Voir p. 137, Evolution des êtres organisés
lence a eu pour effet d'amener les générations successives
d'’ongulés à avoir, à chaque membre devenu très long, un
nombre de doigts de plus en plus faible.
Ces considérations, si logiques, avaient conduit le natura-
liste américain Cope à affirmer, dès 1874, que tous les
ongulés, les paridigités comme les imparidigités, devaient descendre de formes à cinq doigts, et il eut le bonheur de découvrir lui-même, en 1883, dans l’'Éocène du Nouveau Mexique, ces formes ancestrales qu'il avait devinées.
L'un des types les plus importants de ces anciens mammifères, ancêtres probables de tous les ongulés, appartient au genre Periplychus. Les représentants de ce genre devaient avoir la taille d’un mouton et étaient plantigrades !.
Ongulés à doigts pairs (Paridigités). — Eludions tout d'abord l'évolution des ongulés à doigts pairs, qui comprennent aujourd'hui :
1° Les Porcins dont les membres sont terminés par 4 doigts;
20 Les Ruminants, dont les membres ne possèdent plus que 2 doigts.
1° Évolution des Porcins. — Le type le plus ancien est le Panlolestes, que l’on considère comme la souche du groupe entier; il dérive, cela va sans dire, du Périptychus, mais il ne possède déjà plus, à chaque patte, que #4 doigls à peu près égaux.
Les ongulés à 4 doigls inégaux commencent à apparaître dès le début de l'époque tertiaire, avec le Chéropotame ? découvert dans le gypse parisien (Eocène supérieur); puis vient ensuite le genre Cebochærus * (Oligocène) dont les deux doigts latéraux sont encore bien développés: enfin, au Miocène, apparaît le Palæochærus *, qui est l'ancêtre direct du porc actuel, dont il possède presque tous les caractères.
Notre porc commun existait déjà vers la fin du Miocène supérieur (Sus antiquus). Quant au sanglier, 1l descend vraisemblablement d'une branche collatérale de ces Porcins ter-
tiaires.
1. On nomme ainsi les animaux qui posent le talon à terre, qui marchent sur la plante des pieds.