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Nous avons marqué d'un astérisque les accents au levé.
Tous ces petits membres de phrase de quatre, de cinq syllabes, en réalité pas plus longs que des mots, ont leur rythme propre, individuel, distinct, terminé au baissé, premier temps de la mesure, sur la dernière syllabe. En cela, ils ne font que suivre la loi rythmique : « Tout rythme complet se repose sur un premier temps de mesure. »
A l'intérieur de ces rythmes, la place de l'intensité fixée par les accents, peut varier; mais rien ne change dans la marche du rythme. Voici trois textes de la première incise; les trois accentuations sont bien différentes, et cependant le mouvement rythmique ne subit aucune modification :
T6-ta | pûlchra | es
Hôrtus | conclu- | sus
In ter- | ra no- | stra
Toujours l'élan, l'impulsion, part de la première syllabe, s'appuie sur la troisième, et se repose sur la cinquième. Les différences d'accentuation, d'intensité, les mots avec leur forme variée, demeurent; mais tout cela est comme englobé et fondu dans l'entraînement de l'unique rythme, de l'unique mélodie qu'est ce petit membre de phrase.
Signalons au quatrième membre, deuxième verset, une pénultième faible — gaudia — , marquée d'un touchement; encore une ressemblance avec les procédés de l'antique polyphonie. Ce qui nous montre aussi combien légers sont parfois les appuis du rythme.
Salve Regina glori^. — Nous trouvons une troisième transcription en musique moderne due à Dom J. Pothier. Revue du Chant Grégorien, Décembre 1899, pp. 65 et 70.
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