‹ Palestine et SyrieChapitre 28 sur 119 · HABITATIONS · texte numérisé non relu

HABITATIONS

la rae, et dans lequel des vases Teçoivent Veau destinée à la distribution.

Le musulman fait aussi ses prières près de la fenêtre grillée des mausolées de ses saints (cheikh ou ouéli). Derrière cette fenêtre on aperçoit, couvert de tapis de diverses couleurs, un catafalque qui ne renferme pas toujours les restes du personnage vénéré. On rencontre dans tout le pays, et souvent construits dans les maisons, ces ouéli que leur forme extérieure fait aisément reconnaître. Ce sont des constructions cubiques, à coupole, et nommées pour cela koubbé. Leur base ne dépasse pas habituellement 4 à 6m. ; la plupart sont peintes en blanc et ne renferment souvent que des scorpions, etc. En Syrie, la plupart des villages ont leur «ouéli» que vénèrent à la fois Musulmans, Chrétiens et Juifs; les objets qu'on y dépose y sont en parfaite sûreté.

Q. Habitations.

Les demeures des paysans sont ordinairement d'argile ; dans la plaine , on les construit de briques cuites au soleil ; dans la montagne, elles sont en pierres. £n général, elles n'ont qu'une ou Aenx chambres au rez-de-chaussée et sont dépourvues de cheminée. Les plafonds sont formés d'une charpente couverte de branches reliées au moyen d'argile.

Les maisons particulières, même ceUes des citadins à leur aise, ont rarement plus de deux étages et sont construites de la façon la plus diverse, en observant toutefois les règles suivantes dans la distribution des parties. 1° Les pièces principales, c'est à dire celles du harem, donnent sur la cour ou sur le jardin, quand il y en a un. 2° Les fenêtres du rez-de-chaussée qui donnent sur la rue, sont petites, haut placées et fortement grillées ; celles des étages supérieurs se ferment par des contrevents qu'on tend de plus en plus à remplacer par des fenêtres vitrées. 3^ Le corridor qui mène de la rue dans la cour, fait un coude qui empêche les passants de voir à l'intérieur. 4" La cour (hôeh) est dallée et souvent aussi plantée d'orangers; au centre, se trouve un grand bassin d'eau vive.

Immédiatement à l'entrée de la oour est la mandara, salle de réception du maître de la maison. La cour communique avec cette salle par une portière. A dr. et à g. de l'allée qui part de la porte, le sol est plus élevé et garni de nattes ; on laisse sa chaussure en bas, on marche sur l'une des nattes et l'on se place sur le divan qui règne de trois côtés autour de la salle. Dans les murs sont des armoires, et plus haut, des tablettes ; les parois portent parfois des inscriptions émaillées. En été, les étrangers ne sont pas reçus dans cette salle , mais sous l'arcade qui , tournée vers le nord , longe un des côtés de la cour. — Une petite porte donne entrée dans une seconde cour et dans les appartements des femmes. Les maisons sont bâties d'une manière fort irrégulière, de sorte que chaque pièce forme proprement un tout à part.

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