‹ Paléographie musicale (volume 3)Chapitre 108 sur 119 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

L'accent tonique latin et les compositeurs de musique religieuse. 25-128

Objet et division de ce chapitre — Deux paragraphes, 25.

§ I. Les Compositeurs modernes, 25 — Ils traitent l'accent uniquement comme une intensité, 25 — Trois exemples, 25-27 — Chaque accent est au frappé, 27 — Mais, en français, les mots sont à cheval sur les mesures ; en latin, ils sont renfermés dans la mesure, 27 — sauf à la fin des membres de phrase et des phrases, 28 — La mesure intensive domine le rythme, 29 — Cependant, les compositeurs échappent souvent à cette tyrannie, 29 — Exemples : Beethoven, Mendelssohn, 30-31 — Dans la bonne musique, <le premier temps de chaque mesure n'est presque jamais un temps fort> (V. d'Indy), 32 — Exemples tirés de Saint Saens, Oratorio de Noël, 32-37 25-37

§ IL Les Maîtres des XV*, XVP, XVLI' siècles, 37 — Les Maîtres de l'Ecole palestrinienne, et surtout ceux de l'Ecole prépalestrinienne placent l'accent tantôt au frappé tantôt au levé de la mesure, 37 — Constitution rythmique et notation de cette musique, 37-39 — Son exécution, 40.

i° Josquin de Près ( 1450?- 1 521), — Biographie, œuvres, 41 — L'accent au levé : ses divers procédés. 41-42 — Nombreux exemples : A) Ave Christe 1 mmolate :fac redemptos, 43 — de Maria Virgine, 45 — Ave principium, 46 — grege numerari, 47 — La concordance de l'accent et du prétendu temps fort initial de la mesure n'est pas une loi

Paléographie VII. »

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pour Josquin ; cependant il savait le latin, mais d'instinct il allait droit au rythme sans passer par la mesure, 47 — Les compositeurs, selon les circonstances, se croyaient le droit de placer l'accent soit au levé, soit au frappé, 48-49 — Accents au frappé supportant une note longue ou des vocalises : Ave Cli ris te, 50 — Ave verbiun incarnatum, 51 — Salve corpus fesu, 52 — Et populum redemisti, 52 — La fréquence des accents au levé se fait remarquer dans les pièces syllabiques ; elle diminue dans celles de style plus large, 54 — B) Miserere : Bénigne fac, 54 — C) Stabat Mater : Dum pendebat, 56

— Mater unigeniti, 56 — Pro peccatis suce gentis, 56

— Vidit suum dulcem natum, 57 — Mihijam non sis, 57 — Fac ut portent, 58 — Fac me cruce custodiri, 58 - - Dans tous ces exemples, liberté complète quant à la place de l'accent.59 — Dans le Fac me cruce, le rythme est toujours établi sur le levé fort et le touchement faible, 60 — Mélange des rythmes binaires et ternaires, 61 — D) Messe Pange Lingua, Credo : Et ex Pâtre, 62 — Deum de Deo,Ô2 — propter nos tram salutem, 62 et ascendit in cœlum, 63 — qui ex Pâtre, 63 — Josquin n'accentuait pas le latin à la française, 64-65 — Conclusion : On ne saurait admettre cette erreur grossière, cause de conséquences désastreuses pour la musique : premier temps de la mesure toujours fort.

(V. d'Indy) 66 — 41-67

20 Antoine Brumel (14..-15..), 67-78 — Biographie, 67 — La Messe de Beata Virgine, appréciations, 67. — Il réserve souvent le levé pour l'accent tonique, 68 — Exemples : A) Gloria : Grattas agimus, 68 — Deus Pater, 69 — Agnus Dei, 69 En tout, plus de 60 accents au levé, 70 — B) Credo : factorem cœli, 71 — Enjambement des mots sur les mesures : détail important pour la constitution rythmique de la musique vocale, 72 — Opinion du Dr. H. Riemann, 72 — Et in Spirilum Sanctum, pur rythme grégorien, 73 — Alternance du chant grégorien et de la polyphonie dans les pièces musicales de cette époque, 74 — La tradition rythmique grégorienne se laisse découvrir dans les œuvres de la polyphonie, 74 — Confirmation de notre doctrine sur la place de l'accent latin. 74 — Deum de Deo, 75 — per quem omnia, 75 — propter nostram salutem, 75. — Et unam, sanctam, 76.

