LES PROPORTIONS GÉNÉRALES
La longueur du corps prise sur le squelette est de deux mètres quatre-vingt-quinze centimètres du bord incisif jusqu'à l'extrémité postérieure des ischions. Celle de l'animal vivant, du museau à l’origine de la queue, devait être très approchée de trois mètres ; c’est une très grande taille. La hauteur de la croupe, d’après le squelette, était 1° 70°; celle du garrot est incertaine par absence du carpe et métacarpe ; mais elle devait atteindre 1" 85°, calculée d’après les éléments connus.
La longueur totale du squelette se décompose dans les éléments suivants :
Longueur de la tête du bord incisif aux condyles......... 0,600" — déstacenvicales (CAiculée) FRS RS Tia 2e 0,500 — DES AS TOLS es SEA ra trs LR A ENS a 0,925 — HESGTOMPAITESS 544 er « AE Se A ne PER 0,42 — SAONE SN AC ER RE AN ERP 0250 — du bout du sacrum au bout de l’ischion........ 0,250 LORATATALEIEUNL AS MNT 2,950""
La cage thoracique, de la 1" à la 13° côte, a environ 1" de longueur mesurée vers le milieu des côtes ; son grand diamètre transversal n'a pu être mesuré. La plus grande largeur des reins, mesurée sur les plus longues apophyses transverses des vertèbres lombaires, est de 0400. La plus grande largeur de la croupe, mesurée d’une extrémité à l’autre des iléons, est de 0"650.
Les proportions de diverses parties des membres ne sont pas dans les mêmes rapports que chez le buffle, dont les dimensions ont été données par G. Cuvier dans ses recherches sur les ossements fossiles. L'humérus est notablement plus court, puisqu'il ndiquerait une taille
au garrot plus courte de vingt centimètres. Le radius serait peut-être un peu plus long ou au moins proportionnel à celui du buffle. Le canon est Inconnu. Le fémur est dans les proportions voulues pour la taille à la croupe. Le tibia, au contraire, est encore plus raccourci que l’humérus ; enfin le métatarsien présente des proportions intermédiaires à celles des deux os précédents.
On a vu, du reste, par les tableaux de mensuration, que tous les os en général sont extrèmement robustes et indiquaient, par leurs proportions aussi bien que par leurs attaches tendineuses, une puissance extraordinaire. Ge devait être un animal de plaine marécageuse, car la fréquentation des forêts ne devait pas lui être facile.