

quando veniam et apparebo ante faciem Dei?

Fuerunt mihi lacrimœ meae panes die ac nocte, dum dicitur mihi quotidie : Ubi est Deus tuus?

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