— 82 accents au levé dans ce Credo, 76 — Mêmes

faits dans C) le Sanctus et PAgnus, 76-77 . . . 67-78

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3° Antoine Févi m, (14. .-15..) — Biographie, 78 — La messe Mente Tota, 78 — A) Gloria : Tu solus Altissimus, 78 — In gloria Dei Patris, 78 — En tout, 53 accents au levé, 79 — B) Credo :per quem omnia, 79 — Et ascendit, 79 — Et exspecto, 80 — 38 accents seulement au levé à cause des vocalises. Par contre l'accent coïncide parfois avec une croche au levé, 80 78-80

4" Pierre de la Rue (14.. -15..), — Biographie, 80 — La messe Ave Maria, A) Gloria, 40 accents au levé, 80 — B) Credo, 90 accents au levé, 80 — Deux exemples, Et ex Pâtre, 81 — Et ascendit, 82 80-82

5° Clemens non Papa(i475?-i558), Biographie 82 — Motet Tu es Petrus, Et tibi dabo, 83 — Et tu aliquando convenus, 84 — En tout 77 accents au levé sur 117 caselles, 84 82-84

6° Claude Goudimel (1505-1572), — Biographie, 85 — La Messe " Le bien que fay ", 85

— Kyrie, 21 accents au levé, 85 — A) Gloria : Et in terra, 85 — Gratias agimus, 86 — 69 accents au levé pour 79 caselles, 86 — B) Credo : 107 accents au levé, 86 — Deum de Deo, 86 — Application au Deum de Deo des 4 Credo du Liber Gradualis, 87 — et à Et unani, sanctam, etc., 88 — Agnus Dei, 5 1 accents au levé, 89 — Goudimel et

les mots chevauchant sur la mesure, 91 ... . 85-90

7° Giovanni Pierluigi da Palestrina (1514- 1594) — Il sert de transition entre la musique josquinienne et notre musique moderne, et traite l'accent avec moins de liberté que ses prédécesseurs, 91 — A) Messe du Pape Marcel, 92 — Les pénultièmes faibles ne sont plus surchargées de notes, 92 — Kyrie, 34 accents au levé, 92 — Gloria, 12, Credo, 21 ; Sanctus, 13; Agnus, 16, p. 93 — Au temps de Palestrina, on croyait l'accent latin long, 93 — Correspondance de la fin des mots et du premier temps de la mesure, 95 — B) Messe O Regem caeli, 96 — La majorité des mots chevauchent sur la mesure, 97 — C) Missa Brevis, nombreux accents au levé, 97-100 — D) Messe Ascendo ad Patrem, 102 — Appréciation rythmique de VHosânna, 104. Le miserere, union parfaite, dans l'élan, de l'accent, de la mélodie, de la mesure, du rythme, 104 — Le miserere de R. de Lassus, 106 — Conclusion, 106 91-106

8° Ecoles Espagnole, Vénitienne, Allemande (XVe-X VIe siècles), — Elles traitent l'accent latin avec la même liberté, 107 — Il en était de même pour l'accent des langues vivantes, 107

— Exemple : Josquin de Prés, /'«/' bien cause, 107 — Accent latin « à la française >!!, 1 10 — A) Ecole Espagnole : Morales, ni — Guerrero, m — Vittoria, 113- 116 — Sa manière est celle de Palestrina, 117 — B) Ecole Vénitienne : Gabrie/i, 117— Giovanni Croce, 117 — Asola, 1 19

— C) Ecole Allemande : Nombreuses messes et motets de divers auteurs, 120 — Un seul exemple choisi : Aichinger : Vox sanguinis, 53 accents au

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levé, en quelques portées, 121 — Importante publication : Gesselschaft zur Herausgabe von Denk-

màlern in Oesterreich, etc., 122 106-122

Conclusion générale : La musique polyphonique religieuse ne reconnaît pas la mesure intensive, elle place l'accent tantôt au levé, tantôt au frappé, 122 — Chez les polyphonistes, tout rythme complet se repose sur un premier temps de mesure, 124 La fin du membre détermine la place des accents dans le rythme binaire, 124 — Même presque toutes les finales des mots tombent également au premier temps de la mesure, 125 — Les anciens compositeurs regardaient le touchement comme indifférent à la dynamie, 126 — Le rythme ne saurait être l'esclave de l'intensité et de la régularité des mesures, 127. Le joug tyrannique de l'alternance immuable du temps fort et du temps faible, c'est la laïcisation de l'art (M. Brenet), 128 122-128

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