GESTES COMPOSÉS
Le geste simple étant connu, il est facile de passer aux gestes composés. Nous ne parlerons plus du geste moteur préliminaire, puisque nous venons de l'étudier.
Gestes arsiques composés. — L'élan simple étant indiqué, comme nous le savons, par la courbe graphique et manuelle suivante :
l'élan double sera figuré par la répétition de ce même signe, le second étant plus élevé que le premier.
La fusion rythmique (p. 177) est représentée par la boucle.
S'il y avait triple élan, la courbe arsique se répéterait trois fois, toujours en montant.
Gestes tbétiques composés. — Voici comment on peut figurer la thésis double :
Après l'élan, la main retombe sur la première thésis (3-4), se relève légèrement sur la note 4 et glisse doucement vers la dernière thésis 5.
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Trois thésis de suite ne sont pas rares dans le grand rythme grégorien : (Cf. plus loin « extremis terrae », planche).
Il est évident qu'un rythme peut avoir à la fois une arsis et une thésis composées; le geste devra lui aussi reproduire cette marche du rythme.
La distinction entre les arsis et les thésis composées est facile à saisir. La boucle indique toujours une répétition de l'arsis ; la ligne ondulée descendante celle de la thésis. Toute confusion est impossible lorsque les gestes sont bien faits.
C'est la mélodie qui détermine le plus souvent si un groupe de notes binaires ou ternaires doit être arsique ou thétique. Un trait mélodique montant est arsique; une retombée au contraire est thétique.
Dans tous ces rythmes le crescendo est la loi ordinaire des arsis, le decrescendo celle des thésis.
Nous résumerons et compléterons nos enseignements sur la Chironomie rythmique grégorienne au moyen de la planche ci-contre.