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Ut invi-si-bi-lem De- um Patrem omni-potentem, Fi-li- umque e-jus unigeni-tum Dominum
^ - J ■ « a-^ni
nostrum Je- sum Chri-stum, to- to cordis ac mentis affe-ctu, et vocis miste-ri-o
perso-ne-mus. Qui pro nobis aeter- no Patri Ads debi- tum sol-vit : et ve-te-ris pi-acu-li
te
7— ylfo&û==i
♦JV^ iFiTi—Tz— 3zzjzz^i=
cauti-onem pi-o cru-o-
re de-ter-sit. Hsc sunt enim festa pascha-li-a gaudi-o-rum
« Ma 1 ■ . . , - ■
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in quibus verus ille Agnus occidi-tur, e-jusque sanguis postibus
conse-cra- tur.
LA TRADITION BENEVENTAINE.
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In quibus primum patres nostros fi-li- os Israhel eductos de .<Egypto, Ru- brum ma-re
te
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sicco vesti-gi-o transi-
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re fe- cisti. Haec igi-tur nox est, quae pecca-to-rum tenebras,
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columnae illumina-ti-o-
ne purgavit. Haec nox est, quae hodi-e per uni-versum mundum,
fe
PS
in Christo credentes, a vi-ti- is saecu-li se- grega- tos, et ca-ligine peccatorum, reddit gra-
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ti-ae, fa-ci- at
sancti- ta- tem. Hase nox est, in qua destructis vincu- lis mor-tis,
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Christus ab infe-ris vi-
te*
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ctor a-scen-dit. Ni-hil e- nim nobis nasci profu-it, ni-si redi-
te
pro-fu- isset. O mi-ra circa nos tu-ae pi-eta-tis digna-ti-o! O inaestimabi-lis
£ SV\ JLA ,. „ I J < ■ =^-1
di-lecti-o ca- ri-ta-tis : ut servum redimeres, Fi-li-um
tra-di- di- sti! O certe ne-
te
cessari-um Adae pecca- tum, quod Christi morte
de-le-tum est! O fe- lix culpa,
"-V— *V\ ^ A .fo— -
quae ta-lem ac tantum me- ru-it habere
Red-empto- rem! O be-ata nox ,quae
so-la meru-it sci-re tempus et ho-ram, in qua Christus ab infe-ris
re-sur-re- xit!
te
Haec nox est, de qua scriptum est : Et nox ut di-es illuminabi-tur : Et nox illumina-ti-o
Mz-b-
iiX*
me-a in de-li- ci- is me- is. Hu-jus igi-tur sancti-fica-ti- o no- ctis fu- gat sce-
te
lera, cul- pas la-vat : et reddit innocenti-am lapsis, mœstis keti-ti-am. Fu- gat odi-a,
fe^
concordi-am parât, et cur- Paléographie XIV.
vat impe-ri- a.
Hic ponantur V gratta incensi in modum crucis.
Le manuscrit s'arrête actuellement ici, en bas du folio 54 verso, pour ne reprendre, au feuillet suivant, qu'au cours de la messe du IVe Dimanche après Pâques. C'est dire que nous sommes privés, avec la suite de la fonction du Samedi-Saint, de toute la fin de Y Exsultct.
Si nous avons tenu à reproduire intégralement ce qui nous reste de cette pièce, c'est afin qu'on puisse se faire une idée, non seulement du genre du récitatif, mais aussi des éléments essentiels qui le composent.
Force nous est, en effet, d'analyser simplement ces éléments, sans qu'il soit possible de songer à dresser ici un schéma comparable à celui que nous avons donné pour les deux Exsultct précédents. Même si les dimensions restreintes dont nous disposons avaient permis l'établissement d'un semblable tableau, on se serait trouvé en présence d'un nombre tel d'irrégularités de détail et d'altérations de formules, qu'il eût été nécessaire d'y adjoindre tout un appareil de notes; ce qui eût pratiquement compromis les avantages d'une simplicité schématique, obtenue grâce à des assimilations, en apparence au moins quelque peu arbitraires (1).
Le plus simple est donc ici d'analyser successivement les éléments essentiels de ce troisième Exsultct, cherchant à dégager dans chaque cas, de toutes les variétés sous lesquelles les formules apparaissent, appliquées ici et là au cours de la pièce, la leçon authentique du récitatif original.
