‹ Palestine et SyrieChapitre 27 sur 119 · MOSQUÉES · texte numérisé non relu

MOSQUÉES

lieux, on doit observer la même déeenoe que dans nos é'glises, ne serait-ce que pour manager le fanatisme bien connu des musulmans. On n'oubliera donc jamais d'ôter sa chaussure à l'entrée d'une mosquée ni de mettre les pantoufles qu'on y trouvera ordinairement toute prêtes ou qu'on aura apportées pour cela: il suffit parfois d'ôter les galoches que l'on a mises pour venir à la mosquée ou d'envelopper sa chaussure d'un linge. On se gardera bien aussi de toucher aux livres (Korâns) qu'on y verra. Dans les mosquées ordinaires, une personne seule donnera 1 piastre au guide et ^2 piatstre pour les pantoufles ; une société donnera à proportion.

D'après leur structure générale, les mosquées se divisent en deux groupes principaux : 1^, celles qui sont de forme rectangU" laire et présentent de chaque côté d'une cour ouverte , une rangée de colonnes ou pilastres libres environnant une cour ouverte. 2*^, celles dont la cour rectangulaire ou en forme de croix , est entourée d'espaces fermés. — On nomme djâm^a la grande mosquée (cathédrale) où a lieu , le vendredi, la prédication (khouiba) et la prière du haut de la chaire pour le souverain du pays. Un lieu de prière en général s'appelle mesdjidy même quand 11 ne consiste qu'en une simple chambre (mousâllâ),

La d^âm^a a toujours une grande cour ordinairement découverte, dite fasha ou sahn el^djâm^a , au milieu de laquelle se trouve une fontaine pour les ablutions religieuses (hanafîyé). Une salle attenante au côté Ë. de la cour, la maksoûra, contient les objets du culte : le sol y est couvert de tapis ou de nattes (hafîré).

On remarque dans lu maksoûra : i°, le mihrâbj niche dirigée du côté de la Mecque (Kibla); 2°, le mtm&ar, la chaire, à dr. du mihrâb, d'où le kkatib ou prédicateur parle aux croyants; 3^, le kourai (plur. kérâsi), pupitre sur lequel le Korân reste ouvert durant le service religieux (autrement, on le renferme dans une armoire spéciale) ; 4", la dUcké , estrade soutenue par des colonnes, et entourée d'une petite grille, d'où les mobaUigh ou assistants du khafib, répètent les paroles du Korân pour oeux qui sont loin de la chaire ; ô", différentes lampes et réverbères [(kanâdîl et fânoûa).

Sur le côté du |ahn el-djâm^a se trouve encore une petite cour ayant au centre un bassin et de petits cabinets indispensables le long des murs. Le musulman entre ordinairement dans cette cour avant de passer dans l'autre.

A côté de la maij^soûra se trouve le tombeau du fondateur de la mosquée, et plus loin, à l'entrée principale, le «^&tZ, ou fontaine, avec la médrésé (l'école). Ces fontaines sont souvent richement ornées de marbre et de grandes grilles de bronze. Un toit très saillant les recouvre , et, dans leur partie supérieure , se trouve une salle plus ou moins élégante qui sert d'école. Devant les grilles où se fait la distribution de l'eau, s'élèvent ordinairement plusieurs marches. L'intérieur du sébîl ne consiste qu'en un grand espace dont le sol est à peu près à 1 m. au-dessus du niveau de

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