‹ Paléontologie animaleChapitre 53 sur 75 · Du grec : palaïos, ancien, et fherion, animal · texte numérisé non relu

Du grec : palaïos, ancien, et fherion, animal

2, Du grec : anchi, ancien, et therion, animal. 3. Du grec : hipparion, petit cheval.

temps tertiaires (Miocène supérieur).

rions (ou mieux, chez les animaux équivalents

PDP ET Pen

série ayant d'abord suivi un développement parallèle à celui

du Cheval, puis ayant ensuite cessé d'évoluer, ce qui a, sans doute, entrainé sa disparition.

L'Hipparion vivait en Europe dans la seconde moitié des

Enfin, tout à fait à la fin de l'époque tertiaire, apparaissent les chevaux véritables, c'est-à-dire des ongulés dont les membres ne possèdent plus qu'un seul doigt, celui du milieu. Les deux doigts latéraux, qu'on voyait encore chez les hippa-

à l’Hipparion, mais qui faisaient partie de la lignée directe du Cheval), ont disparu et ne sont plus représentés que par deux petits stylets soudés par leur partie supérieure au seul os métatarsien qui persiste (C, fig. 100).

Série américaine. — Comme nous l'avons déjà : dit, la série des chevaux fossiles est beaucoup Fig. 101. —

plus complète en Amérique qu'en Europe. LR “PENSE Cependant, chose très remarquable, pendant SA + 50) que lés chevaux continuaient à se développer en

Europe, les formes américaines s'éleignaient dans le cours des temps quaternaires sans laisser de descendants. De telle sorte qu'au moment de la découverte de l'Amérique, les chevaux n'existaient plus dans le Nouveau-Monde, leur patrie d'origine; ceux qui y vivent actuellement à l'état sauvage, y ont élé introduits par les Espagnols de Pizarre et de Fernand Cortès.

Il ne faudrait pas, de ce qui précède, conclure que les chevaux se sont développés suivant deux séries distinctes et complètement indépendantes. Il existait, en effet, au moins pendant la première partie des temps tertiaires, une communication facile entre l'Europe et l'Amérique, par un grand continent qui occupait la place de l'Atlantique nord {voir la carte n°9, p. 32); c'est par cette voie que certains équidés primitifs d'Amérique ont, dès l'origine, émigré en Europe où ils ont continué leur évolution pendant que leurs congénères, restés en Amérique, achevaient la leur et disparaissaient, après l'isolement du continent américain, à la fin

des temps tertiaires. C'est donc probablement en Amérique

qu'il faut chercher la souche primitive de tous les Équidés.

Mammifères onguiculés. — Les formes les plus importantes de ce groupe sont données par les carnivores qui apparaissent dès le début de l’époque tertiaire (Éocène): mais, comme ces premières formes fossiles sont encore assez différentes des carnassiers actuels, on les désigne sous le nom de Créodontes 1. Tous ces carnassiers sont plantigrades et possèdent cinq doigts à chaque membre: cependant certains d’entre eux indiquent une tendance très marquée à devenir de véritables carnivores.

Parmi les formes extrêmement nombreuses qui ont été décrites, nous citerons seulement le genre Machairodus? (fig. 102), remarquable par ses puissantes canines qui sont comprimées et tranchantes comme des poignards; c'est incontestablement là un des ancêtres des tigres actuels.

Dès la fin de l'ère tertiaire, les diverses familles de carnivores étaient déjà spécialisées : on trouve des chiens, des renards et des ours véritables, présentant très nettement les caractères

Fig. 102. — CRÂNE ET MÂCHOIRE DE MACHAI- Sas hs : RODUS, carnassier trouvé dans le Pliocène du distinctfs de leurs famil- Puy de Dôme (1/6 de grand nat.). les respectives.

Les rongeurs, les insectivores et même les singes apparaissent vers la même époque: par conséquent tout indique qu'on se rapproche de plus en plus des conditions actuelles.

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