Entre toutes ces formules, la plus caractéristique, sans conteste, est la grande cadence ornée dont le mélisme initial atteint le ré pour redescendre ensuite jusqu'au fa.
Si l'on en juge d'après l'accord du manuscrit avec lui-même, voici la forme-type de cette grande cadence :
(1) Dans la transcription qui précède, nous avons respecté scrupuleusement le témoignage de l'original, et même, autant que faire se pouvait, pour la forme des neumes, notamment pour les liquescentes et les oriscus. Il convient toutefois d'observer que l'écriture du manuscrit pouvait donner lieu à quelques hésitations quant au doublement de certaines notes. Assez souvent, en effet, on y trouve des punctums légèrement prolongés, et dont on ne sait au juste si on doit les traduire par une seule note ou bien par deux. De même, adjoint à certaines virgas, ou à la fin de neumes plus complexes, un léger trait supplémentaire, souvent collé au neume essentiel, parfois aussi légèrement détaché de lui, laisse dans l'embarras le transcripteur qui, soucieux de suivre l'original d'aussi près que possible, se rend compte qu'il ne peut s'agir de doublements au sens strict. De fait, la comparaison avec les cas analogues prouve que ce sont là des nuances d'exécution, parfois expressément formulées, mais le plus souvent négligées; de telle sorte que c'eût été évidemment trahir l'original que d'écrire :
g%M__,=n ■ n .J^twû
Las- te-tur concordi- am pa-rat Fili-um
alors que nous avons par ailleurs :
sic 3k îfc
Haec nox est ut servum re-dime-res faci-at
Dans tous ces cas, il s'agit, non pas d'un doublement proprement dit, mais bien d'une légère insistance, que, dans une édition pratique, il eût été bon de marquer d'un épisème d'allongement; ici nous nous devions de considérer ces notes comme simples, sans aucune arrière-pensée d'exécution pratique.
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J* •*» ilê
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Chri-
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mi-
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sit
po-
sti-
bus
con-
se-
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tur
fa-
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cti-
tâ-
tem
in-fe-
ris
ctor
as-
cén-
dit
Fi-
um
tra-
di-
sti
mor-
te
de-
lé-
tum
est
En face de cette série de cadences, d'accord entre elles, et que nous sommes par le fait même autorisé à considérer comme régulières, on en trouve un certain nombre qui s'écartent plus ou moins de la formule-type (i).
(i) Voici tout d'abord quelques cas où l'altération de la cadence ne porte que sur l'un seulement des groupes. Tout d'abord allégement du grand mélisme A :
■ Pi ■
Ji
misteri-
per-
so-
né- /
mus
in de-
is
mé-
is
Puis altération du pes sitbbipimctis B
soit par alourdissement :
te
habeinfe-
re
ris
Rere-
demsur-
soit par allégement
te=
rediilluminatitrans
ês
ptoré-
rem xit
mi o-
prône re
fupurfe- cï
îs- K'Â-
set vit
sti
Voici enfin les autres variantes de la même formule
into-
misericordi-
te:
hase
tX
net
lu
tà-
au-la
sui-
te
tet
ai
LJ
lumi- Bn-i
nis
cla-
ri-
ta-
tem
S fia J
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splendo-
Pl-LI
re
lu-
strâ-
ta
6 Ma
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ador-
na-
ta
ful-
gô-
re
Ces variantes mélodiques, attestées chacune par un seul témoin, peuvent être considérées comme autant d'altérations de la même formule. On notera toutefois, dans ce dernier groupe de leçons divergentes, un
Telle semble donc bien être la formule-type, au moins en cas de finale spondaïque. On remarquera toutefois que, sur les neuf cas où la formule-type est adaptée très exactement, on en trouve un de cadence dactylique : morte delétum est; adaptation matérielle qui, évidemment, n'est pas très heureuse. Les autres cadences dactyliques, assez rares d'ailleurs dans notre pièce, sont traitées un peu différemment. En fait, si l'on excepte celle
certain nombre de coïncidences qui pourraient bien avoir leur importance dans une restitution critique de l'ensemble de la pièce.
