‹ Paléographie musicale (volume 2)Chapitre 137 sur 157 · ST · texte numérisé non relu

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est pro- ce- dat! Si quis paganus est pro- ce- dat!

Si quis a-ri- anus est pro- ce- dat! Cu- jus

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cura non est pro- ce- dat! (3)

(1) Parmi nos manuscrits, deux seulement donnent le même type de litanies :

le Graduel Bénévent, VI. 40, dont la version, texte et mélodie, est à peu près identique à celle du VI. jç, sauf toutefois pour l'invocation Sancta Maria (cf. pi. xxi) ;

et les Fragments de Farfa, tout semblables aussi pour la mélodie, mais dont le texte est un peu différent au début : Domitie protège nos. Domine guberna nos. De plus, l'invocation Sancta Maria et quelques autres qui la suivent sont assez différentes comme mélodie, encore que celle-ci se rapproche davantage, pour le début, du VI. jç (cf. pi. xxvn).

Il peut être également intéressant de signaler qu'on retrouve ce même type de litanies employé au XIVe siècle à Rouen pour les Rogations : vestige des échanges constants qui eurent lieu, à partir du XIe siècle, entre la Normandie et l'Italie du Sud. Cf. Le Graduel de V Eglise Cathédrale de Houen, Rouen, Lecerf 1907 Reproduction phototypique du codex Paris, B. N. lat. Ç04, fol. 144.

Par ailleurs, nous n'avons pas à tenir compte ici des litanies de seconde main du Graduel VI. 38. Quant au Missale Antiquum VI. jj, il se contente de mentionner les litanies, sans en donner le texte. Le manuscrit de la Vallicellane, lui, donne au contraire, une longue litanie des Saints, mais sans mélodie.

(2) Aux huit manuscrits mentionnés plus haut (pp. 424-425) il faut ajouter le codex Borne, Vat. Urb. 602, où l'on trouve la même série de monitions, écrites et notées de seconde main, vraisemblablement au XIIIe siècle.

(3) Pour la mélodie, nos neuf manuscrits sont entièrement, d'accord à quelques légères variantes près : En ce qui concerne l'intonation, le codex Borne, Vall. C.32 s'écarte seul de l'ensemble, en donnant toujours

un podatus après la clivis :

-Mu-a

Si quis ca-techumenus est pro- ce-dat!

Le même manuscrit, on le voit, supprime le si final dans l'avant-dernier neume de chaque cadence; variante qui lui est commune avec le Graduel VI. 38 de Bénévent. Les fragments de Farfa (pi. xxvu) présentent aussi la même particularité, mais donnent le quilisma au lieu du scandicus, et la cadence sur la au lieu de si :

pro- ce-dat !

Plusieurs fois on y trouve également le quilisma sur le groupe précédant immédiatement le porrectus.

Tous d'accord sur les diverses catégories des infidèles visés par ces monitions, nos manuscrits ne s'entendent pas sur l'ordre dans lequel ils sont désignés. De ce point de vue, on peut distinguer trois groupes comprenant respectivement les manuscrits suivants :

bénévent, vi. 33

Farfa

Rome, Vall. C. 32

Rome, Vat. Ottob. 576

Rome, Vat. Urb. 602

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