‹ Paléontologie animaleChapitre 66 sur 75 · THÉORIE DE L'ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

THÉORIE DE L'ÉVOLUTION

De cet exemple et de beaucoup d’autres analogues, Lamarck conclut que l'air, l’eau, la lumière, la chaleur et, en général, toutes les conditions extérieures, peuvent avoir, sur les formes animales ou végétales, une influence très grande, ef que lorsque ces conditions changent, les animaux ou les végétaur qui les subissent éprouvent, dans leur forme et dans leur structure, des variations correspondantes. On dit qu’i s'adaptent. |

Lamarckisme : adaptation, hérédité. — Voici du reste comment Lamarck s'exprime lui-même dans sa Philosophie Zoologique, et comment il explique cette adaptalion, ainsi que les variations de formes qui en sont la conséquence.

« Le véritable ordre de choses qu’il s’agit de considérer dans tout ceci consiste à reconnaitre :

« 1° Que tout changement un peu considérable, et ensuite maintenu, dans les circonstances où se trouve chaque race d’animaux, opère en elle un changement réel dans leurs besoins;

« 2 Que tout changement dans les besoins des animaux nécessite pour eux d’autres actions pour satisfaire aux nouveaux besoins et, par suite, d’autres habitudes ;

« 3° Que tout nouveau besoin nécessitant de nouvelles actions pour y satisfaire, exige de l'animal qui l’éprourve, soit l'emploi plus fréquent de telle de ses parties dont auparavant il faisait moins d’usage, ce qui la développe et l’agrandit considérablement, soit l'emploi de nouvelles parties que les besoins font naître insensiblement en lui par des efforts de son sentiment intérieur 1...

« Ainsi, pour parvenir à connaitre les véritables causes de tant de formes diverses et de tant d’habitudes différentes dont les animaux connus nous offrent les exemples, il faut considérer que les circonstances infiniment diversifiées, mais toutes lentement changeantes, dans lesquelles les animaux de chaque race se sont successivement rencontrés, ont amené pour chacun d’eux des besoins nouveaux et, nécessairement, des changements dans leurs habitudes. Or, cette vérité qu'on ne saurait contester, étant une fois reconnue, il sera facile d’apercevoir comment les nouveaux besoins ont pu être satisfaits et les nouvelles habitudes prises, si l’on donne queique attention aux deux lois suivantes de la nature, que lobservation a toujours constatées :

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