j'.oç xal 0eôç ao'j
« Pergis, 0 viscera mea, « ad injustam necem, « ac nemo tibi condolet.
« Non comitatur Petrus, « qui tibi dixit :
« Non te negabo unquam, « etiamsi moriar ! « Thomas te reliquit, « cum clamaverit : Tecum « moriamur omnes!
« Et casteri omnes, « domestici tui & fîlii, « judicaturi
« tuas duodecim tribus, « ubinam sunt modo ?
« Omnium ne unus quidem, « at tu tantum pro universis « moreris solus, fili, « proptereaquod omnes salvasti, « propterea quod satis pro om- « nibus fecisti,
« filius ac Deus meus. »
Rj?. GRÉGORIEN. R\ AMBROSIEN.
1^. Vadis propitiatus (1) 1^. Vadis propitiator
ad immolandum proomnibus: ad immolandum proomnibus:
non tibi occurrit Petrus, non tibi occurrit Petrus,
qui dicebat qui dicebat :
mori tecum ; reliquit te Thomas qui aiebat :
Pro te moriar.
Reliquit te Thomas qui clamabat dicens :
Omnes cum eo moriamur. Omnes cum eo moriamur.
* Et ne ullus ex illis, sed tu
solus duceris,
* Et nullus de illis (1), sed tu solus duceris,
qui castam me conser- qui immaculatam me conser-
vasti, (2) vasti,
Filius & Deus meus Filius & Deus meus.
y. Promittentes tecum in y. Venite & videte Deum
carcerem & in mortem ire, & hominem pendentem in
relifto te fugerunt. * Et ne. cruce. * Et nullus. F$. Vadis propitiatus.
(1) alias : propitiator.
(2) alias : confortasti.
(1) alias : ipsis.
Si Ton compare entre elles les deux pièces latines, on voit qu'elles sont semblables presque entièrement dans le corps du répons, & totalement différentes dans le verset. La similitude du corps du répons n'exclut cependant pas des variantes, qu'il est d'ailleurs impossible d'imputer à la distraction d'un copiste. Ainsi : ligne 7 : l'Ambrosien nous donne pro te moriar, au lieu de mori tecum. ligne 9 : — — — qui clamabat dicens, au lieu de qui aiebat.
ligne 20 bis : — — — qui immaculatam me conservasti , au lieu de qui
castam me conservasti.
On peut négliger la variante de la ligne 16 : Et nullus de illis, au lieu de et ne ullus ex illis.
Mais pour les trois autres, la constru&ion même de la mélodie nous avertit qu'elles sont bien contemporaines, ici & là, de leur adaptation au chant.
A considérer ces différences indépendamment du tropaire auquel nous avons rapporté les deux pièces latines, on serait déjà incliné, à priori, à voir dans la nature de leurs variantes, une différence originelle de traduction d'un même texte grec.
D'où cette conséquence que les deux versions seraient indépendantes l'une de l'autre.
Mais il reste à comparer les deux versions latines d'une part, & notre tropaire d'autre part. Voyons quel résultat va nous donner cette comparaison.
L'Ambrosien & le Romain sont d'accord pour n'emprunter à ce tropaire que 12 vers sur 21 ; d'accord pour emprunter les mêmes vers, c'est-à-dire, non plus seulement sur le nombre, mais sur le choix ; d'accord pour emprunter au premier tropaire son 20e vers 6 âyvr,v -ry,py>a,- ;/£, qui l castam me conservasti, & le réunir à Yepbymnium : 6 uwçxalQeéç pou; d'accord enfin sur les écarts & les directions de la traduction. Ainsi, au lieu de tecum moriamur omnes, du grec, les deux latins ont omnes cum eo moriamur (la y personne au lieu de la 2e) ; — au lieu de non comitatur, <ruvép^erat, Petrus, les deux latins ont non tibi occurrit Petrus ; — au lieu de qui tibi dixit : Non te negabo unquam etiamsi moriar, les deux latins suppriment l'idée du reniement pour aller droit à celle de la mort : qui die ébat mori tecum (G) qui dicebat : Pro te moriar (A) ; — au vers 16, h. tûv toxvto>v est simplement rendu par ex illis; — aux vers 17 & 18, la pensée se contracte encore & prend une autre forme. Au lieu de sed un us pro cunclis moreris, fili, soins, les deux latins se contentent de, sed tu soins duceris. — En revanche, la pensée supprimée ici & dans les deux vers suivants se retrouve, chez les deux latins, équivalemment reportée ou plutôt fondue dans les deux premiers vers, où, du reste, on ne peut relever qu'un rapport imparfait aux deux vers grecs correspondants.
