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Massifÿ cristallins
Fig. 12. — (Carte n° 2) LA FRANCE AU DÉBUT DES TEMPS PRIMAIRES (Les parties émergées sont ombrées).
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iles battues par les flots de Ia mer précambrienne. Les Alpes et les Pyrénées elles-mêmes, qui ne devaient que très longtemps après acquérir leur relief définitif, étaient déjà indiquées par des pointements très nets de roches cristallines.
C'est autour de ces îles ou ilots que se forment les dépôts des époques précambrienne, silurienne, dévonienne et carbonifère (fig. 12, carte n° 2).
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, A la fin de la période carbonifère, la dernière poussée qui __ achève le plissement hercynien a lieu. Le sol de la France éprouve alors un mouvement général d’exhaussement qui, sans altérer la forme générale des terres émergées, fait
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PDepôts de houille
Fig. 13. — (Carte n° 3) La FRANCE A LA FIN DES TEMPS PRIMAIRES (Les terrains nouvellement émergés sont couverts de hachures).
néanmoins sortir des eaux quelques-uns des sédiments qui s'étaient formés le long des rivages (fig. 13, carte n° 3).
Les continents et les mers pendant l’ère secondaire Période triasique. — Le mouvement d’exhaussement du sol, conséquence du plissement hercynien, s'étant poursuivi au delà de l'ère primaire, il arriva qu’au début de la période triasique, tout l’ouest de la France devint continental (fig. 14,
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VW) Terre fèrme CT #ers Fig. 14. — (Carte n° 4) DisrriBUTION Des CONTINENTS ET DES MERS PENDANT . LA PÉRIODE TRIASIQUE. (Dépôt du Muschelkalk. Voir p- 71, le sens de ce mot.)
Bretagne qui, elle-même, était réunie au Pays de Galles; de LR
Re sorte qu'il y avait, dans la partie occidentale de l'Europe, un vaste continent dont on connaît assez bien la côte orientale
parce qu'elle est actuellement en partie émergée, mais dont
- les limites ouest, immergées sous l'Atlantique, nous échappent (fig. 14, carte n° 4).
A l’est de ce continent, la mer, d’abord parsemée d'îles, puis, plus loin, largement ouverte, s'étendait jusqu'en Asie. Très profonde au sud de ce qui constitue actuellement la région des Alpes, la mer déposait, en ce point, de puissantes assises de calcaire, et donnait déjà asile à de nombreuses ammonites, ces fossiles si caractéristiques des temps secondaires.
Au nord des Alpes, la mer, moins profonde, couvrait la Souabe et la Franconie; les dépôts qu'elle y a laissés sont plus variés, et les animaux qu'on y rencontre à l'état fossile diffèrent sensiblement de ceux qui vivaient sur le rivage méridional : on en a conclu que le plissement des Alpes s’'ébauchait et que cette chaine, bien qu'à l'état embryonnaire, établissait déjà une barrière rendant la communication difficile entre la région franconienne et la région sudalpine t.
Enfin, dans le nord de la France et en Angleterre, où la mer était très peu profonde, il ne s’est formé que des dépôts lagunaires ou littoraux.
Fin de la période triasique. — La période triasique prend fin par un affaissement qui affecte le sol de la France et modifie profondément la distribution des mers et des continents : la mer, empiétant vers l’ouest, revient, en effet, envahir toutes les dépressions qui existaient entre les massifs primaires (fig. 145, carte n° 5, et fig. 16, carte n° 6). La Bretagne reste toujours réunie à l'Angleterre, mais le Plateau Central, les Alpes, les Vosges, l’Ardenne et la Bohême sont réduites à l'état de grandes îles, au sein d'une mer largement ouverte vers l’est et vers le midi : la plus grande partie de l'Europe constitue donc une sorte d’archipel.
La France pendant les époques ijiurassique et crétacée. — 1° Epoque jurassique. — À la suite du mouvement d'affaisse-
1. Nous verrons (p. 35) que les différences qui existent entre les faunes des régions franconienne et alpine sont aussi et peut-être surtout dues à une autre cause.