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JJ

sti, sti, sti, sti,

c) Et populum redemisti... p. 44-5

Soprani.

Alti.

Ténors.

Basses.

pô-

pô-

pu-

pô-

pu-

lum re-

pu- lum

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de-

re-

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pô- pu- lum re-

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mi-

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sti,

sti,

sti, sti,

Soprani.

Alti.

Ténors.

Basses.

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quod in

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J pen-

sti, Je-

pe-

pe-

pen-

di-

sti,

su

di-

sti,

pen- di- sti,

L ACCENT LATIN ET LES MAITRES DES XVe, XVIe, XVIIe SIÈCLES

d) grege numerari... p. 49.

Soprani.

Alti.

Ténors.

Basses.

Soprani.

Alti.

Ténors.

Basses.

gré-

gre-

gré-

gré-

ge

nu-

ge

nu-

nu-

nu-

me-

me-

râ-

me- râ- ri,

me-

râ-

nu-me-râ-

râ-

ri,

ri, ri, ri,

lec-

tô-

ru m,

lec-

tô-

rum,

lec-

tô-

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gre- ge

gré-

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gre- ge

Iec- tô-

rum grè-

ge

nu-

nu-

nu-

nu-

me-

me-

me-

me-

râ-

ra-

râ-

râ-

ri,

ri,

ri,

Si donc l'on veut porter un jugement équitable sur tous ces faits d'accentuation, il est très important de tenir grand compte des circonstances mélodiques. Il est nécessaire, en pareil cas, de ne pas se contenter de statistiques purement mathématiques & inintelligentes, qui aboutiraient tout droit à l'erreur. Ce qu'il importe de considérer, ce n'est pas uniquement l'emploi plus ou moins fréquent de l'accent au frappé, de l'accent au levé, ou du mélange des deux procédés, mais bien la légitimité, la nature, la raison de tous ces moyens, l'impression agréable ou choquante qu'ils produisent sur l'auditeur impartial & dégagé de préjugés ; or nous savons déjà que cette liberté dans l'accentuation est d'un excellent effet, nous n'en voulons pour preuve que l'admiration de notre époque pour les chefs-d'œuvre des siècles passés.

Cependant, si l'on veut de la statistique, nous pouvons dire que l'accent levé se présente plus de cent fois dans X Ave Christe de Josquin, cent huit fois, si nous avons bien compté. Elles se répartissent ainsi :

a) Type dactylique, .

Glô | ria 5 fois

b) Monosyllabe accentué & relié au mot suivant par le rythme,

fâc | redémptos, 10 fois

c) Tous les autres cas sont des spondées à cheval sur les mesures

sa I lus.

Ce morceau contient 226 caselles de quatre noires. La fréquence des accents levés dans cette pièce provient de ce que le style en est très souvent syllabique — une noire par syllabe — & se prête par conséquent plus facilement à l'emploi de ce procédé.

Si nous analysions un autre motet du même Josquin, mais plus large de facture en toute son étendue, la diminution des levés accentués se ferait immédiatement sentir, en proportion même des rondes, des blanches, des vocalises employées.

VAve Maria de Josquin en est un exemple frappant. Cf. Anthologie, Bordes : Livre des Moiets, I, p. 92.

Un regard sur ce morceau (150 caselles) suffit pour constater l'abondance des notes longues sur les syllabes & spécialement sur les accents. Il en résulte que, sur deux cent trente accents environ, — 200, chiffre rond, sont appliqués à des notes longues ;

1 1 seulement, attachés à une noire, sont au frappé de la mesure ; sur ces onze, sept sont dactyles : grâti \ a, & quatre, spondaïques : \ ave \ sont renfermés dans la mesure ; enfin 19 sont au levé; & ces derniers se retrouvent naturellement dès que le style redevient plus syllabique.