Quant aux versets des deux répons, après avoir accusé leur dissemblance réciproque, il faut encore constater qu'ils ne se rencontrent pas dans le grec, du moins le y. grégorien; car, pour l'Ambrosien, on serait tenté d'en apercevoir quelque chose dans l'antistrophe tôv o'.' TijAâç <rraupco6évTa * Seike wàvceç, ûpwfcw^ev, venite & i;/^/t'(Deum & hom\ntm)pendentem in cruce.
Au reste, on pourrait prouver par d'autres exemples que, dans les translations direct.es même les plus indéniables, l'emprunteur demeure, en somme, assez libre de prendre & de laisser, de substituer un mot à un autre, &c. Par exemple, qu'on compare YIngressa suivante empruntée à notre Antiphonaire ambrosien f° 2 1 r0 ( 1 ), avec le 2e ïdiomcle de la doxologie des Stiehères du cantique Benediclus, au 24 juin {Menées, éd. de Venise, 1843, juin, p. 89).
Ce parallèle appellerait naturellement plusieurs observations. Mais nous aurons à revenir sur toutes ces choses, qui sont données ici simplement pour jeter immédiatement les esprits in médias res. Nous nous bornons à signaler par des soulignements les écarts entre les deux textes.
(1) Page 41 de la reproduction phototypique. Paléographie. V.
IO PALEOGRAPHIE MUSICALE
Videsne Elisabeth B)i^s ttiv 'Eà'.t7.6Y7,
cum Dei Génitrice Maria itpèç -rr,v Ilapôévov Mapi.au
disputantem : BtaXeyouiv^v
« Quid ad me venisti, Tl -apaylyova.; npàq |xe,
« Mater Domini mei. t\ M^T/jp toù Kuptou jjio'j ; « Si enim scirem, « in tuum venirem occursum.
« Tu enim regnatorem portas, <rù Bao-tXéa (iaoràÇaç,
« & ego prophetam ; xàyw arpa-utor/rv
« tu legem dantem, <rù tov vouoSôt/jv
« & ego legem accipientem ; xàyio tov vouoBs-r/^v
« tu Verbum, o-ù tov Aoyov,
« & ego vocem xàvù r/)v cowvyiv,
« proclamantis tyiv xr,p'j;a7av
« adventum Salvatoris. » 77,v (âao^eiav twv oùpavwv.
Résumons & rassemblons les faits &. voyons quelles conclusions on peut en faire sortir.
i° Les variantes constatées entre les deux textes latins sont d'une nature telle qu'on croirait y voir la preuve de leur indépendance mutuelle, mais aussi de leur dépendance d'une source commune, traduite différemment.
2° Si leurs versets n'étaient pas dissemblables, on pourrait accueillir une autre conjecture, celle d'une tradition orale inexactement conservée dans l'un ou l'autre cas, sinon dans les deux cas.
3° D'autre part, mis en rapport avec le tropaire, 'YtAvv.ç, w <7Tzkâ.yyyov, nos deux répons sont tellement parallèles entre eux dans leurs emprunts comme dans leurs exclusions, qu'on est nécessairement amené à abandonner les deux premières hypothèses pour en envisager une troisième, celle d'une seule traduction faite primitivement sur le grec, & dont l'un des deux textes latins aurait été postérieurement, on ne voit pas trop pourquoi par exemple,, une modification.
4° Mais la différence des versets & la nature même assez libre & capricieuse des rapports de nos deux répons avec le tropaire de Romanus nous obligent à ne pas rejeter non plus une quatrième supposition qui verrait dans l'œuvre même de Romanus, au cas présent, une paraphrase, un développement poétique d'un texte antérieur, tel que serait un passage d'un évangile apocryphe perdu.
Il est peut-être à propos de signaler ici un rapprochement établi par le cardinal Pitra & qui donnerait quelque vraisemblance à cette pensée. On trouve les vers 8 à 19 du premier tropaire du cantique de Romanus reproduits en termes presque identiques dans le Xpwroç
(1) Migne, Patrologie grecque, t. XXXVIII. col. 173, vers 454 à 460.
