KM
ces-
ju-
sa-
stum
n-um ;
est
;num et
Lorsque, dans ce type de cadence, la première note se trouve être un si, le la initial passe au groupe suivant :
fe-
ux
cûl-
pa!
LA TRADITION BENEVENTAINE.
ou bien, sous la forme dactylique :
mce-
*ÇE
StlS
lae-
ti-am
Enfin, quand le texte est trop bref, nous voyons fusionner les deux premiers groupes voisins, comme dans l'exemple suivant :
te
fû-
gat
sce-
lera,
à moins qu'on ne soit même conduit à supprimer de la formule quelqu'un de ses éléments essentiels :
Ëm
S Ha
Ëm
vén- : tem
se-
eu m
6 fia
gà-
mus
• la
Haec
nox
est
Les trois cadences ci-dessus montrent comment, pour gagner une syllabe, le compositeur a omis le fa précédant immédiatement le dernier accent; ce qui l'entraînait, du même coup, à supprimer le sol qui terminait le groupe précédent.
Sur le premier de ces exemples, on voit ce que devient la formule spondaïque, appliquée à quatre syllabes; sur le second, comment les deux premiers groupes fusionnent lorsqu'on ne dispose plus que de trois syllabes; sur le troisième enfin, la solution adoptée lorsque cette jncise de trois syllabes est en même temps un début de phrase.
On retrouve quelque chose d'analogue dans l'incise dactylique Hujus igitur :
fe
Hû-
jus
Mais les deux syllabes précédant l'accent ont permis de maintenir distincts le groupe orné et le neume d'intonation.
C'est de cette formule d'intonation qu'il nous faut maintenant traiter, pour terminer l'étude des éléments constitutifs de YExsultet de Raguse.
Elle est caractérisée, on vient de le voir, par la progression ascendante fa-sol-si. Mais, selon les cas, ces trois notes sont affectées, tantôt à une seule syllabe, tantôt à deux ou même à trois syllabes. C'est cette division que nous retiendrons, pour grouper les incipits de même type. Mais, afin de donner une idée de la souplesse des solutions adoptées par le
Paléographie XIV.
compositeur, nous rapprocherons sous chacun de ces types les différentes incises, selon les procédés assez variées dont il s'est servi pour enchaîner la suite de la phrase avec l'intonation commune. Retrouvant de la sorte quelques-unes des cadences, moyennes ou grandes, étudiées précédemment, nous achèverons d'épuiser la série de celles qui, moins importantes, ne méritaient pas une étude particulière : notamment la cadence suspensive sur sol qui joue en somme le rôle de flexe.
Voici donc tout d'abord la série des incipits en scandicus, où les cas analogues ont été rapprochés, d'après le type de la première cadence qui se présente dans la phrase, après l'intonation et la récitation qui suit :
Cadences sur sol.
rem
avec mi
(groupe j avant,
la cadence).
Gau-
de-
at se
tan-
tis
tel-
lus
Pi
Et
f*ffl~T
ma-
gnis po-
pu- lo-
ru m
vô-
ci-bus
sans mi (groupe J avant-
Lae-
te-tur
et
ma- ter
Ec-
clé-
si- a
la cadence).
Ut
qui
me
non me-
is
mé-
ri- tis
Cadences sur la.
simple.
omee (normale).
ornée (contractée).
rPm
E la | «
Haec
i-gi-
tur
nôx
est
i Is. 5
mi-
ra
ci'r- /
ca nos
Per
Oui
Pm
Dominum nopro no- bis
strum Jéae- tér-
su m no
Chrf- Pâ-
stum tri
cer-
te ne-
ces-
sa-
ri- um
b la 1 5
Hu-
jus
gi-tur
Grâce à la disposition même de ce tableau, il est inutile d'insister longuement sur la série des incises qui s'y trouvent représentées : cadences sur sol ou sur la; dans le premier cas, avec ou sans mi d'ornement; dans le second cas. repos sur une cadence simple.
LA TRADITION BENEVENTAINE.
ou bien plus ornée; la dernière se présentant d'ailleurs une fois sous la forme contractée, en raison de la brièveté du texte (i).
Voici maintenant la série des incipits de phrases où la progression fa-sol-si est divisée sur deux syllabes : le podatus fa-sol sur la première; le si isolé, à l'aigu, sur la seconde, qui est régulièrement une syllabe accentuée :
Cadences sur sol.
sans mi
(groupe j avatit
la cadence).