Ce qui fait l'intérêt des détails que nous allons signaler, c'est que les six cadences en question appartiennent toutes au Prologue : on n'en trouve pas une seule empruntée à un autre passage de XExsultet; et l'on ne trouve pas non plus une seule cadence du Prologue sur l'une quelconque des variantes mélodiques précédemment signalées, notamment sur la formule-type.
Si, dans le dernier groupe, on voit les six leçons mélodiques différer deux à deux, sur quelque détail au moins, elles s'accordent au contraire, dans l'ensemble, sur un certain nombre de particularités qui ne semblent pas purement l'effet du hasard :
a) Dans aucune d'entre elles on ne retrouve le si qui, partout ailleurs dans le grand mélisme, précède immédiatement le premier climacus.
b) Dans aucune d'entre elles, le climacus en question n'est suivi de la remontée au si, mais seulement au la, comme note de départ pour le second climacus. Il en est de même, c'est vrai, pour l'une des variantes de la formule-type signalées plus haut; mais cette faute s'expliquerait précisément par l'assimilation inconsidérée du mélisme propre à la Préface avec celui qui vaudrait seulement pour le Prologue.
c) Enfin, comme on peut encore le constater, dans ce dernier groupe de variantes le mélisme n'est maintenu sans division que deux fois sur six. Quatre fois sur six, par conséquent, il y est divisé sur deux syllabes. Or, jamais le même fait ne se reproduit dans la Préface, où il se trouve régulièrement affecté à une seule syllabe, et donc normalement considéré comme indivisible. C'est à l'analogie des formules qu'il faudrait encore ici attribuer le maintien de tout le mélisme sur une seule syllabe dans deux cadences du Prologue. Il reste, en tout cas, que l'accord est moins unanime sur ce dernier point que sur les deux précédents.
Comme on le voit, ces divergences entre les deux types de cadences ne semblent pas absolument fortuites. Et il n'est pas du tout impossible qu'elles aient été parfaitement voulues par le compositeur, estimant qu'il devait traiter la Préface dans un style plus ample, et réserver au Prologue des formules analogues, mais plus discrètes.
Bref — et puisque nous en sommes réduit à juger des principes d'adaptation d'après le nombre des cadences qui nous restent dans un manuscrit unique, — il semble bien que pratiquement on devrait distinguer deux types de grandes cadences, dont les mélismes seraient de règle respectivement :
soit dans le Prologue :
soit dans tout le reste de la pièce :
au- la,
ctor;
la formule du Prologue étant moins ornée : sans passage par le si avant l'attaque du premier climacus; sans remontée au si, mais seulement au la, comme note de départ du second climacus; le mélisme portant enfin normalement sur deux syllabes dans le Prologue, alors qu'il est toujours indivisé dans le reste de la pièce.
Il nous suffira d'avoir signalé ces différences, dans la mesure où elles permettent de comprendre les principes probables de composition de cet Exsultet orné, mais sans chercher à en restituer ici la version primitive authentique.
LA TRADITION BENEVENTAINE.
que nous venons de signaler, il n'en reste plus actuellement qu'une seule dans toute la Préface : B
tffl
jfrg», ,1t
et
cûr-
vat
im-
pé-
ri-
Formule correcte, mais un peu abrégée, semble-t-il, si on la compare à la cadence-type spondaïque. Le podatus subbipunctis B abandonnant sa dernière note mi sur la pénultième brève, c'est ici un torculus fa-sol-fa que nous devrions avoir sur le dernier accent, et non un simple punctum. C'est également un torculus — le torculus normal — que nous devrions retrouver sur la première syllabe de impéria, réduite ici à un podatus liquescent.
De ce dernier point de vue, le Prologue nous fournit deux cadences dactyliques qui sont plus correctes :
Êffi
amiim-
plé-
se re
capre-
ncf-
pi-
nem at
Mais, comme on le voit, elles sont d'accord avec la cadence précédente pour les trois dernières syllabes (i).
L'étude des cadences les plus importantes étant ainsi terminée, nous passons à l'examen d'une autre formule, sensiblement moins ornée, et caractérisée par un grand climacus qui descend par degrés conjoints du si au fa.
Normalement, cette formule est affectée aux cadences de moindre importance; et ceci, sous deux formes : l'une conclusive, sur fa; l'autre suspensive, sur la.
L'une et l'autre de ces formules comportent naturellement une variété spondaïque et une variété dactylique, susceptibles elles-mêmes de contraction, lorsqu'elles doivent s'adapter à un texte trop bref.
