FI- ' J
lf-
ci K,
mi «£•
1 nr7/ ^-'
cru.* W uice m mfr
" m mr
Ct? • Vjf «Mit tri '-<t .•••fua-v^it-v-mt\<r5«-M-iL.: wi '
'wm^Mt
, f^m^jv jW* pî fia
Lemltit"*"^1 o um bfî trier* or>f hanff»«n^to «tv<* La?
\l% j -J ' 7 • 'if. '
tlLu ttii i-ux><rr
at ?» fnt ne
•^ Ut <X' £*?( Ut» l^'l I U*JI « 4K- jTVJ. « lt£r H<TTï* TtmtA- !lttfKttiJL-f £T> <t\^. ll^ t\<3 tl 2t»mt tl»?- rt\| ( V
des éléments de travail aussi variés que possible », on décida de faire paraître, en dehors de la publication normale par abonnement ou souscription, une « seconde série », dite « monumentale », où chaque manuscrit verrait le jour en entier, en une seule fois, à des époques indéterminées. Pour divers motifs, cette seconde série ne compte encore que deux volumes : Y Antiphonaire d'Hartker, Xe siècle (nos 390-391 de la Bibliothèque de Saint-Gall), et le Cantatorium, IXe siècle (n° 359 de la même Bibliothèque), qui sont certainement, pour l'Antiphonaire comme pour le Graduel, les documents les plus précieux qui nous soient restés du moyen-âge.
Quant à la reproduction même des manuscrits, Dom Mocquereau opta pour la publication de monuments entiers, « en assez grand nombre pour pouvoir restituer dans son intégrité le répertoire grégorien » ; il semble même, d'après ce que nous avons dit plus haut, que ce fut toujours là sa pensée (1). A ce fond premier et essentiel, on ajouterait « par simples fragments, un certain nombre d'autres manuscrits, nécessaires à connaître pour l'histoire complète de la notation musicale ancienne » (2).
De fait, si l'on excepte les volumes II et III, remplis par la collection des Justus ut pa/ma, c'est bien là le plan adopté au début : chacun des premiers Volumes contient d'abord un document entier, ou du moins toute la partie intéressante du point de vue chant, et ensuite, comme en appendice, une série de « planches », donnant des spécimens d'écritures anciennes.
De cette manière, la Paléographie poursuivait du même coup le double but qu'elle s'était proposé : la restitution du chant de l'Eglise romaine, et l'étude approfondie de la neumatique grégorienne.
Enfin, en principe, la Paléographie Musicale serait une publication purement documentaire.
Très certainement, l'idée de Dom Mocquereau fut toujours de réduire au minimum la part des dissertations et des explications théoriques. Elles étaient évidemment nécessaires ; il fallait bien « en tête de chaque monument, en indiquer les particularités remarquables aux points de vue paléographique, musical et liturgique, et donner les notions les plus élémentaires pour initier tous les lecteurs au déchiffrement des neumes » (3). Autrement, la Paléographie fût restée un grimoire inintelligible, un véritable rébus, et n'eût pas atteint le but qui était son unique raison d'être.
Mais Dom Mocquereau voulait que ces indications fussent « brèves ». Il s'en est expliqué dans son Introduction générale : «Notre publication, dit-il p. 48, est destinée à tous les amateurs de chant liturgique, en dehors de toute préoccupation de parti. Loin de vouloir fournir de nouveaux éléments à la polémique, nous apportons pacifiquement à tous des éléments pour travailler, des moyens pour étudier les
(i) Cf. aussi Paléogr., Vol. IX, Introduction, p. 9*.
(2) Introduction générale, p. 46.