‹ Paléographie musicale (volume 3)Chapitre 5 sur 119 · L ANTIPHONAIRE-TONALE DE MONTPELLIER · texte numérisé non relu

L ANTIPHONAIRE-TONALE DE MONTPELLIER

2° Les deux traits Dixit Dominus mulieri chanancae (dans certains livres au 2e dimanche de Carême) & Domine, non seenndum du mercredi des Cendres (314). Ces deux pièces avec la seule notation neumatique.

30 Les antiennes Immutemur, Exaudi nos, Iuxta vestibulum, Propicius esto, Iniquitales nostrae (315) du mercredi des Cendres, en notation diastématique & guidons à la fin des lignes. Pas de traduction littérale.

40 L'office de saint Biaise, selon le rite monastique (3 1 5-3 16). Une grande partie en a été grattée soit au commencement soit à la fin, mais on peut encore lire sous les antiennes Immutemur, &c, presque toute la page 31$.

$° Le verset alléluiatique In omnem terrain (316).

6° Le verset Recordare quod steterim de l'offertoire Recordare mei, en neumes diastématiques campo aperto & guidons à la fin des lignes (317).

70 Deux versets alléluiatiques Per te Dei Genitrix & Sancti et iusti sur quatre lignes à la pointe sèche & lettre-clef F (317).

8° Le catalogue : Libri de Armario claustri déjà signalé (318).

90 L'office monastique de saint Hilaire, dont le commencement a été gratté (318-322). Il est interrompu (320) par l'antienne Ante diem festum pasche notée en neumes & en lettres, qui a remplacé, après rasure, les répons IX & X de l'office.

io° Enfin, au bas de la dernière page, le commencement de la prose Sancte Dei preciose protomartir Stéphane, qui in virtute veritatis (cf. Mone III, 508), & la collecte « ad pr imam » Deus qui verbum tuum... autrefois à la messe de l'Annonciation.

Pour ne pas trop allonger cette note, nous ne nous occuperons pas des intercalations semées dans le volume, & qui consistent surtout en versets alléluiatiques. Nous devons cependant attirer l'attention sur la séquence de la page 218, en l'honneur de saint Bénigne, qui s'adapte au dernier verset de l'offertoire Laudate Dominum quia benignus est & dont la mélodie est celle du neume du mot in Hierusalem.

Peut-être le lecteur nous saura-t-il gré de joindre à ces quelques notions la traduction d'une pièce de notre Antiphonaire : l'introït Statuit (p. 17). Nous ne pouvons pas reproduire avec exactitude la forme

Paléographie VII. 3

des neumes ; le lecteur saura remédier à cet inconvénient en recourant à l'original.

Intr. i.

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e- um : ut sit il-li sa-cerdô-ci- i df-gni- tas in e-

tér- num.

Quelques remarques sur notre traduction :

i° Le signe j au-dessus d'une lettre indique que la note doit être

J lue deux fois k = k k (ut, ut).

2° On trouve parfois les lettres f, k, g, & n suivies de plusieurs points : k... (v.g., p. 1 59, ligne 10) ; dans ces cas, la note doit être répétée autant de fois qu'il y a de points : k... = k k k k.

30 Le signe — ou — entre deux lettres traduit soit l'épiphonus, s'il est sous ces lettres : 1 m (re, mi), soit l'ancus ou le céphalicus, s'il les surmonte : m 1 {mi, ré).

40 Le signe ^» sur deux lettres correspond au quilisma dans les

groupes ascendants : 1 m n (ré, mi, fa) ou à une espèce particulière de

climacus (/-*.) qui se rapproche du climacus à points liés : k 1 h (ut, si^, la).

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