(i) Si l'on compare ces deux formules dactyliques du Prologue avec les deux cadences précédentes, empruntées à la Préface elle-même, on ne peut manquer de constater qu'on y trouve, relativement à la dualité du mélisme, une confirmation des deux premières particularités signalées précédemment à propos des cadences spondaïques.
Comme pour celles-ci, les cadences dactyliques du Prologue ne comportent, ni «'avant le premier climacus, ni remontée au si après. Par contre, dans les deux cadences en question, le mélisme est tout entier sur une seule syllabe. Il en est différemment, c'est vrai, pour les deux autres cadences dactyliques du Prologue :
irradi-
frd-
ta
très
ful-
go-
bus
De telle sorte que, somme toute, si la division du mélisme n'existe jamais dans la Préface, on ne peut affirmer qu'elle soit toujours de règle dans le Prologue.
Voici tout d'abord la formule-type spondaïque de cette cadence moyenne sur fa, avec les variétés qui en dérivent immédiatement :
Formule normale : torculus d'accent.
Cursus planus.
Cadences dactylo-spondaïques.
tm
ni
mén-
tis
af-
fé-
ctu
dae
pec-
câ-
tum
tém-
pus
et
ho-
ram
dé-
bi-
tum
sol-
vit
vin-
cu-
lis
mor-
tis
Formules altérées : a) torculus d'accent abrégé en podatus.
Cursus velox.
fm
rt
{ dilécti-
ca-
ri-
ta-
tis
b) torculus d'accent abrégé en punctum.
Cadences dactylo-spondaïques,
Ff-
mni-
poum
ténsû-
tis um
c) torculus d'accent amplifié.
Sffi
Cadence
dactylo-spondàique. { sanctifi
ca-
ti-
no-
ctis
La formule normale de cadence n'est pas autre chose, ici encore, qu'un cursus planus mélodique, adapté purement et simplement aux cinq dernières syllables de toute cette série de cadences spondaïques.
Dans le premier groupe, tout entier régulier, nous trouvons trois exemples de cursus planus et deux de cadences dactylo-spondaïques; c'est dire que cette formule-type comprend normalement deux accents : sur le si isolé et sur le torculus.
Ce torculus d'accent est d'ailleurs parfois abrégé, par l'amputation, soit de sa dernière note, soit même de ses deux dernières notes : c'est ce que l'on peut voir dans les deux groupes suivants, où ce dernier accent se voit affecter, soit un podatus. soit un simple punctum.
Une fois seulement, nous trouvons le torculus en question amplifié, par l'addition d'un fa et d'un mi : c'est la troisième et dernière des formules altérées mentionnées ci-dessus.
La cadence spondaïque sur fa est donc normalement adaptée dans notre manuscrit à des finales de cinq syllabes. A plusieurs reprises pourtant, le compositeur s'est trouvé en présence de cadences où il ne disposait pas de ces cinq syllabes, mais seulement de quatre. C'est notamment le cas pour les cinq cadences dispondaïques ci-après :
LA TRADITION BENEVENTAINE.
Formule normale contractée.
Rû-
secûl-
Je-
bru m
gre-
pas
su m
magâlâ-
Chri-
re
tes
vat
stum
Formule altérée : torculus d'accent abrégé en punctum.
rftj
hû-
jus
lau-
dem
L'adaptation de la formule-type se fait très simplement, on le voit, par la fusion des deux premiers groupes en un seul. Il n'y a pas lieu d'insister sur la petite particularité, voulue probablement, de la finale Jesum Christum. Quant à la dernière cadence — assez difficile d'ailleurs à lire dans le manuscrit, — il semble bien qu'elle présente la même irrégularité que les deux cadences dactylo-spondaïques du groupe b ci-contre : à savoir, la réduction à un simple punctum — liquescent — du torculus d'accent.
Tous les cas de cadences spondaïques sur fa étant ainsi épuisés, il nous reste à signaler les quelques cadences dactyliques du même type qui subsistent dans notre manuscrit; il y en a six en tout.
Formule normale.
• la
gnus
oc-
di-
tur
ff-
os
Is-
ra-
el
pie-
tâ-
tis
di-
gnâ-
ti-
Ëm