L ANTIPHONAIRE AMBROSIEN I I
ï\r,, — r, îtopeûin, Téxvov; wç x7toX)vôu,v|v ! Ifoù Ttopeiiïj, Téxvov ;
"Ex7it'. to'j vûv tov Tayùv teXeïç BpofAov ; tivoç yàv.v tov tocvÙv * vûv t£/.-'.ç Bpépvov;
Mr, y^l*0? «u^Ç év Kavà, xà/îî xpéyeiç, Mr, ETepoç -'^-|-'0^ * 7wxXiv èffrlv èv Kavâ,
xàxeï vuvl inteûSetç,
"Iv' sç 'joa-ros otvoitowî<nnç çévcoç ; ïv' £ç uocitoç ixÙtoïç * otvov -o'.^t/,;;
'Ecpé<J<0[Aai toi, Téxvov, 7) ulevw a- êri; ffuvéXBa) <roi, téxvov, * v) pisîvu» « uLaXXov;
Aoç, Soç Xoyov w.ot, toû @eoû ïlarpoç Aôye oôç ijlo'. Aoyov, Àôys,
Mr. or, TOxpéXOrie fflva ooÛàtv uLTiTepa. ur, tnvûv TtapéXOioç ut,e.
On s'accorde aujourd'hui pour placer au xie ou même au xne siècle la composition du Christus Patiens (i). A moins donc que l'auteur ne se soit inspiré du tropaire, & que les différences de son texte ne s'expliquent par les exigences d'une poétique différente, on est amené à se demander naturellement si Romanus & le pseudo-Grégoire de Nazianze n'auraient pas eu connaissance l'un & l'autre d'un écrit plus ancien où figurait le passage traité par l'un, suivant les lois du mètre prosodique, & par l'autre, suivant celles du rythme tonique. Que si pourtant le pseudo-Grégoire était simplement tributaire de Romanus, il n'en serait pas moins intéressant d'avoir amené ce nouveau rapprochement. La vogue du Cantique de Romanus n'en est que mieux accusée, & rendrait aisément raison des emprunts liturgiques ou autres qu'on lui aurait faits partout.
Au surplus , à défaut d'évangile apocryphe comme source commune de tous ces rapprochements, il serait encore possible de chercher utilement dans la direction d'Édesse, parmi les cantiques de saint Ephrem. L'accord des témoignages contemporains de saint Ambroise qui nous le représentent introduisant le premier en Occident certaines mœurs liturgiques orientales (secundum morem orientalium partium) (2), au moment où Flavien & Diodore venaient eux-mêmes d'acclimater dans les communautés grecques d'Antioche les chants des églises araméennes, l'heureux fruit des rapprochements institués par dom Cabrol entre les récits de la Peregrinatio Sylviœ & plusieurs institutions liturgiques romaines (3), la nouvelle voie que ces premières restitutions ont ouverte aux savants, le P. Grisar, par exemple (4), les curieuses & fécondes observations faites par M. Martin sur le A-.à Teo-o-àptov de Tatien (5) & ses rapports avec le Légionnaire mozarabe, tout cela nous prouve qu'on ne s'adresserait pas en vain au berceau syriaque de l'Église pour éclairer certaines obscurités d'origines, & retrouver la source de certains courants.
Mais après tout on peut admettre, si l'on veut, un rapport direft entre le byzantin & l'un des deux latins, qui aurait servi de modèle à l'autre, à son tour.
(i)K. Krumbacher, Gescbicbte der Byçant. litteratur (527-1453); Mïinchen. 1891, p. 356.
(2) Nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
(3) Étude sur la Peregrinatio Silviœ : Les Églises de Jérusalem, la discipline et la liturgie au ivc siècle, par le R. P. dom Fernand Cabrol, prieur de Solesmes ; Paris, Oudin, 1895. Un vol. in-8de viu-2o8p. & deux planches.
(4) R. P. Grisar, S.-J. Civilta cattolica, Série xvi, fasc. 1086, t. III., 13 sept. 1895. Gerusalemme t Roma nei secoli IV e V, Analogie di topografia sacra e di liturgia, &c.
(5) Abbé Martin. Le A '.à TSffa-àptov de Tatien, articles publiés dans la Revue des questions historiques, t. XXXIII, 1 avril 1883, p. 349 & suiv. ; t. XL, 1 juillet 1888, p. 5 & suiv.
