HÔTELS
elief du Yillage voisin , et si plaintes et menaces restent sans effet, an gonTemeui de la localité importante la pins rapprochée. On se tiendra anssi en garde contre les mendiants.
Chibiîs. — Les chiens errants (p. 56), animaux immondes chez les musulmans et très nombreux surtout à Damas, aboient, il est -vrai, contre les Européens, mais ne mordent jamais ; une canne, un parapluie ou un objet de ce genre à la main préyiendra du reste tout sentiment d'insécurité.
K. Hôtels. Ck>uY6nti. Hospitalité. Kliàiui.
HÔTBLS. -— Il n'y a d'hâtels proprement dits qu'à Jaffa , à Jérusalem, àHsifa, à Damas, à Ghtôra, à Ba'albek, à Beyroût et à Alep. Beaucoup d'entre eux n'existent que depuis peu d'années. Ils sont généralement bons ; toutefois on ne peut attendre des domestiques la même ponctualité ni les mêmes soins qu'en Europe. Ces gens sont pour la plupart, comme les hôteliers eux-mêmes, des chrétiens indigènes, d'anciens drogmans. En fait de propreté, leurs idées ne sont par toujours les nôtres. Le prix de la pension y est en moyenne, durant la saison, de 12 à 16 fr. par jour (on compte souvent aussi par shellings ; v. p. 10). Pour un domestique, on paie 3 ou 4 fr. par jour. En cas de prolongation de séjour, on s'entendra d'avance sur le prix de la pension. Le vin se paie ordinairement à part, d'après la carte ; la nourriture est d'habitude bonne et abondante. En Orient il est d'usage d'appeler un garçon en frappant dans les mains, et en ajoutant, si l'on veut, les mots yâ ouiled, eh garçon ! On nV trouve pas de restauiants à l'européenne.
CouTSNTS. — Les couvents sont très utiles aux voyageurs. Les couvents franciscains qui en reçoivent se trouvent à Jaffa, Ramlé, Jérusalem, Bethléhem, 'Ain C&rim, Emmaûs (el-Koubeibé), Nazareth, Tibériade (peu de place). On est habituellement bien reçu dans les couvents et les protestants même peuvent s'y présenter sans gêne ; mais ces maisons se prêtent plutôt aux habitudes des pèlerins catholiques, et les jours maigres, qui y sont nombreux, ne font pas l'affaire de tout le monde. Les religieux des couvents latins sont d'ordinaire des franciscains italiens (p. 93), gens doux, agréables et dévoués. On ne demande rien au voyageur ; mais il donnera volontiers ce qu'il aurait payé à l'hôtel, surtout s'il a été bien traité ; dans ce cas, ce ne sera pas trop de 5 fr. (1 medjîdi) par jour. A cette condition et muni de quelque recommandation, on peut de même frapper aux portes des missionnaires protestants. Il sera facile aussi de trouver un logis dans les couvents du Liban, chez les Maronites, etc. ; mais alors il faudra se contenter de la nourriture orientale et de lits arabes.
Dans les villages, il suffit le plus souvent de demander la maison où descendent les étrangers : ouîn menzil ou kônalc^ Les frais varient suivant la table et les services , et il est bon, si l'on sait assez la langue, de fixer d'avance le prix.