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respon-de mi- hi. Oui- a eduxi vos de terra v£-gy- pti, para-
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cru- cem Salvato-ri tu- o.
L'identité d'origine des deux pièces est certaine. On notera cependant la manière très bénéventaine dont sont traitées les cadences connues sur le ré et sur le mi qui terminent les mots tibi, mihi, /Egjpti, tuo.
La communion, enfin, est une apostrophe au traître Judas :
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tra- di-ti- o-
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pu-lus, sed ma-
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gnus; se- cundum ma-li-
ti- am tu-am recepi-
sti.
Ici encore, les répétitions sont fréquentes, tant au début des incises : traditionem, fuisti discipulus, seeuiuium malitiam, qu'aux cadences : meditareris, malignus, recepisti.
On n'aura pas manqué de remarquer que maintes formules usitées au cours de cette pièce se retrouvent identiquement dans le graduel Dum congregarentur de la même messe. On ne saurait contester qu'une réelle monotonie résulte de ce manque de variété.
B. — Le Lundi et le Mardi-Saints.
Comme nous en avons déjà fait la remarque à propos du Samedi Sitientes, un bon nombre de manuscrits bénéventains indiquent deux graduels à chacune des deux premières fériés de la Semaine Sainte. Ce sont :
pour le Lundi, les graduels Exsurge Domine et in fende et Discerne, ce dernier emprunté au Mardi précédent :
(i) La clé indiquée est celle qui nous a paru le moins invraisemblable.
pour le Mardi, les graduels Ego autem et Pacifiée, le dernier emprunté au Vendredi précédent.
Ce sont là encore, comme au Samedi Sitienfes, des traces de l'ancienne organisation romaine, qui prévoyait une double lecture pour chacune de ces deux messes.
Si l'on se reporte, en effet, aux plus anciens témoins du lectionnaire romain, et en particulier au cornes dAlcuin (i), à celui de IVur^bourg (2) et à celui de Murbacb (3), on y trouve uniformément affectées :
au Lundi, les deux leçons Dominus Deus aperuit... (Is. L, 5-10) et Si bonum est... (Zach. XI, 12 — XIII, 9);
au Mardi, les deux leçons Domine demonstrasti... (Jer. XI. 18-20) et Circumveniamus... (Sap. II, 12-22).
De ces doubles leçons, nous n'avons conservé, dans chaque cas, que la première; la suppression de la seconde entraînant la disparition du graduel correspondant. Il s'agit d'une altération très ancienne, puisqu'il n'y a plus guère de traces de l'ordre primitif, dès le VIIIe et le IXe siècles. Pour chacun de ces deux jours, on ne trouve, en effet, qu'un seul graduel indiqué dans le Cantatorium de M on ça (4); un seul dans le Graduel de Rbeinau (5), un seul également dans le Blandiniensis et dans les Antiphonaires de Compiègne, de Corbie et de Senlis (6). Le double graduel ne subsiste, pour ces deux fériés, que dans un petit groupe de témoins bénéventains du XIe et du XIIe siècles : les manuscrits VI. 34, VI. 35, VI. 38, VI. 39 et VI. 40 du Chapitre de Bénévent (7).
Les manuscrits cassiniens Vat. lat. 6082, Mont-Cassin 546 et Vat. Ottob. 576, d'accord, une fois de plus, avec l'usage romain postérieur, n'en ont conservé qu'un seul.
Comme eux, notre codex Vat. lat. 1067} ne donne que le premier. On aurait aimé connaître le témoignage du Missale Antiqunm VI. )} de Bénévent; il comporte malheureusement une lacune à chacun des deux endroits qui nous auraient intéressés. Ajoutons, par contre, que le codex Paris. B. N. 11. a. 1669 — bénéventain au sens large — s'il comporte, lui aussi, une lacune au Mardi, donne bien, au Lundi, les deux graduels Exsurge Domine et Discerne (8).
(1) Thomasi-Vezzosi, T. V, pp. 302-303, reproduit par Ranke, Das Kirchliche Perikopensystem, Berlin 1847, Append., p. lxiv.
(2) Revue Bénédictine, XXVII (1910), p. 54.
(3) Revue Bénédictine, XXX (19 r 3), p. 41.
(4) Thomasi-Vezzosi, T. V, p. 262.
(5) Gerbert, Monumenta Veteris Liturgiae Aietnannicae, P. I, p. 381.
(6) On trouvera le témoignage de ces six manuscrits confronté dans Y Antiphonale Missarum Sextup/ex, Bruxelles, Vromant 1934, nn. 74-75.
(7) Notons toutefois que la Micrologue témoigne encore, au XIe siècle, pour la double leçon. (P. L., t. CLI, col. 10 15).
(8) En dehors de la tradition bénéventaine, nous ne pouvons signaler qu'un seul manuscrit donnant la double leçon et le double graduel ; encore n'est-ce que pour le Mardi, dont le second graduel est V Exsurge Domine, emprunté à la messe de la veille. Il s'agit d'un manuscrit du XIIe : le codex B. 23 de la Bibliothèque Vallicellane, écrit en notation italienne, et qui provient vraisemblablement dArezzo. Cf. Thomasi-Vezzosi, T. V, p. (XIV) et p. 78.