Le poète des Condacia, Romanus, à qui nous devons le cantique qui vient de nous occuper, vivait sous l'empereur Anastase Ier (491-518) (1). Les bons rapports qui s'établirent, sous son successeur Justin Ier & le pape saint Hormisdas, entre Rome & Constantinople, ne rendent pas invraisemblable une infiltration partielle, à cette époque, de certains détails liturgiques qui auraient séduit par exemple la légation dirigée par saint Germain de Capoue.
C'est peut-être l'occasion de réunir aux faits précédents un nouveau rapprochement qui nous est encore suggéré par le manuscrit que nous éditons.
Le Codex Britannicus, f° i2or0(2), & après lui, hâtons-nous de le dire, tous les manuscrits & les imprimés de la liturgie ambrosienne nous offrent tantôt comme Ingressa, tantôt après l'évangile, une antienne qui, sauf en un ou deux points sans importance, se trouve être incontestablement la traduction mot pour mot d'un texte chanté quotidiennement, au moment de la communion, dans la liturgie grecque dite de saint Jean Chrysostome (j).
Cœnae tute mirabili Toû Aewtvou toù toù puo-cocoû,
hodie filius Dei ffr,[xepov ï*ls 0eoù",
socium me accipis ; xowcovov w.e TtapàXaëe-
non enim inimicis tuis où pi yàp -zol^ I^Ôpoïç a-oû
hoc mysterium dicam, to Mu<nrf[pwv sitod,
non tibi dabo osculum où cpOoip-a <toi owtw,
sicuti & Iude, xocOàirep 0 'Ioùoas'
sed sicut latro confitendo te : kW o>ç 0 A^or^ç opLoXoyû trot*
Mémento mei Domine Mv/}it9y]ti u.01» Kùpie,
in regno tuo. [ôrov ëXQipç ev] Tip Ba<rt.Xeiqt c?oû.
Nous le répétons, la traduction est ici indéniable. Or, Cedrenus nous apprend que c'est sous Justin Ier (518-527) qu'on commença de chanter, de psalmodier ce tropaire. Constitutum sub eo est ut psalmusTuœ cœnae mysticae magna feria quintacaneretur. "Eml toù-zoo stu-ûOt) ^àXXeo-ôai. zrt aeyàX^i s'- Toû Ssmvou aoù toù [jl-jtt'.xoù (4). La circonstance pour laquelle il est
(1) Aux arguments énumérés par KRUMBACHERen faveur de cette date (Bysantiniscbe Litcraturgeschite) , on pourrait ajouter des notes historiques contenues dans le 3e des Condacia de Romanus, offerts par le cardinal Pitra à Léon XIII pour son jubilé.
(2) Page 240 de la reproduction phototypique.
(3) Nous donnons le texte grec d'après Swainson qui l'emprunte à un manuscrit du xvie siècle, The Greeck Liturgies ; London, 1884, p. 139. On peut le lire encore dans le MIKPON EVXOAOITON imprimé à la Propagande, p. 48, dans l'ErXOAOriON TO META, ibid., p. 72.
L'EùyoXoywv de Goar, (Paris, 1647), donne ce même texte dans la liturgie de saint Basile, p. 170, aussi bien que dans celle de saint Jean Chrysostome, p. 82. De même Hammond, Liturgies eastern aud Western, ire édition Oxford, 1878, p. 1 16 à 123. Mais dans l'édition de Goar aussi bien que dans celle d'Hammond, la liturgie de saint Basile restreint encore le troparion -où Semvou croù au jeudi saint. Il faut remarquer en outre que le triodion ajoute au texte otow T/-fh,i èv (t/J ëaaîkeLcf. ffou), & cela non seulement dans les éditions anciennes, v. g. celle de Venise, 1850, p. 372, mais encore dans les éditions restituées & rythmées par les soins du cardinal Pitra. Typis Propagande, p. 663.
(4) Georgii Cedreni Historiarum Compcndium apud Historiée Bysantince Scriptores éd. de Bonn ; t. II, p. 645. L'institution du chant du Cheroubicon date aussi de cette époque : 'ETiMta>9v) os AàXXeo'Oai xal 0 Xepouëtxoç 'j'j.voç. (id. ibid.)
L ANTIPIIONAIRE AMBROSIEN
lJ
institué, c'est le jeudi saint. C'est aussi précisément au jeudi saint que l'Église de Milan insère l'antienne qui en est la traduction. Si la liturgie de saint Jean Chrysostome semble en avoir rendu l'usage quotidien, la liturgie de saint Basile, le Triodion, le Typicon & la liturgie ambrosienne ont maintenu la notion de l'usage premier.
