Cf. f° 6r, ligne 3; f° yT, ligne 3; f° 7V, ligne
On observera que le notateur a laissé sans neumes un nombre relativement important de pièces, soit dans le Graduel, soit dans l'Antiphonaire. Parfois la raison est obvie. Lorsqu'une pièce revient à plusieurs reprises dans le répertoire, le notateur, pas plus que le scribe, ne répète son travail. Il se contente de renvoyer à l'endroit où se trouve la pièce notée. Il est pourtant des cas où l'absence de neumes est mystérieuse. Doit-on supposer que le notateur ignorait la mélodie des pièces qu'il laissait ainsi sans musique? Mais on trouve parmi elles les offices propres, ceux précisément qui avaient le plus d'importance dans le pays, et que l'on chantait tous les ans, sans l'ombre d'un doute. Comment dire que leur mélodie ait été inconnue? La seule explication plausible paraît être la suivante : si le notateur a omis les neumes sur certaines pièces, c'est qu'il écrivait la musique non par une sorte de dictée musicale, mais en reproduisant un modèle écrit. Les pièces qu'il n'a pas notées sont simplement celles qu'il ne trouvait pas dans l'exemplaire où il copiait les neumes.