‹ Paléographie musicale (volume 4)Chapitre 17 sur 58 · Cap · texte numérisé non relu

Cap

5. Par exemple, au c. 172, le graduel est indiqué par son seul incipit non noté JVimis honorati sunt. La référence interlinéaire renvoie au c. 162, où se trouve non pas le texte entier, mais seulement le même incipit, accompagné cette fois d'une notation. L'intérêt de la référence réside donc uniquement dans la musique.

étroit avec la musique, il semble qu'elles aient été effectuées tout de suite après la notation. Nous nous rappelons que les corrections du texte avaient tout l'air d'être une préparation au travail du notateur. Celles du rubricateur semblent en être un complément, de sorte que la correction du texte, la notation, et les diverses retouches du rubricateur ne forment qu'une seule opération, qui est comme une refonte du manuscrit pour le transformer en livre noté.

L'Antiphonaire donne lieu à des constatations analogues. Ici encore, nous trouvons au moins deux cas où une addition marginale est destinée au notateur ou écrite par lui, puisque les syllabes des mots ajoutés sont espacées pour permettre l'insertion des neumes l. La ressemblance des écritures donne à penser que les corrections marginales qui ont chance d'être les plus anciennes appartiennent à une main contemporaine du notateur, sinon à la sienne propre. Ainsi, l'Antiphonaire, comme le Graduel, a subi une révision qui se rapporte, non à la transcription par le premier scribe, mais à la notation. La différence est qu'ici la révision a porté seulement sur le texte courant, non sur les titres.

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