Au surplus, nous serions assez disposés à croire que ces infiltrations du répertoire grec dans le répertoire ambrosien ne se sont pas toutes produites en même temps.
Voici une nouvelle pièce, celle-ci de saint André de Jérusalem, élevé à la fin du vne siècle à la dignité épiscopale dans l'île de Crète. C'est un des Stichhes Idiomèles affectés aux Alvot (Ps. 148, 149, 150) du 25 décembre(i). Dans l'Antiphonaire ambrosien, ce tropaire devient un Transitorium assigné au 3e dimanche après l'Epiphanie, f°6o,0(2)du Codex Britamiicus.
Eùcppaweo-Qs Av/.y.'.o'.- Lastamini justi,
oùpavol àyaAÀ'.àTf):- caeli exultate,
-y.'.z-i^y.-z -y. op-/), iocundate montes,
XpiTTOû Ye-w7]9svTO<;. Christo genito ;
ïlapOévoç y.y.biZz-y.'., Virgo sedebat,
-y. Xjoo'jovjl 'j.vyyj'xbrr,. Cherubyn immitans,
rpy.--.y^i'yjiy. vi /.éXicotç, in gremio portans
(-hôv Ao-'ov irapxwGévTa. Dei Verbum incarnatum.
no'.'xi'n; tôv -î/OIvtx oo;à^o'jT'.. Pastores stellam mirantur;
Màvo-. -Ci Aet-ot/, Sûpa 7tpoo-<çépou<rt.v. Magi Domino munera offerunt;
"Ay^eXot àyupivoûvTeç Xéyouo-w Angeli Salvatorem adorantes clamant :
\y.y.Si:t--.z Kjv.s, oo;a soi. Incomprehensibilis Domine gloria tibi.
Mais le fait auquel il faut surtout prendre garde, à notre avis, c'est la variété des rapports qu'ont avec un même texte grec plusieurs traductions latines différentes entre elles. Indépendamment de la question de savoir à quelle date ces compositions ont pénétré dans les liturgies d'Occident, où nous constatons leur présence, il reste à expliquer le hasard qui a amené la rencontre, assurément singulière, de chacune d'elles pour choisir, entre mille tropaires grecs, un même thème interprété, ou lu, ou entendu & retenu diversement. Le répons Vadis propitiator donne déjà une idée de ces différences. Il y a des morceaux plus intéressants encore à ce point de vue.
Voici, par exemple, l'antienne Sub tuiim. Chacun peut en lire l'original dans l''AxoXou8foc to'j 'Et-sv.voC du premier 'QpoXéywv venu. Nous l'empruntons à l'édition romaine de 1876 (3). En regard de ce texte grec nous faisons figurer les cinq leçons latines suivantes :
i° La Milanaise, qui se trouve au VIe dimanche de l'Avent, parmi les antiennes ou psallendœ litaniques, où elle occupe le trente-&-unième rang, sous la rubrique commune : Mane ad sanclam Mariant ad Circiilum, dans le manuscrit T. 103 Sup. de la bibliothèque ambrosienne, f° 50™. On la verra f° 21'° (ou page 41) du manuscrit de Londres.
(1) Menées de décembre, édition nouvelle de la Propagande, p. 671 .
(2) Page 1 19 de la reproduction phototypique.
(3) 'Qoo/.oy.ov tô y-i-,"/, 'AxoXouOwt toÛ 'EtnrepivoO. Rome 1876, p. 104.
2° Une version relevée par Trombelli, dans un Processional du xive siècle (i).
3° Une autre que nous extrayons d'un Antiphonaire de Saint-Maur-des-Fossés, du xne siècle (manuscrit 12044 de la Bibliothèque Nationale, f° 1 781*0, pcr bebdomadam Assumptionis), dont la bibliothèque de Solesmes possède une excellente copie figurée.
40 La leçon de l'Antiphonaire de Compiègne, qu'on peut lire, soit au t. III des Œuvres de saint Grégoire (Paris, 1705, col. 819), parmi les antiennes in Evangelio de la fête de l'Assomption, soit au t. LXXVIII de la Patrologie latine de Migne, col. 799.
50 Enfin la leçon qui a prévalu dans l'usage romain.
Horolocjium .