I. Renan, loc. cit. y p
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« La noblesse de cette grande capitale aime le faste. La bourgeoisie et le populaire adorent les réjouissances et le bruit. Aussi les fêtes sont-elles nombreuses : on en célèbre à toute occasion. Celles du carnaval surtout offrent un éclat extraordinaire : elles s'accompagnent de cavalcades, célèbres dans le monde entier. Telle en est l'importance dans la vie de la cité que de savants auteurs ont pris soin de les décrire \ » Mais plus curieux encore peut-être et plus pittoresque est l'aspect de la vie journalière de Palerme. Dans sa population se rencontrent les types les plus
Fig. 46. — Types siciliens. Une voiture décorée de peintures.
divers, legs des races diverses, Arabes et Grecs, Normands, Espagnols, Italiens, qui depuis le moyen âge se sont établies et croisées dans ce pays ; et pareillement ce mélange et cette fusion de nationalités différentes ont marqué d'un trait particulier la physionomie morale de ce peuple, a Vif, alerte, souvent violent et en même temps réfléchi, méfiant et dissimulé, le Palermitain semble réunir en lui les qualités contradictoires de l'Oriental, de l'Italien et de l'homme du Nord, qui le rendent remarquablement apte à la politique et aux affaires. Passionné comme un Espagnol, et pourtant prudent comme un Normand, adroit comme un Grec,