L'infériorité numérique des accents levés est donc considérable dans cette pièce ; il n'en peut être autrement : son genre ne comporte pas l'élévation des accents. C'est l'unique conclusion à tirer de ce fait ; les compositeurs polyphonistes ou grégoriens n'entendent pas se vouer au style syllabique pour avoir le plaisir de placer les accents toniques au levé.

Il en est de même dans le Miserere de Josquin, qui, dans l'espace de 421 caselles, ne contient que 73 accents au levé, toujours parce que cette pièce d'une grande ampleur de composition ne permet que rarement cette disposition de l'accent sous la musique. Néanmoins voici un passage de treize caselles où nous trouvons seize accents au levé, & même vingt, si nous comptons l'accent secondaire vo de voluntâtis.

Josquin de Près. Miserere. Bordes : Anthologie, pp. 139-140.

Soprani. , „

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rf

^3^fe^3

Z^ttzî-^

ni- gne fac Dô-mi- ne p

in

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„ Ténors. p

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ni- gne fac Dô-mi- ne p

Be- ni- gne fac Dô-mi- ne

in

bô- na vo-luntâ-

Basses.

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Be- ni- gne fac Dô-mi- ne

L ACCENT LATIN ET LES MAITRES DES XVe, XVIe, XVIIe SIÈCLES

SS

te tû- a, Si-

on

-I É — tS>-

in bô- na vo-luntâ- te tû- a

Si-

on :

Cet exemple suffit pour montrer que le Maître néerlandais se considérait comme absolument libre sur ce point : il prenait, abandonnait, reprenait à sa guise tel ou tel procédé d'adaptation, ne suivant en cela que son goût & son inspiration (i).

Ces observations, basées sur les faits & dictées par le simple bon sens, sont extrêmement importantes pour l'appréciation exacte & sûre, sans parti pris, des lois suivies par les anciens maîtres dans l'adaptation des paroles latines à la musique. En principe, la liberté; les circonstances mélodique, rythmique, harmonique en réglaient l'usage.

Ce qui importe, c'est de ne pas considérer l'accent tonique latin au levé comme une « faute de prosodie », comme une tolérance ou une exception a la règle de la concordance entre l'accent & le temps fort métrique, mais bien comme un procédé tout aussi légitime, naturel & esthétique que l'accent au frappé. Au reste nous reviendrons sur ce point.

Très instructive également serait l'étude approfondie du Stabat de Josquin ; nous nous bornons à relever les exemples suivants, &, pour gagner de la place, nous n'en donnons que la contexture rythmique, accompagnée de brèves remarques (2).

(1) Nous ne pouvons nous empêcher de citer les lignes écrites sur le Miserere de Josquin par M. F. de Ménil, Op. cit., p. 36 : « Écrites dans un sentiment de douleur poignante, les parties vocales du Miserere s'appuient sur des successions d'accords que les quintes découvertes rendent plus rudes, en se développant sur des consonnances vides, réchauffées rarement par la tierce, majeure ou mineure, comme un rayon d'espoir dans cette profonde désespérance. Nous y trouvons bien quelquefois encore des séries d'oftaves & quintes, qui choqueraient à présent nos oreilles raffinées. Aussi nous nous sommes parfois demandé si ce n'est pas un effet voulu par le compositeur, pour rendre plus sensible l'horreur de l'abîme du fond duquel l'âme des siècles de foi clame vers le Seigneur. Notons encore le douloureux cri : Miserere... aye^ pitié, qui sonne dans chaque partie à des intervalles irréguliers, comme si cette âme, ou plutôt ces âmes se trouvaient isolées dans une solitude formée de mille douleurs égoïstes. Et le cri de souffrance revient, comme une lugubre antistrophe, après chaque verset, plaintif, ainsi que le gémissement d'un animal blessé, dans la nuit. Nous ne connaissons guère que \'0 vos qui transitis du Maître espagnol Vittoria qui donne une impression aussi dramatique de la défaillance humaine, si faible devant la puissance du Créateur. »

(2) A l'époque où nous sommes, certains auteurs, & des meilleurs, se permettaient de singulières libertés ;

Josquin de Près. Stabat Mater. Ambros, Geschichte der Musik, T. V.

