RELATIONS AVEC LES ORIENTAUX
R. Sègles à suivre dam sm relationi aveo 1m Orientaux.
Les Orientaux nous reprochent de tout faire à contre sens : nons ^criTons de gauche à droite, ils font l'inverse; nous ôtons notre chapeau quand nous entrons dans une chambre, eux au contraire restent couverts et aient leurs souliers , etc. L'étranger fera bien, du reste , de se conformer à Tusage de se déchausser lorsqu'il fera une visite. C'est une grande inconvenance de fouler les tapis précieux des Arabes avec ses chaussures ; on les quittera donc avant de marcher sur la natte qui couvre le sol de toute salle de réception. Dans toute visite à un Oriental , on se conformera aux usages suivants. On frappe à la porte avec un anneau de fer qui s'y trouve adapté. De l'intérieur, quelqu'un répond ordinairement: «mîn» qui est là'? Si c'est une maison musulmane et que les femmes soient dans la cour , il faut attendre qu'elles se soieVit retirées dans les appartements du fond ou dans ceux de l'étage. Dans la salle de réception , la place d'honneur sur le divan qui longe les parois est toujours en face de la porte. Suivant le respect que le maître de la maison veut témoigner à son hôte, il se lève plus on moins de sa place ou s'avance même d'un ou de plusieurs pas au devant de lui. On s'informe d'abord de la santé (v. p. 121). En Orient, la conclusion d'une affaire prend toujours un temps d'une longueur démesurée , car le temps y a si peu de valeur ; c'est à désespérer l'étranger qui n'a pas encore acquis le flegme nécessaire. C'est une grande impolitesse de ne pas recevoir un visiteur et de n'avoir pas un moment à sa disposition. C'est un grossier manque d'égards que de manger en sa présence sans l'inviter à vous tenir compagnie, ne fût-ce que pour la forme. Même dans une visite ordinaire, à toute heure de la journée , on vous offre une petite tasse de café ; le domestique entre, la main gauche sur le cœur, et présente à chaque hôte, en commençant par le plus distingué, une tasse, ordinairement placée sur une soucoupe, pour éviter qu'on ne se brûle les doigts. Le Bédouin regarde comme le plus grand des affronts de ne pas recevoir de café quand son tour est venu. Lorsque le domestique a repris les tasses qu'il est impoli de poser sur le sol et qu'oii garde à la main, on salue le maître de la maison à la façon ordinaire des Orientaux, en portant la main droite vers le coeur, puis au front. Plus une personne désire vous garder longtemps, plus elle tarde à vous faire servir le café ; on ne doit pas se retirer avant de l'avoir pris. Chez les paysans et les Bédouins , chaque hôte boit quelques demi tasses avant d'oser prendre congé. Cet usage est emprunté aux mœurs anciennes des Bédouins , pour lesquels un hôte n'est sacré que lorsqu'il a pris quelque chose avec eux. Le voyageur fera bien de régaler convenablement de café les Indigènes qui lui rendront visite, mais surtout son escorte de Bédouins. — Ordinairement, on vous offre du tabac; la cigarette est maintenant d'un usage à peu près général. La longue pipe avec ne embouchure d'ambre est plutôt en usage chez les Turcs ; ceux