LJ
Ex-
sûl-
tet
jam
an-
gé-
lica
y la
ex-
sûl-
tent
di-
vi- na
my-
sté-
ri- a
Cadences sur la.
rfim
5 la
en passant par le fa < (normale).
ut quae con-
fËn-1
sér- ; vum
sô- . la
cor- • di- /
me- ru-
re- • it am '
di- :
SCI- :
pâ-
mères re rat
en passant
par le fa 4
'contractée).
jûsr
que
sân- /
guis
! la
sans passer par le fa.
in
quidû-
bus ctos
vede
rus . E-
: gy-
le pto
Cadences sur fa.
simple.
amorcée
par le
grand me'l/sme.
Sb
( Ha-
bé-
mus
ad
mi-
num
C Ma |
et
vô-
cis
miste-ri-
o (persone-)
mus
co
ve-
stigio
trans-
i- ( re feci- )
sti
quod
Chrf-
sti
mor-
te (deletum)
est
in
qua
Chrf-
stus
ab
infe-
ris(resurre-)
xit
Et
nox
lumi-na-ti-
me- a in de-
li-(cii«
> me-)
is
(i) A cette série d'incises, commençant régulièrement par un scandicus, il semble bien qu'on doive joindre les deux suivantes, où le scandicus en question s'est vu ajouter un la supplémentaire de passage :
Cadence sur la ~l- -1 JT (ornée).
Ut
in-vi-si-bi-lem De-
um Pa- trem
Cadence sur
■ra — Â
L J jp
Di-
gnum et
ju-
stum
est
Comme dans le cas précédent, nous retrouvons ici :
deux cadences sur sol, dont aucune ne comporte, comme Tune des variétés du groupe précédent, le mi d'ornement ;
une série de cadences sur la, avec ou sans passage par le fa, et dont l'une se présente sous la forme contractée, en raison de la brièveté du texte;
enfin deux types de cadences sur fa, dont l'un, très simple, n'est appliqué qu'à la réponse Habemus ad Dominum, tandis que l'autre conduit au grand mélisme qui amorce les cadences les plus importantes.
Enfin, sous la même intonation, on doit grouper quelques formules, d'ailleurs dépareillées, qui n'atteignent le repos de la cadence qu'après être remontées au si :
Cadences avec remontée < au si.
rfirv
LJ
Et
Ëm
réd-
dit
in- ; no-
cénti-
am
psi s
Cadences
i la |
sur fa.
Et
nôx
ut
di- es il-
lû-
mi-
nà-bi-
tur
Et
fîm
vé-
te-
ris pi- a-cu-li
câu-
ti-
nem
Cadence
LJ
In
qui-
bus
pri-mum
Pâ-
très
no-
stros
Les deux premières formules se répondent bien, avec décomposition ou fusion des groupes d'accents. Normal pour la cadence spondaïque, le torculus correspondant au dernier accent abandonne sa dernière note à la pénultième brève, en cas de finale dactylique; et de même pour l'avant-dernier accent : séparé du dernier par une seule syllabe, il se voit doté d'une clivis, dont la seconde note passe à la syllabe supplémentaire quand il y en a deux entre les deux accents.
Contrairement aux deux premières, la troisième des cadences ci-dessus est certainement fautive : on devrait avoir, comme dans la première, un torculus sur le dernier accent, et non un simple punctum.
La dernière formule enfin, cadence suspensive sur la, est ici seule de son espèce.
Dans toute cette série de cadences où la formule d'intonation est divisée sur deux syllabes, il apparaît clairement que le si isolé correspond à la syllabe d'accent, située ainsi normalement à l'aigu. Les deux seules fautes d'adaptation que l'on puisse relever, de ce point de vue, appartiennent au groupe des cadences sur fa amenées par le grand mélisme (p. 411). Il est évident que sicco vestîgio est ici mal adapté, comme aussi in qua Christ us.
LA TRADITION BENEVENTAINE.
C'est d'ailleurs cette même règle de l'accentuation sur le si qu'on trouve appliquée, dans toutes les intonations où la progression fa-sol-si est divisée en ses éléments les plus simples.
Voici les quatre intonations de ce type qui nous restent :
sans mi
(groupe j avant
la cadence).
Cadences sur sol.
Cadence sur la.
avec mi (groupe j avant « la cadence).
altérée.
sans passer par le fa.
S la
f'fm
et
pro
tân-
ti
Re- gis
cto-
ri- a
C jbi
rPm
ad
tam
mi-
ram
san-
cti
h il-
jus