Ex. i. Dum pendebat Filius, p. 63.

Discutas.

Dum pende-

bat fi-

us cû-jus â-

ni- mam

gemén-

tem

Contraténor.

dum pendé-

bat fi-

5 CÛ-

jus â- ni-

mam ge-

méntem

Ténor.

(ma-)

ter

do-

Io-

(rôsa

Quinta vox.

dum pendé-

bat

fi- li-

us,

cû-

jus â-

ni-mam

Bassus.

cû-

jus â- ni- mam

Ex. 2. Item. Mater unigeniti, p. 65.

Discantus.

j. ;jj

ma- ter

u- ni- gé- ni-

ti

Contraténor.

nâ- ter

u- ni- gé- ni-

ti

Ténor.

Quinta vox.

ma- ter u-

ni- gé- ni-

ti

Bassus.

1 Ml

ma- ter u- ni- gé- ni-

ti

Ex. 3. Item. Pro peccatis suce gentis, p. 67.

j j JXJ n J

pro pec-câ-

tis

su- ae gén-

tis

pro peccâ- J i j

tis su- ae

gén-tis vi-

dit

Jé-sum in tor-

mén-tis . .

ÎJJJ

pro peccâ-

tis sû-

ae gén-

tis

pro

pe

c- ci

tis

sû- ae

gén-

tis vf- dit Jé-

sum . . .

ils mélangeaient les paroles dans le même morceau. Cet usage amena de graves abus qui nécessitèrent l'intervention de l'autorité ecclésiastique. Dans notre Stabat ce mélange est assez inoffensif : les paroles prononcées par le ténor sur les rondes sont celles du Stabat lui-même, mais elles sont chantées sur des tenues si prolongées que les trois premiers vers du Stabat suffisent pour remplir les 88 caselles de la première partie.

L ACCENT LATIN ET LES MAITRES DES XVe, XVIe, XVIIe SIÈCLES

Ex. 4. Item. Vidit suum dulcem natutn. p. 68.

dit

sû-

um

dûl-

cem

nâ-

tum

mo-

ri-

en- tem de- so-

dit

sû-

um

dûi-

cem

nâ-

tum

mo- ri- en- tem

mo- ri-

J én-

III h 000- 0

tem de- so-

jn

dit

su-

um

dûl-

cem

na-

tum

mo-

ri- en- tem de-

lâ-

tum dum

de-

so-

là- tum dum

so- la- tum

e-mi- sit spi-

là- tum dum

J Je- mf-

I I l I je 0 0 0

e- mi- sit

J spi-

dum e- mi-

ri-

sit

ri-

tum.

sit

spf- ri-

tum

tum.

spi- ri- tum.

Ex. 5. Item. ...mihijam non sis... p. 73.

hi

jam non sis

mf-

hi

jam

non

sis

Paléographie VII.

Ex. 6. Item. Fac ut portent .. . p. 74.

pas-

si- ô- nis fâc

consôr-

tem

J J fl

fâc

ut pôrtem Chri-

sti môr-

tem pas-

si- 6- nis fâc

consôr-

tem

fâc

ut pôrtem Chrf-

sti môr-

tem

- i J pas-

si- 6- nis fâc

consôr- tem

tû- œ sôr- tem (1538)

Ex. 7. Item. Fac me cruce custodiri... p. 77-8.

fâc me crû-

E i J j J fâc me crû-

ce cu-sto- df-

I 3 J J 3 I ce cu-sto- df-

ri Chrf-sti môr-

Chn'-sti môr-

Chrf-sti môr-

ri Chn'-sti môr-

tepraemu- ni

s> 0 è & te praemuni-

& 0 0 <s> te praemu-nf-

te praemu- ni-

3 ê l J J J ri con-fo-vé- * 0-000

ri con-fo- vé-

ri

ri

3J J. I ri grâ-

ri grâ-

ti

ti

tu

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